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	<title>Rock Sound Magazine</title>
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	<description>Toute l&#34;actualité rock : musique, culture et lifestyle</description>
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	<title>Rock Sound Magazine</title>
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		<title>Le Vinyle : Le retour de la galette qui craque (et qui vide ton PEL)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 17:44:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Le futur devait être silencieux, numérique et tenir dans une poche de jean slim. On nous avait promis la fin de l’encombrement, le règne du cloud et 70 millions de titres accessibles d’un simple clic entre deux photos de chats sur Instagram. À la place, on se retrouve en 2025 à payer 45 balles pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le futur devait être silencieux, numérique et tenir dans une poche de jean slim. On nous avait promis la fin de l’encombrement, le règne du cloud et 70 millions de titres accessibles d’un simple clic entre deux photos de chats sur Instagram. À la place, on se retrouve en <a href="https://rocksound.fr/metallica-biographie-discographie-style/">2025</a> à payer 45 balles pour un disque noir qui pèse le poids d’un âne mort, qu’il faut nettoyer avec une brosse antistatique comme si c’était un fossile de dinosaure et qu’on doit retourner toutes les vingt minutes comme une crêpe audiophile.</strong></p>
<p><strong>Le vinyle devait crever dans les années <a href="https://rocksound.fr/20-groupes-rock-incontournables-des-annees-90/">90</a>, piétiné par le CD et achevé par le MP3 compressé avec les pieds. Pourtant, il est plus vivant que jamais. Aujourd’hui, on range les AirPods, on éteint l’algorithme qui choisit ta musique à ta place, et on sort le chiffon. On va s’attaquer au grand mystère du siècle : comment cet ancêtre est devenu plus branché qu’une moustache de hipster à Berlin ou qu’un synthétiseur modulaire dans un loft de Brooklyn.</strong></p>
<p><img loading="lazy" data-dominant-color="69674d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #69674d;" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21666 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky6.webp" alt="vinylepunky6" width="1386" height="924" title="Le Vinyle : Le retour de la galette qui craque (et qui vide ton PEL) 3" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky6.webp 1386w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky6-1280x853.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky6-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky6-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1386px, 100vw" /></p>
<h2><strong>L’arnaque sublime du son « chaleureux »</strong></h2>
<p>C’est l’argument de vente numéro un, celui que te sort ton oncle qui porte des t-shirts de <em>Deep Purple</em> trop petits : « Ah mais le <a href="https://rocksound.fr/vinyl-histoire-industrie-rock/">vinyle</a>, tu vois, c’est un son plus chaud. »</p>
<p>Traduction honnête : il y a du souffle, ça sature dès que le batteur s&rsquo;excite un peu trop, et si une poussière de peau morte se loge dans le sillon, ton morceau de <em><a href="https://rocksound.fr/black-crowes-happiness-bastards/">Black</a> Sabbath</em> se transforme en champ de mines. Mais c’est précisément ce chaos qu’on recherche. Dans une industrie musicale devenue aussi lisse qu’un parquet Ikea, où chaque note de chant est passée à la moulinette de l’autotune jusqu’à ressembler à un robot dépressif dont tu peux sentir l’odeur nauséabonde depuis la fenêtre de ton adolescent de voisin, le vinyle remet un peu de crasse.</p>
<p>Écouter « The Dark Side of the Moon » de <em><a href="https://rocksound.fr/pink-floyd-live-at-pompeii-mcmlxxii/">Pink Floyd</a></em> avec ses craquements entre deux pistes, c’est comme s’asseoir au coin du feu avec un vieux pote qui fume la pipe et qui te raconte ses tournées sous acide. Le numérique, c’est une chirurgie esthétique réussie, un truc parfait mais sans âme. Le vinyle, c’est une gueule cassée de boxeur qui a du charme. C’est imparfait, c’est capricieux, et c’est ça qui nous fait vibrer les tympans.</p>
<p>Et puis il y a les « Audiophiles ». Ces types qui t’expliquent que leur cellule japonaise en diamant de synthèse montée sur un bras en carbone de Formule 1 reproduit les harmoniques du saxophone de <em>Dexter Gordon</em> avec une fidélité cosmique. En général, ces mecs possèdent une installation à 20 000 euros pour écouter toujours les trois mêmes disques de <a href="https://rocksound.fr/charles-pasi/">jazz</a> enregistrés en 1962 où on entend un mec faire tinter un triangle au fond de la pièce. Chez eux, le vinyle est moins une passion qu’une religion avec un autel en acajou et des câbles plus chers que ta première <a href="https://rocksound.fr/aston-martin-db12-goldfinger-edition/">voiture</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>La messe du salon : le sport le plus lent du monde</strong></h2>
<p>Passer un vinyle, c’est une épreuve olympique de patience. On est loin du zapping compulsif de la génération TikTok. Ici, il y a un protocole.</p>
<p>D’abord, le choix du disque. Un dilemme métaphysique : est-ce que je suis d&rsquo;humeur pour le <a href="https://rocksound.fr/interview-tony-lovato/">punk</a> crasseux de <em>The Stooges</em> ou pour les mélodies léchées de <em>The Strokes</em> ? Une fois la décision prise, il faut extraire la galette de sa <a href="https://rocksound.fr/10-pochettes-albums-de-rock-les-plus-emblematiques/">pochette</a> avec la délicatesse d’un démineur qui désamorce une bombe. Ensuite, passage de la brosse (qui coûte le prix d&rsquo;un mois d&rsquo;électricité) pour virer les poils du chat. Et enfin, le moment de vérité : poser le saphir sur le bord du disque sans tout rayer comme un sauvage.</p>
<p>Une fois que c’est parti, interdiction de bouger. Une mauvaise vibration, un éternuement trop fort, ou le chien qui aboie, et ton diamant saute au milieu du solo comme un météore dans un <a href="https://rocksound.fr/eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-chef-doeuvre/">film</a> de Michael Bay.</p>
<p>Mais c’est là que réside la vraie révolution : sur vinyle, tu subis l’album. Tu es l’otage de l’artiste. Tu écoutes la face A jusqu’au bout, même le morceau expérimental de huit minutes avec des bruits de baleines et des synthés modulaires chelous que tu aurais sauté sans pitié sur ton téléphone. Le vinyle t’oblige à respecter l’œuvre. C’est une leçon de discipline imposée par un morceau de pétrole pressé. C’est presque punk de rester assis vingt minutes à ne rien faire d’autre qu’écouter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>L’objet : quand la taille devient une obsession</strong></h2>
<p>Soyons francs : 80 % du plaisir du vinyle est visuel. On ne va pas se mentir, personne n&rsquo;a jamais eu un orgasme visuel en regardant une miniature de 2 centimètres sur un écran de smartphone.</p>
<p>Impossible d’admirer la pochette mythique de « London Calling » de <em>The <a href="https://rocksound.fr/histoire-the-clash-punk/">Clash</a></em> sur un iPhone. Il te faut le format 31&#215;31. C’est une affiche, une œuvre d’art, un morceau d’histoire que tu peux tenir entre tes mains. Le vinyle est devenu l’objet de décoration ultime. On les expose sur les murs comme des trophées de chasse, pour bien montrer aux invités qu’on a du goût (ou qu’on dépense trop d’argent).</p>
<p>« Regarde, j’ai l’édition limitée en vinyle transparent couleur « bleu piscine » du dernier <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a> de <em>Idles</em>. »</p>
<p>C’est snob ? À crever. Est-ce qu’on adore ça ? Totalement. On assiste même à un phénomène fascinant : des gens achètent des vinyles alors qu’ils n’ont même pas de platine. Ils les encadrent. C’est l’équivalent d’acheter une Ferrari pour la laisser dans son garage sans jamais démarrer le moteur, mais ça en jette sur les photos de ton salon scandinave. Dans un monde de fichiers invisibles stockés sur des serveurs en Islande, le vinyle est un truc qu’on peut toucher, sentir et surtout, posséder.</p>
<div id="attachment_21604" style="width: 1610px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="92857d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #92857d;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21604" class="wp-image-21604 size-full not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1.webp" alt="vinyl 1" width="1600" height="869" title="Le Vinyle : Le retour de la galette qui craque (et qui vide ton PEL) 4" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1.webp 1600w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1-1280x695.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1-980x532.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1-480x261.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1600px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21604" class="wp-caption-text">La beauté de ce double vinyle avec effet psychédélique d&rsquo;animation ! On craque.</p></div>
<h2></h2>
<h2><strong>Le business de la nostalgie (ou l&rsquo;art de nous prendre pour des jambons)</strong></h2>
<p>Les majors du disque, qui ont failli finir à la soupe populaire à cause de Napster dans les années <a href="https://rocksound.fr/y2k-le-come-back-des-annees-2000/">2000</a>, ont enfin trouvé le filon. Elles ont compris que le passé était une mine d&rsquo;or inépuisable. Alors, elles nous ressortent tout. Absolument tout. L&rsquo;album de <em>Dire Straits</em> que ton daron écoutait en boucle ? Réédition « 180 grammes » (le poids officiel de la respectabilité). Le premier <em>Arctic Monkeys</em> ? Tiens, voilà une version marbrée couleur « brouillard de Sheffield ».</p>
<p>On nous vend des picture discs (ces disques avec une image imprimée dessus) qui ont souvent un son de friture de fin de soirée, mais qui sont très photogéniques. Aujourd’hui, un album neuf coûte parfois plus cher qu&rsquo;un plein d&rsquo;essence pour une Twingo. On est les pigeons volontaires d’une industrie qui nous revend ce qu’on avait balancé aux encombrants en 1998. Et le pire, c’est qu’on en redemande. On fait la queue le jour du 14ème salon du disque de Pau comme si on attendait une distribution de pain en période de guerre, tout ça pour choper une réédition d’un live obscur de <em><a href="https://rocksound.fr/david-gilmour-biographie-discographie-pink-floyd/">David</a> Bowie</em>. C’est le syndrome de Stockholm appliqué au microsillon.</p>
<h2></h2>
<h2><strong>La revanche du disquaire : le dernier bastion du cool</strong></h2>
<p>Au milieu de ce cirque marketing, il reste un héros : le disquaire indépendant.</p>
<p>Le mec vit dans douze mètres carrés saturés d&rsquo;une odeur de carton vieux de trente ans et de café froid. Il connaît les catalogues de labels dont personne n&rsquo;a jamais entendu parler et peut t&rsquo;expliquer pourquoi la première pression de tel album de <em>King Crimson</em> est la seule qui vaille la peine d&rsquo;être écoutée si tu ne veux pas souiller tes oreilles.</p>
<p>C’est là que se passe la vraie chasse au trésor. Tu rentres pour acheter un classique, tu repars avec trois <a href="https://rocksound.fr/5-albums-rocks-qui-ont-redefini-la-musique/">albums</a> de post-punk mongol parce que le type t’a dit la phrase fatale : « Si t’aimes ça, faut absolument que t’écoutes celui-là. » Cette simple phrase a ruiné plus de couples et de comptes en banque que le casino de Toulouse. Mais c’est aussi là qu’on redécouvre que la musique est un lien social, pas juste un fichier qu’on télécharge dans le métro. Le vinyle a sauvé ces temples de la culture où l&rsquo;on vient chercher une pépite, un secret, une claque sonore.</p>
<p><img data-dominant-color="a4a08a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a4a08a;" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21668 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky4.webp" alt="vinylepunky4" width="1386" height="924" title="Le Vinyle : Le retour de la galette qui craque (et qui vide ton PEL) 5" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky4.webp 1386w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky4-1280x853.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky4-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinylepunky4-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1386px, 100vw" /></p>
<h2><strong>L&rsquo;oreille dans le rétro</strong></h2>
<p>Alors, est-ce que le vinyle est juste un caprice de trentenaire barbu qui veut se sentir exister ? Peut-être. Est-ce que c’est une régression technologique absurde ? Sans doute. Mais au fond, on s&rsquo;en fout. Dans une époque où tout va trop vite, où la musique est devenue un robinet d&rsquo;eau tiède qu&rsquo;on laisse couler en faisant la vaisselle, le vinyle est une résistance. C’est choisir de ralentir. C’est décider que dix chansons gravées dans la matière valent mieux qu’un million de fichiers dans le vide.</p>
<p>Le vinyle, c&rsquo;est fragile, c&rsquo;est cher, ça prend de la place, et ça demande une attention de tous les instants. Un peu comme une relation amoureuse qui finit mal, sauf que là, au moins, tu peux revendre ton disque sur Vinted quand tu en as marre.</p>
<p>Bref, si tu veux continuer à écouter tes playlists « Chill &amp; Relax » sur tes enceintes connectées qui t&rsquo;espionnent, grand bien te fasse. Moi, je retourne retourner la face B de « You all look the same to me » de <em>Archive</em>. Et si ça craque un peu trop au début, je me dirai juste que c’est le son de la réalité.</p>
<p>Après tout, les modes passent, les formats changent, mais une bonne <a href="https://rocksound.fr/12-chansons-qui-ont-change-leur-epoque/">chanson</a> qui tourne à 33 tours finit toujours par revenir.</p>
<p>Punky</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Billy Idol should be dead : Le documentaire</title>
		<link>https://rocksound.fr/billy-idol-should-be-dead/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 17:18:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Films / Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[Quarante ans que je suis fan de Billy Idol. Vingt ans que je vis en France et qu’on me regarde avec cette expression mi-pitié mi-incompréhension quand je prononce son nom. Les Français et lui, c’est l’histoire d’un déni qui s’effondre dès que la guitare de White Wedding démarre. Trois secondes. Et soudain, tout le monde [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quarante ans que je suis fan de Billy Idol. Vingt ans que je vis en France et qu’on me regarde avec cette expression mi-pitié mi-incompréhension quand je prononce son nom. Les Français et lui, c’est l’histoire d’un déni qui s’effondre dès que la <a href="https://rocksound.fr/les-15-meilleurs-guitaristes-de-tous-les-temps/">guitare</a> de White Wedding démarre. Trois secondes. Et soudain, tout le monde connaît. Quarante ans que la France fait semblant de ne pas savoir qui c&rsquo;est. Un <a href="https://rocksound.fr/vincent-lindon-coeur-sanglant/">documentaire</a> vient de sortir. On va régler ça.</strong></p>
<p><em>Le Grand Rex, 5 mars <a href="https://rocksound.fr/oasis-2026/">2026</a>. Billy Idol descend l&rsquo;allée de la salle de cinéma et dans ma tête, ça fait court-circuit. Treize ans ou cinquante-trois ? L&rsquo;ado qui planquait ses posters hors de portée de son père ou la femme qui est venue ce soir avec des intentions que la bienséance m&rsquo;interdit de détailler ? Quarante ans que sa voix me traverse. Une voix qui griffe, une sensualité sale et insolente. Elle ne prévient pas. Elle arrive, elle prend, elle reste. </em></p>
<p><em>Mais avant ça, il y a eu la projection.</em></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Billy Idol - Billy Idol Should Be Dead (Official Trailer)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/eByNViJ8388?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2></h2>
<h2><strong>Il était temps</strong></h2>
<p>Le réalisateur Jonas Akerlund aurait pu faire un <a href="https://rocksound.fr/eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-chef-doeuvre/">film</a> de fan. Il ne l’a pas fait et c’est une bonne nouvelle. Musique, rébellion, autodestruction, Akerlund connait. Ephémère batteur de <em>Bathory</em>, réalisateur de <em>Spun</em> sur les addicts à la méthamphétamine, de clips pour les plus grands et de <em>Lords of Chaos</em> sur la naissance du <a href="https://rocksound.fr/black-crowes-happiness-bastards/">black</a> métal norvégien, ce qu’il <a href="https://rocksound.fr/tag-heuer-monaco-calibre-11-une-montre-legendaire/">montre</a>, il le montre bien.</p>
<p><em>Billy Idol should be dead</em> est une réhabilitation autant qu&rsquo;un portrait. Et franchement, il était temps. Le documentaire condense 50 ans de vie d’un homme dans un Grand Huit. Sans ceinture.</p>
<p>Akerlund construit son film en trois registres. Les interviews face caméra, en noir et blanc pur, net, presque clinique. Pas de lumières chaudes, pas de nostalgie facile. Billy Idol n’est plus une icône. Juste un homme qui témoigne. Les archives, elles, me ramènent quarante ans en arrière en deux secondes. Joie idiote et parfaite de feuilleter mentalement les magazines de l&rsquo;époque. Sauf que là c&rsquo;est de l&rsquo;inédit, du jamais vu. L&rsquo;impression de pénétrer dans sa vie. Quand les archives font défaut, Akerlund anime. Pas de reconstitution avec des acteurs. Un visage déformé par la drogue, un corps qui se consume ne se joue pas. Ça se dessine.</p>
<p>Ce documentaire, ce n&rsquo;est pas un regard sur la destruction. C&rsquo;est la destruction qui te regarde.</p>
<p><img data-dominant-color="7e9692" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7e9692;" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21634 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-03.webp" alt="full Billy Idol Should Be Dead Clean 16x9 03" width="1280" height="720" title="Billy Idol should be dead : Le documentaire 9" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-03.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-03-980x551.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-03-480x270.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1280px, 100vw" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>William Broad</strong></h2>
<p>Akerlund commence là ou tout commence. Une naissance à Stanmore en 1955. William est un gamin de banlieue fainéant. « Idle » d’après un de ses profs. On change une lettre, hop, nom de scène. Admis à Sussex University pour étudier la philosophie et la <a href="https://rocksound.fr/wimfest/">littérature</a> (si si si), il lâche tout après un an parce qu&rsquo;il a vu les <em><a href="https://rocksound.fr/scandale-god-save-the-queen-histoire-sex-pistols/">Sex</a> <a href="https://rocksound.fr/les-sex-pistols-le-chaos-comme-hymne-national/">Pistols</a></em>. Pas lu un article. Vus. Or, quand on a vu les <em><a href="https://rocksound.fr/sex-pistols-never-mind-the-bollocks/">Sex Pistols</a></em> en 1976 dans un club crasseux et senti les prémisses de quelque chose qui va exploser, on ne retourne pas en cours de philo. N’en déplaise à Papa William, pas content du tout.</p>
<p>William Broad devient Billy Idol. Fiston a raison. 1976, l&rsquo;Angleterre est à genoux, le chômage et l’inflation explosent. Une bonne raison de faire du bruit. Le <a href="https://rocksound.fr/glossaire-genres-musicaux-rock/">rock</a> progressif pond des albums-concept de quarante-cinq minutes sur des histoires de licornes spatiales depuis des manoirs ? Le <a href="https://rocksound.fr/interview-tony-lovato/">punk</a> règle ça fissa. Les <em>Sex Pistols</em> hurlent leur rage, <em>The <a href="https://rocksound.fr/histoire-the-clash-punk/">Clash</a></em> balance une conscience politique. Billy, <a href="https://rocksound.fr/john-frusciante-rhcp/">guitariste</a> devenu chanteur, et son pote Tony <a href="https://rocksound.fr/james-hetfield-une-analyse-du-maitre-du-thrash/">James</a> flairent l’ouverture. Quelques recrues plus tard, <em>Generation X</em> est né.</p>
<p>Il leur faut une scène. Pas une salle, un quartier général. Ce sera le Roxy, ancien club gay miteux abandonné à Covent Garden. En quelques semaines, à coup de soirées mélangeant sueur, sang, crachat et autres sécrétions corporelles, le lieu devient le cœur battant du punk londonien. A un détail près. <em>Generation X</em>, c&rsquo;est du punk chantable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>No man’s land</strong></h2>
<p>Premier <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a>, des mélodies <a href="https://rocksound.fr/iggy-pop/">pop</a> dans une armature punk. C’est une volée de bois vert. Trop beaux, trop propres, trop mélodiques. Les puristes les détestent. Billy s’en fout. Et c’est tant mieux. Le deuxième vire vers le rock américain et déroute tout le monde. Le troisième est un raté monumental. Sauf un titre. <em>Dancing with myself</em>, qui déplait plus encore aux copains. Quarante ans plus tard, Billie Joe Armstrong (<em>Green Day</em>) témoigne dans le documentaire et règle la question en trente secondes. Influence fondatrice. Les puristes avaient tort.</p>
<p>1981, <em>Generation X</em> est dans un no man’s land. Le paysage s’est fracturé. Le punk brut se radicalise et serre les poings (<em>The Exploited</em>). Le post-punk, sombre, regarde le monde s’effondrer, sans issue (<em>Joy Division, The <a href="https://rocksound.fr/the-cure-songs-of-a-lost-world/">Cure</a></em>). La new wave danse sur des ruines, regarde ailleurs et met des foulards de soie (<em>Duran Duran, Spandau Ballet</em>). La rupture est inévitable. Si Akerlund revient longuement sur la création et le déclin de <em>Generation X</em>, c’est avant tout une question de contexte. Sans lui, la suite ne tient pas. Tony James, lui, ne mâche pas ses mots, tout en gardant le sourire. La dissolution, c’est l’héroïne. Elle a tout fracassé. Et derrière l’héroïne, c’est Billy. Billy fait sa valise sans se retourner. Sans savoir qu’encore aujourd’hui, je tape sur les doigts du premier qui touche à mes vinyles de <em>Generation X</em>.</p>
<p><img data-dominant-color="66312d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #66312d;" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21632 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-02.webp" alt="full Billy Idol Should Be Dead Clean 16x9 02" width="1280" height="720" title="Billy Idol should be dead : Le documentaire 10" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-02.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-02-980x551.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/full_Billy_Idol_Should_Be_Dead-Clean-16x9-02-480x270.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1280px, 100vw" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>New York, enfin</strong></h2>
<p>Printemps 1981, New York. Son métro crasseux et ses gratte-ciels. Billy débarque avec une veste rose sur le dos, une valise, une guitare et une <a href="https://rocksound.fr/12-chansons-qui-ont-change-leur-epoque/">chanson</a>. Pas de plan B. Il se met au travail. <em>Dancing with myself</em> remixé, moins de guitare plus de percussions, tourne en boucle dans les clubs avant même de passer à la radio. Parfois vingt minutes d&rsquo;affilée. Les gens deviennent fous. Dans la foulée, il reprend <em>Mony Mony</em>, chanson qui passait sur un transistor dans un parc en pleine perte de sa virginité. Même résultat, un carton dans les clubs. Il a bien fait de se barrer.</p>
<p>Arrive alors la rencontre avec Steve Stevens. Guitariste new-yorkais, glam, métal, précis comme un scalpel. Deux semaines plus tard ils jouent ensemble. C&rsquo;est réglé.</p>
<p>New York lui va bien, à Billy. Nile Rogers témoigne dans le documentaire d’une soirée au Continental Club. Bowie, sobre, seul à une table. En prononçant son nom, Billy vomit. Nile finira la nuit à parler <a href="https://rocksound.fr/charles-pasi/">jazz</a> avec Bowie. Ça donnera <em>Let&rsquo;s Dance</em>. Billy, lui, s&rsquo;essuie la bouche sur sa manche et continue. Au Grand Rex ce soir, c&rsquo;est le seul éclat de rire collectif de la soirée. Ce qui en dit long. Sur Bowie, dont personne ne conteste jamais les lettres de noblesse. Et peut-être sur Billy, dont on rit encore plus volontiers qu&rsquo;on ne l&rsquo;écoute. En 2026 comme en 1982.</p>
<p>Les radios américaines ne veulent pas de Billy. Sa tête sur la <a href="https://rocksound.fr/10-pochettes-albums-de-rock-les-plus-emblematiques/">pochette</a> de <em>Hot in the City</em> fait fuir les publicitaires. Trop punk. On retire sa tête. Il enregistre le nom d’une centaine de villes pour que chaque station locale puisse personnaliser le morceau. Le titre cartonne. Leçon de marketing. Entrer par la fenêtre, c’est toujours entrer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Snarl, le rictus bankable</strong></h2>
<p>L&rsquo;album <em>Billy Idol</em> sort un peu plus tard, en juillet 1982. Le pays qui l&rsquo;a formé l&rsquo;ignore. Le pays qu&rsquo;il vient d&rsquo;adopter l&rsquo;accueille à moitié. Il lui faut un visage. Le sien, cette fois. Ça tombe bien, MTV (Music TeleVision) vient de naître. Elle ne vend pas du son, elle vend des images. Et Billy a une gueule qui ne ressemble à personne d’autre. Ce rictus, cette lèvre retroussée, mépris et désir dans le même mouvement, c&rsquo;est <a href="https://rocksound.fr/elvis-presley-retour-du-king/">Elvis</a> passé sous le rouleau compresseur punk. Premier visage punk devenu bankable sans se trahir, Billy Idol démontre qu’on peut vendre de la rébellion sans la désamorcer.</p>
<p><em>White Wedding</em> et son clip déboulent. Faux cimetière, des croix partout, Perri Lister sa compagne en mariée, une alliance en barbelé qui fait saigner le doigt, des filles qui se tapent les fesses devant l&rsquo;autel au rythme des claps, et un cascadeur à <a href="https://rocksound.fr/triumph-moto-bonneville-t120-elvis-presley/">moto</a> qui passe à travers le vitrail représentant le visage de Jésus. MTV censure le sang et l&rsquo;anneau en barbelé. Puis passe le clip toutes les heures, faute de contenu pour remplir vingt-quatre heures. Billy entre dans tous les salons américains par la petite lucarne. Les gamins appellent les radios pour réclamer le morceau. Elles capitulent. Le punk qui n&rsquo;avait pas le droit d&rsquo;avoir un visage est maintenant partout.</p>
<p><em>Rebel Yell</em>, cri d’amour pour Perri, <em>Eyes Without a Face </em>prémonitoire de leur rupture, <em>Flesh for Fantasy</em>, les singles de l’album <em>Rebel Yell</em> (1983) s’enchainent et cartonnent. Billy déboule sur les ondes radios en Europe. Et dans ma chambre d’ado à Bruxelles. Pas très sure de ce que <em>« Face to face and <a href="https://rocksound.fr/foo-fighters-back-and-forth/">back</a> to back / You see and feel my sex attack »</em> veut dire, mais je sens que c’est important. Très important.</p>
<p>A douze ans, ça s’appelle de l’éducation.</p>
<p><img data-dominant-color="5f5d5d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5f5d5d;" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21636 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/billyidol.webp" alt="billyidol" width="1200" height="630" title="Billy Idol should be dead : Le documentaire 11" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/billyidol.webp 1200w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/billyidol-980x515.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/billyidol-480x252.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1200px, 100vw" /></p>
<h2><strong>Drugs, Sex &amp; Rock’n’Roll</strong></h2>
<p>Akerlund dresse le portrait d&rsquo;un homme qui témoigne de sa propre destruction avec le recul d’un scientifique. « Never-ending broads and bikes, plus a steady diet of pot, cocaine, ecstasy, smack, opium, quaaludes, and reds ». Filles motos, herbe, coke, ecstasy, héroïne, opium, quaaludes, barbituriques. Ce n’est pas une confession. C’est un inventaire. Celui de son quotidien. Dans les interviews, pas de mea culpa, pas de larmes de crocodile. Quelques petits rires parfois. Juste un type qui constate ce qui s&rsquo;est passé dans son corps comme si c&rsquo;était arrivé à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Ce qui était peut-être le cas.</p>
<p>Billy Idol n&rsquo;est pas seul. Il ne l&rsquo;a jamais été. William Broad cohabite avec Billy Idol. Qui cohabite avec Zool. Oui, comme dans Ghostbusters. Zool, c’est le nom choisi pour l’alter égo défoncé et pas très sympathique qui surgit quand les deux autres ont perdu le contrôle. Zool ne dort pas, ne mange pas. Zool se shoote. Zool hurle « more, more, more » et fracasse tout ce qui bouge. Erratique, agressif, incontrôlable, il ne figure sur aucune pochette d&rsquo;album. Alors Akerlund le représente sous la forme d’un <a href="https://rocksound.fr/monstre-netflix-ed-gein/">monstre</a>. Le seul faux pas du film. Si Zool fait peur sur le papier, à l’écran, il fait sourire.</p>
<p><em>Eyes Without a Face</em> est son premier vrai hit au Royaume-Uni. En juillet 1984, retour triomphal et consécration. Un passage dans l’émission <a href="https://rocksound.fr/top-50-2025-rocksound/">Top</a> of the Pops. Ça mérite une fête. Sa nouvelle amie ? Persian Brown, l&rsquo;héroïne la plus forte du moment. Une ligne ou deux suffisent. Billy est gourmand. Ce sera cinq. Cascades, verdure, amants nus, délices sexuels. Billy est un empereur dans un palais d’opium, roi aux lèvres bleues qui ne veut pas se réveiller. Il finira dans un bain glacé puis sur le toit, à marcher des heures pour ne pas mourir. Quelques heures plus tard, il sourit à Top of the Pops. Sans que personne ne sache rien.</p>
<p>Should be dead ? Oui. Mais non.</p>
<p>Retour aux Etats Unis. Billy est au tribunal. Accusation de déviance sexuelle par une fille éconduite pour une plus jeune. Il se présente à l’audience préliminaire en costume écossais, boutons en forme de pénis et de testicules camouflés dans le tissu. La jeunette, elle, est déboutée. Ce qui ne l’empêchera pas de recevoir la reconnaissance ultime. La couv’ de Rolling Stone US, prévue pour janvier 1985. Cheveux peroxydés en bataille, torse <a href="https://rocksound.fr/femme-nue-imagerie-rock-et-la-pop-culture/">nu</a>, pagne en cuir clouté couvrant à peine l’essentiel. A l’intérieur, une <a href="https://rocksound.fr/annie-leibovitz/">photo</a> avec ses fesses dévoilées.</p>
<p>Le <a href="https://rocksound.fr/rock-and-folk-rock-francais/">magazine</a> n’est jamais arrivé en Belgique. Dommage. Il aurait terminé en haut de ma mezzanine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Sevrage, mode d’emploi</strong></h2>
<p>Tant bien que mal, entre filles et drogues, drogues et filles, Billy est en studio pour le nouvel album. L’enfer. Il se sèvre de l’héroïne avec le crack. « It worked ». Ça a marché. Pragmatisme absolu. Pendant qu’il se reconstruit, moi je construis. Sur les murs de ma chambre cohabitent le good boy et le bad boy. Morten (<em>A-Ha</em>) et Billy. De quoi faire enrager mon père. Ce qui est une raison suffisante.</p>
<p>L’album<em> Whiplash <a href="https://rocksound.fr/the-smile-wall-of-eyes/">Smile</a></em> sort fin 1986. Les singles tournent en boucle sur MTV (<em>To Be a Lover, Sweet Sixteen </em>et<em> Don&rsquo;t Need a Gun</em>). Billy, lui, se fait prendre à Washington Square dans un coup de filet anti-crack. Une de ses conquêtes se dénonce à sa place. Il ouvre son concert à New York par un « De Washington Square à Madison Square ». Il clôture la tournée avec un guitariste en moins. La dispute a l’élégance d’un règlement de compte d’une cour de récré. « C&rsquo;est mon <a href="https://rocksound.fr/le-meilleur-de-la-presse-uk-usa/">groupe</a> » ! « Ton groupe? C&rsquo;est mon groupe » ! Steven, Billy, âge mental 6 ans. Steve part. Billy aussi.</p>
<p><a href="https://rocksound.fr/sleep-token-groupe-metal/">Nouveau</a> départ à Los Angeles. Perri est enceinte. Billy se remet au travail. En studio, c’est bonne résolution sur bonne résolution. On reste focus, pas de drogue. Le vendredi suivant, ecstasy pour tout le monde. Puis le jeudi. Puis tous les jours. Des filles dans le studio à toute heure. Focus, on avait dit. Le plafond gris de l’hôpital n’a plus de secret pour Billy. A force, il sait exactement où il est dès qu’il ouvre un œil.</p>
<p>Une routine qui dure deux ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Charmed Life</strong></h2>
<p>Pendant que Steve accompagne Michael Jackson sur le <em>Bad Tour</em>,  Billy fait des enfants. Deux. Avec deux femmes. Perri se barre, Billy file à Bangkok. Il replonge, avec l’héroïne la plus pure qu’il n’a jamais vue. Il finira évanoui en sortant de l’ascenseur de l’hôtel. Les portes, bloquées, s’ouvrent et se ferment devant un Mel <a href="https://rocksound.fr/la-gibson-les-paul-standard/">Gibson</a> en famille. Zool n’a jamais été aussi proche de Billy. Un p’tit nouveau complète cette cohabitation. Bilvis, son côté barje. Attaché à un brancard, encadré de quatre soldats en armes jusqu’à l’avion, retour à Los Angeles. Dans les bagages, mille polaroids souvenirs. Un par fille.</p>
<p>L’enregistrement de <em>Charmed Life</em> se termine le 5 février 1990. Le lendemain matin, encore sous les effets de l’alcool et de l’héroïne, Billy grille un stop au volant de sa Harley.</p>
<p>Should be dead ? Oui. Mais non.</p>
<p>Le rock’n’roll a des limites. Sept heures de chirurgie. Une tige en acier dans la jambe pour éviter une amputation. C’est le moment où Akerlund en fait trop. Les images de Billy allongé et ferraillé passent et repassent, alternant avec le témoignage de Maman William. Billy ne peut tenir sur ses jambes. Le clip de <em>Cradle of love</em> ne montre que son buste et son visage. Plus compliqué pour endosser le rôle de T-1000 dans <em>Terminator 2. </em>À la place d’être le robot tueur le plus célèbre du cinéma, Billy apprend à remarcher.</p>
<p>Carrière cinématographique ? Dead. Ca y est, c’est dit.</p>
<p>Billy Idol part en tournée, avec sa tige en acier, une canne et <a href="https://rocksound.fr/faith-no-more-king-for-a-day/">Faith</a> No More en première partie, choisis avant même qu’<em>Epic</em> ne les propulse sur le devant de la scène. Mais le vent tourne. Le <a href="https://rocksound.fr/top-15-des-disques-grunge-annees-90/">grunge</a> est là, avec ses fringues sales et son mépris pour tout ce qui brille. Billy Idol est du mauvais côté de l&rsquo;histoire.</p>
<p>1993, <em>Cyberpunk</em>. L’album est enregistré chez lui, sur son ordinateur. Le dossier de <a href="https://rocksound.fr/presse-musicale-liste-medias-francais-2025/">presse</a> est envoyé sur disquette. Billy crée une adresse email pour que ses fans lui écrivent directement. Poste sur des forums Usenet. Vingt ans avant que tout le monde n’appelle ça stratégie digitale. Ça ne prend pas. « Cybershit » titre un journaliste. L’album finit dans les bacs à solde. Et moi, je le lâche. Le changement de tête avec des dreadlocks peroxydées qui ressemblent à des nouilles froides, c’est au-dessus de mes forces.</p>
<p>Should be dead ? Oui. Mais non.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Douze ans de solitude</strong></h2>
<p>S’ensuivent douze ans de naufrage en slow motion. Akerlund les traverse vite. Trop vite. En 1994, Billy s&rsquo;effondre devant une boîte de nuit. Overdose, hôpital, retour à la case départ. C&rsquo;est là qu&rsquo;il décide de changer. Pour ses enfants. William décide de sauver Billy. Billy veut faire sa peau à Zool. Désintox, rechute, désintox, rechute. Son monde s’écroule. Le documentaire d’Akerlund effleure ces années. Ce sont pourtant elles qui expliquent pourquoi William a fini par gagner.</p>
<p>En 2001, son <em>Greatest Hits</em> dépasse le million d&rsquo;exemplaires. MTV fête ses 20 ans. Billy Idol est dans la salle. Réconciliation avec Steve Stevens, ils repartent en tournée des clubs. Comme avant. De là nait l’album <em>Devil&rsquo;s Playground</em> en 2005. Douze ans d’absence, je replonge. Moyen, l’album. Pour être gentille. Mais bon. Il est de retour, c’est tout ce qui compte.</p>
<p>Akerlund passe sous silence ce qui suit. Un album avec dix-sept chansons de Noël. Dix-sept. On va dire que c’est une décision éditoriale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img data-dominant-color="75726e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #75726e;" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-21637 size-full not-transparent" title="billy-idol-should-be-dead-film" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/1gcByE_189ZvNu800.webp" alt="billy-idol-should-be-dead-film" width="960" height="494" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/1gcByE_189ZvNu800.webp 960w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/1gcByE_189ZvNu800-480x247.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 960px, 100vw" /></p>
<h2></h2>
<h2><strong>La minute et seize secondes</strong></h2>
<p>2014, nouvel album <em>Kings &amp; Queens of the <a href="https://rocksound.fr/impact-velvet-underground-musique/">Underground</a></em>. Du bon et du moins bon. Pas de quoi décrocher <em>Rebel Yell</em> ou <em>Whiplash Smile</em> de mon étagère, mais surtout, une tournée. Et enfin une date en France après vingt-deux ans d’absence. La France qui fait semblant de ne pas le connaître va devoir se lever.</p>
<p>Ce soir-là, Billy me regarde. Une minute et seize secondes. Les yeux dans les yeux, le poing tapant son cœur, un petit déhanché, un coup de rein sec. Pour moi. Rien que pour moi.</p>
<p>Quelques mois plus tard, Billy n’a de yeux que pour une autre. Miley Cyrus. Les vieux clips de Billy sont ses pornos préférés. C’est elle qui le dit. Et le répète dans le documentaire. Duo live en 2016. Ils se revoient. Ce fut elle, ça aurait pu être moi. À vingt-quatre heures près, on était tous les deux dans le même hôtel à Los Angeles. Duo studio en 2020. Bon, là, je n’ai pas ma place.</p>
<p>Jalouse ? Moi ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Oui. Mais non</strong></h2>
<p>Sex, drugs and rock’n’roll, ça laisse des traces. Disques de platine, trous de mémoire, et un fils découvert trente-cinq ans plus tard. Surpris, Billy ? « I had sex with a million people ». Pragmatisme absolu, encore. Derrière les trois mantras du rock, il y a le reste. Tout le reste. Vivre et survivre.</p>
<p>Survivre chez Billy Idol, c’est se fragmenter pour ne pas disparaître complètement. William, Billy, Zool, Bilvis, et peut-être d’autres encore. Akerlund les a tous compris. Ce documentaire n’est pas l’histoire d’un homme qui aurait dû mourir deux fois. C’est celle d’un homme qui a failli disparaître à chaque décennie. Qui s’est relevé à chaque fois avec un nom de moins et une cicatrice de plus. Akerlund n’a pas fait le portrait d’un musicien. Steve Stevens traverse le film comme une parenthèse. Une seule apparition, furtive. Maman William et Perri, elles, ne le lâchent pas, fil conducteur d’une mémoire qui n’appartient plus tout à fait à William. Akerlund a fait celui d’un homme qui a survécu à ses propres disparitions.</p>
<p>Ce qu’Akerlund a choisi de ne pas montrer, Billy Idol l’a écrit dans son autobiographie (<em>Drugs, Sex &amp; Rock’n’Roll, Editions l’Archipel, 2015)</em>. Il n’a rien épargné. Si le documentaire ouvre des portes, le <a href="https://rocksound.fr/la-villa-the-rolling-stones-1971/">livre</a> les défonce. Cerise sur le gâteau, l’autobiographie existe en version audio enregistrée par Billy Idol himself. Douze heures avec sa voix… Nuits d’insomnies et problèmes de couple en perspective.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Billy Idol - Dancing With Myself (Audiobook)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/3wN6XGNQMrw?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À la fin de la projection, Billy Idol se prête au jeu des questions. Il rigole, il lève le poing, il assume. Sans embellir. Sans rédemption de façade. Pas de mea culpa. Quarante ans qu’il se relève. Qu’il dit va te faire foutre au <em>No Future</em>.</p>
<p>Billy remonte l’allée de la <a href="https://rocksound.fr/bring-me-the-horizon-live-in-sao-paulo/">salle de cinéma</a>. Un mètre à peine nous sépare. Ma rétine restitue le poster de ma chambre d’ado. Torse nu, chaînes, slip en cuir. Billy file sans s’arrêter. Sans que je lui saute dessus. Je vieillis.</p>
<p>Elle a raison, Miley. Billy Fucking Idol est toujours le gars le plus hot de la salle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Delph</p>
<p><img data-dominant-color="433031" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #433031;" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-21617 size-full not-transparent" title="billy-idol-should-be-dead-film" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/Billy-Idol1.webp" alt="billy-idol-should-be-dead-film" width="216" height="288" /></p>
<p><em><a href="https://billyidolshouldbedead.com/" target="_blank" rel="noopener">Billy Idol Should Be Dead </a>disponible sur Sky Arts et NOW depuis le 26 mars 2026.</em></p>
<p><em>Autobiographie : Billy Idol Drugs, sex &amp; Rack’n’Roll, Edition l’Archipel 2015</em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Black Label Society : Engines of Demolition</title>
		<link>https://rocksound.fr/black-label-society-engines-of-demolition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Caro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 14:44:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[5/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ &#8211; Il y a des albums qui ne se contentent pas de faire du bruit : ils déplacent quelque chose en nous. Engines of Demolition est de ceux-là. Les riffs grondent comme des orages lointains, les mélodies s’allument comme des braises sous la cendre, et chaque note semble chercher un chemin vers le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>5/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ &#8211; Il y a des <a href="https://rocksound.fr/5-albums-rocks-qui-ont-redefini-la-musique/">albums</a> qui ne se contentent pas de faire du bruit : ils déplacent quelque chose en nous.<a href="https://rocksound.fr/black-sabbaths-back-to-the-beginning/"> <em>Engines of Demolition</em></a> est de ceux-là. Les riffs grondent comme des orages lointains, les mélodies s’allument comme des braises sous la cendre, et chaque note semble chercher un chemin vers le cœur. Zakk Wylde y sculpte une beauté brute, une émotion à vif, un équilibre rare entre la noirceur du monde et la lumière qu’on continue, malgré tout, à porter en soi. C’est un <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a> qui frappe, qui enlace, qui murmure… et qui fait briller les yeux parfois aussi. Un album qui vibre, qui vit, et qui rappelle que même au cœur du vacarme, il existe toujours une place pour la grâce.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_21599" style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="38190e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #38190e;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21599" class="wp-image-21599 size-full not-transparent" title="Black Label Society : Engines of Demolition" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/Black_Label_Society_-_Engines_Of_Demolition_-_2026.webp" alt="Black Label Society : Engines of Demolition" width="1024" height="1024" /><p id="caption-attachment-21599" class="wp-caption-text"><a href="https://rocksound.fr/black-crowes-happiness-bastards/">Black</a> Label Society : Engines of Demolition</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Une beauté brute, un cœur qui bat sous l’acier </strong></h2>
<p>Il y a<a href="https://blacklabelsociety.com/" target="_blank" rel="noopener"> des albums qui cognent</a>. D’autres qui caressent. <em>Engines of Demolition</em> fait les deux à la fois, et c’est précisément là que réside sa beauté. Zakk Wylde n’y cherche pas la démonstration, encore moins la surenchère. Il y cherche la vérité — la sienne, la nôtre — et il la trouve dans cet équilibre fragile entre la lourdeur du heavy <a href="https://rocksound.fr/electric-callboy/">metal</a> et la douceur des ballades southern.</p>
<p>Dès les premières secondes, les riffs arrivent comme des plaques tectoniques qui se déplacent sous nos pieds. Massifs, granuleux, presque archaïques. Mais derrière cette façade de métal noirci, quelque chose pulse. Une émotion qui ne se cache pas, qui ne s’excuse pas. Une vulnérabilité assumée, portée par une voix qui n’a jamais sonné aussi humaine.</p>
<p>L’album alterne sans prévenir entre les morceaux qui transpercent — ceux où la batterie martèle comme un cœur en surcharge, où les guitares rugissent avec une intensité presque animale — et les titres qui suspendent le temps. Ces ballades où chaque note semble déposée avec une délicatesse infinie, comme si Zakk craignait de briser quelque chose de précieux. Et il a raison : il y a ici une fragilité magnifique, un fil émotionnel qui traverse l’album de part en part.</p>
<p>Ce qui frappe, c’est la sincérité. Rien n’est forcé, rien n’est là pour cocher une case. Les passages lourds ne sont pas là pour impressionner, mais pour exprimer ce qui déborde. Les moments doux ne sont pas là pour apaiser, mais pour révéler ce qui tremble. On sent un artiste qui ne joue plus un rôle, qui ne cherche plus à être plus fort que la douleur, mais qui la transforme en musique, en lumière, en quelque chose de partageable.</p>
<p><em>Engines of Demolition</em> est un album qui fait briller les yeux. Parfois de rage, parfois de nostalgie, parfois d’une émotion pure qui surprend au détour d’un arpège. C’est un disque qui respire, qui vit, qui saigne un peu. Un disque qui rappelle que la beauté n’est jamais aussi éclatante que lorsqu’elle se frotte à la brutalité du réel. Black Label Society signe ici l’un de ses travaux les plus humains. Et peut-être le plus touchant.</p>
<p>Et pour comprendre à quel point ce disque frappe juste, il suffit de se laisser porter, morceau après morceau, par ce voyage où la puissance et la vulnérabilité avancent côte à côte, comme deux ombres indissociables. Chaque titre ouvre une porte différente, révèle une nuance, un éclat, une blessure. Voici ce que raconte <em>Engines of Demolition</em> lorsqu’on s’y plonge vraiment.</p>
<div id="attachment_21600" style="width: 1210px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="503d2e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #503d2e;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21600" class="wp-image-21600 size-full not-transparent" title="Black Label Society – Engines of Demolition" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/black_label_society_by_justin_reich.webp" alt="Black Label Society – Engines of Demolition" width="1200" height="1200" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/black_label_society_by_justin_reich.webp 1200w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/black_label_society_by_justin_reich-980x980.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/black_label_society_by_justin_reich-480x480.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1200px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21600" class="wp-caption-text">Black Label Society – Engines of Demolition</p></div>
<h2></h2>
<h2><strong>Black Label Society – Engines of Demolition</strong></h2>
<p>Dès <em>Name In Blood</em>, l’album s’ouvre comme un rideau de fer qu’on soulève à mains nues. Le riff frappe, massif, presque archaïque, mais derrière cette première secousse, quelque chose pulse déjà. Une émotion qui ne se cache plus, une vulnérabilité qui affleure sous la rugosité. On comprend immédiatement que ce disque ne sera pas qu’une démonstration de force : il va chercher plus profond, là où ça brûle encore.</p>
<p><em>Gatherer of Souls</em> rampe dans une pénombre plus épaisse. Le groove colle aux bottes, la voix se fait plus grave, plus habitée, comme si elle avançait dans un couloir étroit en ramassant ce que la vie a laissé derrière elle. On y entend la prédation, oui, mais aussi la lucidité : celle de quelqu’un qui sait ce que les ombres racontent.</p>
<p>Puis <em>The Hand of Tomorrow’s Grave</em> arrive, et l’album bascule. Le riff avance comme une marche funèbre en acier, mais les mélodies qui s’y glissent apportent une lumière inattendue, presque fragile. C’est un morceau sur le destin, sur cette main invisible qui nous pousse vers demain — même quand demain ressemble à une tombe fraîche. C&rsquo;est une <a href="https://rocksound.fr/12-chansons-qui-ont-change-leur-epoque/">chanson</a> qui hante, qui marque, qui reste longtemps après la dernière note. L’un des sommets émotionnels du disque, sans conteste.</p>
<p>Avec <em>Better Days &amp; Wiser Times</em>, l’atmosphère s’ouvre soudain. Une respiration southern, presque country, où les guitares s’éclaircissent et où la nostalgie se fait douce, jamais lourde. C’est une éclaircie, un moment suspendu, une façon de dire que même au milieu du chaos, il existe encore des jours meilleurs, des souvenirs qui réchauffent.</p>
<p><em>Broken and <a href="https://rocksound.fr/blind-test-jehnny-beth/">Blind</a></em> ramène la lourdeur, mais pas la brutalité gratuite. Le riff est une enclume, la batterie un marteau, et pourtant les couplets dévoilent une fragilité inattendue. La voix tremble légèrement, comme si elle portait un poids invisible. C’est un morceau sur la chute, sur ce qu’on perd, mais aussi sur la dignité de continuer à avancer malgré tout.</p>
<p>Dans <em>The Gallows</em>, on entend la sentence. Le tempo est tendu, presque oppressant, chaque mesure resserrant un peu plus la corde autour du cou. Mais au milieu de cette tension, un solo fend l’air comme une dernière parole avant le silence. C&rsquo;est une chanson qui regarde la mort droit dans les yeux, sans détour, sans artifice.</p>
<p><em>Above &amp; Below</em> offre une parenthèse aérienne. Les guitares s’élèvent, les harmonies s’étirent, et on flotte entre deux mondes : la lourdeur du bas, la promesse du haut. C’est un moment de suspension, presque méditatif, où l’album respire profondément avant de replonger.</p>
<p>Avec <em><a href="https://rocksound.fr/foo-fighters-back-and-forth/">Back</a> To Me</em>, quelque chose se répare. C&rsquo;est une chanson de retour, de réconciliation, peut-être même de pardon. Le refrain s’ouvre comme une porte qu’on croyait verrouillée. C’est simple, sincère, sans fioritures. C&rsquo;est un morceau qui tend la main plutôt que de serrer le poing. Moi il m’a serré le cœur.</p>
<p><em>Lord Humungus</em> déboule comme un bulldozer. Tout est massif, écrasant, volontairement excessif. C&rsquo;est un morceau qui avance sans regarder derrière lui, comme une machine de guerre lancée à pleine vitesse. Brut, frontal, assumé — la face la plus primitive de BLS.</p>
<p><em>Pedal To The Floor</em> appuie sur l’accélérateur. Le morceau respire la route, la vitesse, la poussière. C’est un titre de mouvement, de fuite, de survie. On y sent le moteur, la chaleur, la nécessité d’aller toujours plus loin, même quand on ne sait plus très bien ce qu’on fuit.</p>
<p>Avec <em>Broken Pieces</em>, l’album se fait plus intime. Les arrangements sont sobres, la voix plus proche, comme si elle chantait juste à côté de toi. On y entend les fissures, les morceaux qu’on ramasse, ceux qu’on laisse. Une chanson fragile, humaine, essentielle, qui prépare doucement le terrain pour ce qui arrive.</p>
<p><em>The Stranger</em> installe une ambiance crépusculaire, presque cinématographique. On y sent l’errance, la distance, la silhouette qu’on ne reconnaît plus — peut-être soi-même. C’est un morceau qui marche dans la poussière, la tête basse, mais qui continue malgré tout. Une dernière ombre avant la lumière.</p>
<p>Et puis <em>Ozzy’s Song</em>, qui clôt l’album, arrive comme un cœur qui bat au milieu du vacarme — mais pas un cœur triste. C’est une chanson d’amitié, de gratitude, de lumière. Elle parle de l’absence, oui, mais pas de la douleur de perdre : de la chance d’avoir eu. On y entend l’ami, le mentor, le frère de route qu’Ozzy a été pour Zakk Wylde. La mélodie est belle, émouvante, mais jamais plombante. Elle regarde en arrière avec une nostalgie douce, reconnaissante, presque souriante. Le solo final est une conversation, un merci, un sourire. C&rsquo;est une chanson qui ne pleure pas&#8230; Elle se souvient.</p>
<p><strong>Au bout du voyage, <em>Engines of Demolition</em> laisse une trace qui dépasse la simple puissance de ses riffs. C’est un album ose montrer ce qu’il y a sous l’acier : la fatigue, la lumière, les cicatrices, la tendresse même&#8230; Zakk Wylde y apparaît plus humain que jamais, débarrassé de la posture, de l’armure, de l’obligation d’être indestructible. Il joue comme on parle quand on n’a plus rien à prouver : avec le cœur, avec les cicatrices, avec la lumière qu’on garde malgré tout.</strong></p>
<p><strong>Ce n’est pas seulement un retour. C’est une confidence. Un geste de vérité. Et c’est peut-être pour cela qu’il touche si juste.</strong></p>
<p><img data-dominant-color="92857d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #92857d;" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21604 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1.webp" alt="vinyl 1" width="1600" height="869" title="Black Label Society : Engines of Demolition 13" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1.webp 1600w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1-1280x695.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1-980x532.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/04/vinyl-1-480x261.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1600px, 100vw" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Live report &#8211; L&#8217;hiver bouillonnant de la scène émergente</title>
		<link>https://rocksound.fr/live-report-lhiver-bouillonnant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sandrine Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 17:08:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Live Report]]></category>
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					<description><![CDATA[Pendant que les grosses affiches remplissent les arenas, la relève, elle, s’écrit dans les bas-fonds des petites salles, entre amplis qui bombent, public au plus près des artistes et découvertes qui vous prennent par surprise. Cet hiver, trois soirées nous ont rappelé pourquoi on adore aller traîner nos oreilles autour de la scène émergente. &#160; [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendant que les grosses affiches remplissent les arenas, la relève, elle, s’écrit dans les bas-fonds des petites salles, entre amplis qui bombent, public au plus près des artistes et découvertes qui vous prennent par surprise. Cet hiver, trois soirées nous ont rappelé pourquoi on adore aller traîner nos oreilles autour de la scène émergente.</strong></p>
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<h2>Koÿag à La Bassecour – 14 novembre 2025</h2>
<p><strong>La Bassecour</strong> porte bien son nom. Nichée en plein cœur de <strong>Nanterre Université</strong>, cette petite salle associative a des airs de refuge pour passionnés. On y croise autant de t-shirts de groupes que de verres qui s’entrechoquent au bar, certains jouent au scrabble sur les banquettes en dégustant les burgers fait maison, et l’ambiance oscille entre camaraderie et décibels. Ce soir-là, l’affiche penche franchement du côté du <a href="https://rocksound.fr/electric-callboy/">metal</a>. La soirée démarre avec <strong>Mechanical Skin</strong>, qui n’a visiblement pas l’intention de chauffer la salle timidement. Le <a href="https://rocksound.fr/le-meilleur-de-la-presse-uk-usa/">groupe</a> envoie un metal énergique et bien en place, avec un son déjà solide pour une ouverture entre puissance et mélodie. Le chanteur <strong>Pit</strong> a le bras en écharpe, mais ça ne l’empêche pas d’envoyer du lourd pendant tout le set : ça cogne, ça groove, et le public répond immédiatement. La proximité de la salle joue à plein : ici, pas de distance entre la scène et le public, tout se vit dans un rayon de quelques mètres.</p>
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<div id="attachment_21342" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="242424" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #242424;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21342" class="size-full wp-image-21342 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-1-scaled.webp" alt="Koyag 1 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 14" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-1-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-1-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-1-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-1-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21342" class="wp-caption-text">Koÿag live &#8211; <a href="https://rocksound.fr/annie-leibovitz/">Photo</a> by Luna Lemarchand</p></div>
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<p>Arrivent ensuite <a href="https://rocksound.fr/koyag-de-lombre-a-la-lumiere/">les très attendus <strong>Koÿag</strong>, un de nos coups de cœur découverte de l’année dernière avec leur excellent EP <em>Misconnected.</em></a> Dès les premières notes, le ton est donné et les poils se dressent. Les riffs claquent, la section rythmique pousse fort et la voix de <strong>Nephty Sia</strong> vient poser cette charge émotionnelle qui fait toute la différence. Ça bouge et ça headbang dans la salle, toujours dans cette ambiance bienveillante où tout le monde se connaît plus ou moins. <strong>Koÿag</strong> nous <a href="https://rocksound.fr/la-villa-the-rolling-stones-1971/">livre</a> un set habité avec des morceaux inédits qu’on prend plaisir à découvrir en exclu, porté par une énergie sincère et une vraie présence scénique. On sent un groupe qui vit chaque morceau comme s’il devait marquer les esprits. Pari réussi, on en a pris plein la tête. La soirée se termine avec <strong>Contrastes</strong>, formation qui porte bien son nom. Leur metal joue sur les tensions et les ambiances, alternant passages lourds hardcore et ralentissements plus aérées. Le set est convaincant et accroche la salle, offrant une montée en puissance idéale pour clôturer la soirée. À <strong>La Bassecour</strong> ce soir-là, le metal ne tapait pas seulement fort : il était vivant et porté par des artistes aussi talentueux que passionnés, de nouveaux projets plein les poches. Et on vous invite clairement à les suivre en <a href="https://rocksound.fr/oasis-2026/">2026</a>.</p>
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<div id="attachment_21343" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="202020" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #202020;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21343" class="size-full wp-image-21343 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-3-scaled.webp" alt="Contrastes 3 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 15" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-3-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-3-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-3-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-3-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21343" class="wp-caption-text">Contrastes live &#8211; Photo by Luna Lemarchand</p></div>
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<h2>Avalon Bloom au Point Éphémère – 4 décembre 2025</h2>
<p>Changement total de décor le mois suivant au <strong>Point Éphémère</strong>, sur les bords du canal Saint-Martin. Ici, la salle est plus grande, les lumières plus travaillées, et l’ambiance bascule vers un univers plus indie et atmosphérique. La soirée s’ouvre avec <strong>The Orange Rave</strong>, qui ne met pas longtemps à nous défroisser. Le trio balance un alt-rock nerveux, traversé de secousses post-punk, entre tension électrique et dérives plus vaporeuses. Ça oscille sans prévenir entre riffs qui glissent et guitares qui planent au-dessus du tumulte, nourrie d’une nostalgie des années <a href="https://rocksound.fr/y2k-le-come-back-des-annees-2000/">2000</a> qui transpire dans chaque montée. Résultat : un set qui capte l’attention et pose les bases d’une soirée qui s’annonce déjà réussie. Le public arrive par vagues, les conversations se mêlent aux notes qui résonnent dans la salle, l’atmosphère monte doucement en pression.</p>
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<div id="attachment_21344" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="6d4320" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6d4320;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21344" class="size-full wp-image-21344 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-6-scaled.webp" alt="avalonbloompointf 6 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 16" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-6-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-6-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-6-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-6-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21344" class="wp-caption-text">Avalon Bloom live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
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<p>Quand <strong>Avalon Bloom</strong> entre en scène, la dynamique change tout de suite. Le set est plus frontal et nerveux. Les guitares attaquent fort, les basses prennent de la place et la batterie pousse le tout vers quelque chose de beaucoup plus physique. Dans la fosse, ça réagit vite : ça bouge, ça se rapproche, l’énergie monte d’un cran. Le groupe navigue entre indie <a href="https://rocksound.fr/glossaire-genres-musicaux-rock/">rock</a> et élans emo, avec des morceaux qui alternent passages plus mélancoliques et explosions beaucoup plus directes. Les refrains nous prennent, les montées font leur effet, et l’ensemble tient merveilleusement bien en live. La scénographie appuie le tout sans en faire trop et le public suit du début à la fin, entre moments plus calmes et relâchements collectifs. Un set solide, efficace, qui confirme qu’<strong>Avalon Bloom </strong>sait tenir une salle et embarquer son monde.</p>
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<div id="attachment_21345" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="752027" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #752027;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21345" class="size-full wp-image-21345 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-27-scaled.webp" alt="avalonbloompointf 27 scaled" width="2560" height="2048" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 17" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-27-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-27-1280x1024.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-27-980x784.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-27-480x384.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21345" class="wp-caption-text">Avalon Bloom live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
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<h2>Lying Dawn aux Disquaires – 21 janvier 2026</h2>
<p>On passe une nouvelle année, et on enchaîne direction <strong>Les Disquaires</strong>, un de ces lieux comme <strong>Paris</strong> sait encore en cacher. Devant, ça trinque et ça discute au bar, et puis en avançant la salle se dévoile, avec la scène en contrebas. Quelques marches à descendre, avec ce petit effet de balcon qui donne deux espaces et une vraie proximité avec la scène. Cozy, chaleureux et intime : le genre d’endroit parfait pour se laisser surprendre. Et justement la surprise, elle vient de <strong>Bluemaria</strong>. Dès les premiers morceaux, on est aspirés. Le groupe déploie un rock indie/alternatif vibrant, avec des nappes épaisses, presque étouffantes par moments, puis des passages plus aérés qui viennent tout relâcher. Ça rappelle parfois <strong><a href="https://rocksound.fr/how-to-disappear-a-portrait-of-radiohead/">Radiohead</a></strong> ou <strong>Alt-J</strong> dans cette façon de construire des morceaux qui évoluent et prennent leur temps. Mais surtout, il y a cette intensité : maîtrisée, pas forcée, et franchement prenante en live. Le genre de set où tu ne regardes plus trop autour, où tu te laisses complètement embarquer sans t’en rendre compte. Une première partie comme on les aime : celle qui donne envie de les réécouter dès le lendemain.</p>
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<div id="attachment_21346" style="width: 2058px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="6b6b6b" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6b6b6b;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21346" class="size-full wp-image-21346 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-2-scaled.webp" alt="BMFD 2 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 18" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-2-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-2-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-2-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-2-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21346" class="wp-caption-text">BlueMaria live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
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<p>La salle est chauffée à bloc et on trépigne d’impatience pour l’arrivée de <a href="https://rocksound.fr/lying-dawn-nothing-remains-the-same/"><strong>Lying Dawn</strong>, après la claque de leur premier album <em>Nothing Remains The Same</em></a> dont on ne s’est toujours pas vraiment remis. Le live ouvre sur l’intro de l’album, et leur heavy/grunge sombre et dense prend un level supérieur sur scène. La <a href="https://rocksound.fr/les-15-meilleurs-guitaristes-de-tous-les-temps/">guitare</a> de <strong>Will</strong> s’écrase de tout son poids, le rythme ancre tout ça solidement, et la voix massive de <strong>Pilou</strong> vient porter l’ensemble avec cette intensité à vif qui fait toute la différence. Les morceaux gagnent en ampleur, en impact. Les passages lourds deviennent plus écrasants, les montées plus tendues, et chaque rupture est parfaitement amenée. On sent un groupe sûr de sa direction, mais qui garde cette envie de pousser encore plus loin. La proximité avec le public fait le reste. Ça réagit fort, ça s’accroche, ça vit chaque moment avec eux. La salle est pleine à craquer et le mercure explose. Quelques inédits se glissent dans le set sans casser la dynamique, au contraire : ils s’inscrivent déjà dans la continuité, laissant entrevoir la suite avec pas mal d’assurance. Une soirée qu’on n’a pas vu passer tellement on a été transportés, heureux d&rsquo;être témoins de l&rsquo;éclosion de deux groupes très prommetteurs.</p>
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<div id="attachment_21348" style="width: 2058px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="3d3019" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #3d3019;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21348" class="size-full wp-image-21348 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-7-scaled.webp" alt="BMFD 7 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 19" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-7-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-7-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-7-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-7-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21348" class="wp-caption-text">Lying Dawn live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
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<h2>Trois soirées, une même effervescence</h2>
<p>Metal incandescent à <strong>Nanterre</strong>, indie atmosphérique au bord du canal, rock alternatif et heavy brûlant à <strong>Bastille</strong>, trois lieux qui racontent tous la même chose : la scène émergente ne dort jamais. Elle vit dans ces salles où l’on peut encore discuter avec les groupes après le concert et boire des coups avec eux jusqu’au bout de la nuit, où les premières parties deviennent parfois les découvertes les plus marquantes de l&rsquo;année, et où l’on assiste souvent aux premiers chapitres d’histoires qui iront peut-être beaucoup plus loin. Soutenir cette scène, c’est aussi accepter de ne pas toujours savoir ce qu’on va découvrir en entrant dans la salle, mais c’est précisément là que la <strong>magie</strong> opère. Parce qu’avant de fouler les grandes scènes, tous les groupes ont commencés ici.</p>
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<div id="attachment_21352" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="404040" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #404040;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21352" class="size-full wp-image-21352 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mechanical-skin-1-scaled.webp" alt="Mechanical skin 1 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 20" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mechanical-skin-1-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mechanical-skin-1-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mechanical-skin-1-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Mechanical-skin-1-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21352" class="wp-caption-text">Mechanical Skin live &#8211; Photo By Luna Lemarchand</p></div>
<div id="attachment_21353" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="3f3f3f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #3f3f3f;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21353" class="size-full wp-image-21353 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-4-scaled.webp" alt="Koyag 4 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 21" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-4-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-4-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-4-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-4-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21353" class="wp-caption-text">Koÿag live &#8211; Photo by Luna Lemarchand</p></div>
<div style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="3a3a3a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #3a3a3a;" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-21354 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-2-scaled.webp" alt="Koyag 2 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 22" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-2-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-2-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-2-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Koyag-2-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p class="wp-caption-text">Koÿag live &#8211; Photo by Luna Lemarchand</p></div>
<div id="attachment_21355" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="242424" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #242424;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21355" class="wp-image-21355 size-full not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-2-scaled.webp" alt="Contrastes 2 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 23" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-2-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-2-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-2-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Contrastes-2-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21355" class="wp-caption-text">Contrastes live &#8211; Photo by Luna Lemarchand</p></div>
<div id="attachment_21358" style="width: 2570px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="565656" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #565656;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21358" class="size-full wp-image-21358 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-10-scaled.webp" alt="avalonbloompointf 10 scaled" width="2560" height="2048" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 24" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-10-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-10-1280x1024.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-10-980x784.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-10-480x384.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21358" class="wp-caption-text">Avalon Bloom live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21359" style="width: 2570px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="484848" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #484848;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21359" class="size-full wp-image-21359 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-17-scaled.webp" alt="avalonbloompointf 17 scaled" width="2560" height="1978" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 25" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-17-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-17-1280x989.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-17-980x757.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-17-480x371.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21359" class="wp-caption-text">Avalon Bloom live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21360" style="width: 2058px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="5a5a5a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5a5a5a;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21360" class="size-full wp-image-21360 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-23-scaled.webp" alt="avalonbloompointf 23 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 26" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-23-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-23-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-23-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-23-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21360" class="wp-caption-text">Avalon Bloom live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21361" style="width: 2570px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="5a3030" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5a3030;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21361" class="size-full wp-image-21361 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-33-scaled.webp" alt="avalonbloompointf 33 scaled" width="2560" height="2048" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 27" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-33-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-33-1280x1024.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-33-980x784.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-33-480x384.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21361" class="wp-caption-text">Avalon Bloom live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21362" style="width: 2058px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="45211d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #45211d;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21362" class="size-full wp-image-21362 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-39-scaled.webp" alt="avalonbloompointf 39 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 28" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-39-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-39-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-39-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/avalonbloompointf-39-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21362" class="wp-caption-text">Avalon Bloom live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21363" style="width: 2058px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="4d3e31" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #4d3e31;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21363" class="size-full wp-image-21363 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-5-scaled.webp" alt="BMFD 5 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 29" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-5-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-5-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-5-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-5-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21363" class="wp-caption-text">BlueMaria live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21364" style="width: 2058px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="373a2f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #373a2f;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21364" class="size-full wp-image-21364 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-3-scaled.webp" alt="BMFD 3 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 30" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-3-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-3-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-3-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-3-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21364" class="wp-caption-text">BlueMaria live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21365" style="width: 2058px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="5f2b0f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5f2b0f;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21365" class="size-full wp-image-21365 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-8-scaled.webp" alt="BMFD 8 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 31" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-8-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-8-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-8-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-8-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21365" class="wp-caption-text">Lying Dawn live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21366" style="width: 2570px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="422e20" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #422e20;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21366" class="size-full wp-image-21366 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-10-scaled.webp" alt="BMFD 10 scaled" width="2560" height="1707" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 32" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-10-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-10-1280x854.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-10-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-10-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21366" class="wp-caption-text">Lying Dawn live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21367" style="width: 2058px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="201c12" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #201c12;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21367" class="size-full wp-image-21367 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-11-scaled.webp" alt="BMFD 11 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 33" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-11-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-11-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-11-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-11-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21367" class="wp-caption-text">Lying Dawn live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
<div id="attachment_21368" style="width: 2058px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="333333" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #333333;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21368" class="size-full wp-image-21368 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-14-scaled.webp" alt="BMFD 14 scaled" width="2048" height="2560" title="Live report - L&#039;hiver bouillonnant de la scène émergente 34" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-14-scaled.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-14-1280x1600.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-14-980x1225.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BMFD-14-480x600.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2048px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21368" class="wp-caption-text">Lying Dawn live &#8211; Photo by Arthur Loiseau</p></div>
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<p><a href="https://musiquepourtous.com/" target="_blank" rel="noopener">La Bassecour Nanterre</a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/mechanicalskin/" target="_blank" rel="noopener">@MechanicalSkin</a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/koyag_band/" target="_blank" rel="noopener">@Koyag_Band</a></p>
<p><a href="https://www.instagram.com/contrastesofficial/" target="_blank" rel="noopener">@ContrastesOfficial</a></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TOP 20 Linkin Park : entre classiques incontournables et trésors cachés</title>
		<link>https://rocksound.fr/linkin-park-top-20/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 14:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a des groupes dont la musique ne se contente pas de nous accompagner : elle s’infiltre dans nos vies, s’y imprime et y laisse des traces indélébiles. Elle transforme nos quotidiens, donne du sens aux instants banals, ajoute de la lumière aux jours sombres, et nous offre une force que l’on ne pensait [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a des groupes dont la musique ne se contente pas de nous accompagner : elle s’infiltre dans nos vies, s’y imprime et y laisse des traces indélébiles. Elle transforme nos quotidiens, donne du sens aux instants banals, ajoute de la lumière aux jours sombres, et nous offre une force que l’on ne pensait pas posséder. Elle façonne nos émotions, construit notre mémoire collective, et parfois, elle devient ce miroir où l’on reconnaît nos blessures, nos colères et nos espoirs. Comme un langage qui parle à ce qu’il y a de plus vulnérable et de plus résilient en nous. </strong><strong><a href="https://rocksound.fr/linkin-park/">Linkin Park</a> fait partie de ceux-là. De<a href="https://linkinpark.com/" target="_blank" rel="noopener"> Hybrid Theory</a> à <a href="https://rocksound.fr/linkin-park-evolution-musique/">From Zero</a>, leur parcours raconte à la fois la fureur, la fragilité et la recherche d’identité d’une génération entière. Entre des guitares rageuses, un hip hop du meilleur acabit et une voix d’une intensité rare, chaque titre est un exorcisme, une confession ou un hymne.</strong></p>
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<div id="attachment_18366" style="width: 1110px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="808e8c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #808e8c;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-18366" class="wp-image-18366 size-full not-transparent" title="TOP 20 Linkin Park : entre classiques incontournables et trésors cachés" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2025/11/9c4cb83886871426dff53de0125d16a4.webp" alt="TOP 20 Linkin Park : entre classiques incontournables et trésors cachés" width="1100" height="619" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2025/11/9c4cb83886871426dff53de0125d16a4.webp 1100w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2025/11/9c4cb83886871426dff53de0125d16a4-980x551.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2025/11/9c4cb83886871426dff53de0125d16a4-480x270.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1100px, 100vw" /><p id="caption-attachment-18366" class="wp-caption-text"><a href="https://rocksound.fr/top-50-2025-rocksound/">TOP</a> 20 <a href="https://rocksound.fr/linkin-park-from-zero/">Linkin</a> Park : entre classiques incontournables et trésors cachés</p></div>
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<p><em>Ce top 20 n’a pas vocation à hiérarchiser froidement les tubes et les pépites oubliées. Il cherche plutôt à suivre le fil émotionnel d’un <a href="https://rocksound.fr/le-meilleur-de-la-presse-uk-usa/">groupe</a> qui a su mêler mélodie et rage, vulnérabilité et puissance, dans des chansons qui continuent de résonner longtemps après la dernière note. Classiques incontournables ou trésors cachés, chacun de ces morceaux raconte une histoire : celle d’un groupe qui a su transformer sa douleur en art, et la nôtre en catharsis.</em></p>
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<h2><strong>1. Crawling</strong></h2>
<p><em>“Crawling”</em> est sans doute le morceau le plus vulnérable de leur premier <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a> <em>Hybrid Theory</em>. C’est un cri de douleur transformé en hymne générationnel. Derrière sa puissance, il y a la lutte intime d’un homme contre ses démons, Chester Bennington y déverse sa vérité la plus brute. Ce titre leur offrira un Grammy, mais surtout une forme d’absolution publique.</p>
<p>Plus qu’un single, <em>“Crawling”</em> est un exorcisme, celui d’une voix qui a su rendre la fragilité héroïque. Il est le titre qui reste quand tout s’effondre, celui qui empêche la légende de s’éteindre. Il synthétise toute la douleur et la force de Chester, un mélange de fragilité et de rage transcendé par sa voix. La performance de sa dernière tournée, où il chante en communion avec le public, dit tout : ce morceau a sauvé d’innombrables âmes, offert un refuge à ceux qui se sentaient perdus et pourtant, il n’a pas pu se sauver de lui-même.</p>
<p><em>“Crawling”</em> reste ce cri éternel, un hymne à la vulnérabilité et à la résilience, où la musique devient un acte de survie et de partage.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Crawling [Official One More Light Live] - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/sjN-NGsRg9g?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>2. Numb</strong></h2>
<p>Le tube des tubes, reconnaissable dès la première note du sample de piano. <em>“Numb”</em> incarne le mal-être adolescent d’une génération entière : la pression, le sentiment d’inadéquation, l’envie de se détacher des attentes. Derrière ses refrains parfaits se cache une blessure universelle, celle de ne pas être à la hauteur.</p>
<p>Le tournage du clip a été suspendu pendant un mois après qu’une infection virale a plongé Chester en soins intensifs. Il perdait progressivement toute sensation dans ses bras, ses jambes, ses doigts… jusqu’à s’effondrer chez lui, retrouvé inconscient par sa femme. « Deux heures après un simple mal de dos, j’avais l’impression de mourir », confia-t-il. En neuf jours, il a perdu 17 kilos, et même après sa sortie de l’hôpital, il a continué à ressentir des problèmes d’énergie, un rappel brutal de ce que son corps avait traversé.</p>
<p><em>“Numb”</em> clôt <em>Meteora</em> de façon parfaite ; on peut même avancer que c’est peut-être leur meilleur album, et que <em>“Numb”</em> est la manière idéale de le refermer.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Numb (Official Music Video) [4K UPGRADE] – Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/kXYiU_JCYtU?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>3. Waiting For The End</strong></h2>
<p><em>“Waiting For The End”</em> est issu de l’album <em>A Thousand Suns</em> (2010), plus expérimental, qui a quelque peu déconcerté une partie du public à sa sortie. Le morceau a été diffusé sur la <a href="https://rocksound.fr/jimmy-page-the-black-crowes-live-at-the-greek/">page</a> MySpace (toute une époque !) de <strong><a href="https://rocksound.fr/linkin-park/">Linkin Park</a></strong>, avant la sortie américaine de l’album.</p>
<p>Chester a commenté le succès progressif du morceau : « On a mis deux ans à enregistrer cet album, et tout ce processus nous a permis de vraiment digérer cette nouvelle musique. On savait donc que le public aurait besoin de temps pour l’apprécier pleinement. <em>“Waiting For The End”</em> en est un parfait exemple… Il a mis du temps à grimper dans les charts, atteignant la première puis redescendant, avant de remonter à <a href="https://rocksound.fr/sleep-token-groupe-metal/">nouveau</a>. Aujourd’hui, les gens comprennent enfin le morceau.»</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Waiting For The End (Official Music Video) [4K Upgrade] - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/5qF_qbaWt3Q?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>4. No Roads Left</strong></h2>
<p>Le véritable bijou caché. Né des sessions de <em>Minutes to Midnight</em> (2007), ce titre mené uniquement par Mike Shinoda est un cri du cœur plein d’urgence, proche des sonorités emo, peu communes pour le groupe.<br />
Ce morceau aurait dû être enregistré collectivement, en une seule prise, avec Chester au micro, mais tout le groupe s’est accordé à dire que la voix de Shinoda sur les maquettes sonnait mieux. Il en résulte un titre rare, presque secret, qui transfigure la sincérité d’un compositeur au meilleur de sa forme.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Linkin Park - No Roads Left (Official Audio)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/mFv4KqFU3kM?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>5. Lying From You </strong></h2>
<p>Si <em>Meteora</em> (2003) est l’album le plus équilibré du groupe, <em>“Lying From You”</em> en est sans doute la synthèse parfaite. Guitares tranchantes, scratch compulsifs, hurlements maîtrisés, mélodie imparable : tout y est. L’efficacité absolue du <strong>Linkin Park</strong> des années <a href="https://rocksound.fr/y2k-le-come-back-des-annees-2000/">2000</a>, sans compromis ni faiblesse.</p>
<p>La <a href="https://rocksound.fr/12-chansons-qui-ont-change-leur-epoque/">chanson</a> est sortie en single en février 2004, elle devait à l’origine n’être qu’un single de seconde zone pour les radios après les raz-de-marée <em>Somewhere I Belong</em> et <em>Faint</em>, mais a rencontré un succès inattendu, au point que le groupe et le label ont décidé de sortir un clip live tiré de leur performance sur le DVD Live in Texas.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Lying From You - Linkin Park (Meteora)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/NjdgcHdzvac?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>6. From The Inside</strong></h2>
<p>Une déflagration émotionnelle. <em>“From The Inside”</em> est de ces morceaux où tout semble sur le point d’exploser : rage, tristesse, espoir. Le clip, d’une beauté rare, prolonge cette intensité avec une force visuelle dévastatrice. Côté concept, Joe Hahn a confié : « C’est en fait l’un des meilleurs clips qu’on ait jamais réalisés. Il raconte une émeute. On a investi une place historique à Prague, laissé 400 personnes se lâcher, et on a joué au milieu du chaos. C’est essentiellement une démonstration de pouvoir. » Le résultat est à la hauteur : une vidéo qui capte à la fois l’énergie brute du groupe et la tension d’une foule déchaînée, transformant une performance en véritable spectacle cinématographique.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="From The Inside (Official Music Video) [4K UPGRADE] – Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/YLHpvjrFpe0?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>7. In The End</strong></h2>
<p>Peut-être le pire clip du groupe, mais quelle chanson incroyable. <em>“In the End”</em> a tout, Chester et Mike y trouvent un équilibre parfait entre <a href="https://rocksound.fr/body-count-merciless/">rap</a>, <a href="https://rocksound.fr/glossaire-genres-musicaux-rock/">rock</a> et mélodie. Elle a été décrite par Chester comme une « pure chanson <a href="https://rocksound.fr/iggy-pop/">pop</a> », tandis que Mike la considère comme l’un des morceaux les plus pop de <strong>Linkin Park</strong>. C’est aussi et avant tout la chanson la plus streamée sur <a href="https://rocksound.fr/the-playlist-dans-la-tete-de-spotify/">Spotify</a> avec 2,66 milliards d&rsquo;écoutes. Avec <em>“In the End”</em>, c’est toute une génération de gamins qui a découvert le néo <a href="https://rocksound.fr/electric-callboy/">metal</a>, portée par ce mélange unique de piano mélancolique, de flow rageur et de refrains cathartiques.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="In The End [Official HD Music Video] - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/eVTXPUF4Oz4?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>8. My December</strong></h2>
<p>Une ballade d’hiver, rare et désarmante. Écrite sur la route en 2000, <em>“My December”</em> capture la solitude du succès et la nostalgie des absents. La neige, la distance, le regret : tout y est.. Avec son piano délicat et sa mélancolie apaisée, le morceau révèle un autre visage de <strong>Linkin Park</strong>, celui de la douceur et du repli.</p>
<p><em>“My December”</em>, c&rsquo;est la chanson de Noël de <strong>Linkin Park</strong> ici sublimée par la voix d&rsquo;Emily Armstrong lors de leur dernière tournée en date.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="My December (Live) - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/H5WZ36MQHkg?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>9. Somewhere I Belong</strong></h2>
<p>Premier single de Meteora, <em>“Somewhere I Belong”</em> résume tout ce que <strong>Linkin Park</strong> sait faire : murs de guitares, refrains déchirants, quête d’appartenance. Les premieres notes un peu etrange sont en fait un sample d’une partie de <a href="https://rocksound.fr/les-15-meilleurs-guitaristes-de-tous-les-temps/">guitare</a> jouer par Chester. Shinoda a eu l’idée de la retourner, d’y ajouter des effets et de la découper en quatre segments qu’il a réarrangés à l’envers. À force de manipulations, le riff s’est transformé en une texture totalement nouvelle, presque méconnaissable.</p>
<p>Le clip signé Joe Hahn, mélange de rêve et de douleur, a marqué une génération entière. Un classique indéboulonnable.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Somewhere I Belong (Official Music Video) [4K UPGRADE] – Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/zsCD5XCu6CM?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>10. Krwlng</strong></h2>
<p>Version réinventée de <em>“Crawling”</em>, extraite de <em>Reanimation</em>, ce remix glitché avec Aaron Lewis (Staind) transcende l’original. La voix trafiquée de Chester devient fantomatique, presque spectral. Placer ce titre ici, c’est rendre justice à Reanimation, un disque bien plus audacieux qu’un simple album de remixes.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Krwlng - Linkin Park (Reanimation)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/jfviFOcnlew?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>11. One More Light</strong></h2>
<p>Chanson bouleversante, écrite en hommage à une proche du groupe disparue d’un cancer, <em>“One More Light”</em> a pris un sens tragique après la mort de Chris Cornell puis plus encore avec celle de Chester.</p>
<p>La chanson n’a pas été rejouée depuis et Mike a expliqué : « Je pense qu’on voulait tous que notre concert dégage une vraie bonne énergie. À l’origine, elle avait été écrite pour une femme du label avec qui on travaillait et qui est décédée. Puis, après la mort de Chester, le monde a décidé qu’elle parlait de lui. Elle est simplement trop triste à jouer. »</p>
<p>Who cares if one more light goes out? Well, we do.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Linkin Park - One More Light Live (Chris Cornell Tribute)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/L-6PCSZij3I?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>12. The Emptiness Machine</strong></h2>
<p>C’est la chanson du retour, Emily Armstrong débarque à grands coups de Doc Martens dans nos pauvres dents qui n’en demandaient pas tant, et quelle joie de retrouver cette fougue !</p>
<p>La chanson fut dévoilée lors de leur première performance live depuis la cérémonie en hommage à Chester, alors que le public ignorait tout de l’avenir du groupe. Ce soir-là, c’était la première fois qu’on la voyait sur scène, et la première fois qu’on entendait une nouvelle composition.</p>
<p>Cette performance de <em>“The Emptiness Machine”</em> restera comme un véritable moment d’histoire du rock : Emily, intense et assurée, transforme le micro en trône, tandis que le groupe, fidèle à son ADN, combine riffs puissants et production impeccable signée Shinoda. Une renaissance à la fois spectaculaire et historique.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Emptiness Machine (Live) - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/7F5MKaJMxDc?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>13. Breaking The Habit</strong></h2>
<p>Moment suspendu dans leur discographie, <em>“Breaking the Habit”</em> s’écarte un instant du néo metal pour embrasser une tension plus électronique, presque Breakcore. Sur une rythmique Drum’n’bass, la voix de Chester, limpide et fragile, dégage une sincérité à fleur de peau. Moins criée, plus contenue, mais d’une intensité toujours constante.</p>
<p>Le clip, animé par Kazuto Nakazawa, adopte une esthétique néo‑Tokyo où chaque plans (immeubles démesurés, fils électriques, silhouettes solitaires) dessine une ville‑monstre, glaciale mais vibrante, où la douleur et la rupture se jouent sous un éclairage urbain hypnotique. Dans ce décor, <em>“Breaking the Habit”</em> dépasse la simple histoire de rupture personnelle : il devient une errance visuelle à travers une métropole frénétique, reflet de l’âme en conflit d’un homme face à ses démons.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Breaking the Habit (Official Music Video) [HD UPGRADE] – Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/v2H4l9RpkwM?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>14. Blackout</strong></h2>
<p>Un torrent de colère, sans guitare (si l’on omet les samples ravagés en fin de titre). <em>“Blackout”</em> démontre que <strong>Linkin Park</strong> peut être violent sans son gros mur de son. Production impeccable, chant possédé, c’est de la rage pure, transfigurée par la maîtrise d’un groupe alors au sommet de son art.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Blackout - Linkin Park (A Thousands Suns)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/CpfRXSHb-6Y?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>15. In Pieces</strong></h2>
<p>La seule chanson du groupe avec un vrai solo de guitare — et quel solo! Mené par la voix de Chester, <em>“In Pieces”</em> prouve que même la retenue peut être puissante. Une pépite discrète et magnifiquement arrangée où le groupe conjugue son héritage rock avec une ouverture émotionnelle rare, et prouve que la profondeur ne se mesure pas toujours en volume ou en Over-drive.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="In Pieces - Linkin Park (Minutes To Midnight)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/NaRBn6QIMcQ?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>16. Iridescent</strong></h2>
<p><em>“Iridescent”</em> est l’un des joyaux de <em>A Thousand Suns</em>. Les mélodies vocales frappent droit au cœur, tandis que les guitares, limpides et mystérieuses, élèvent le morceau dans une dimension presque aérienne. En live, le titre se déploie pleinement : un hymne lumineux, fragile et puissant à la fois, capable de transcender l’instant et de toucher profondément le public.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Iridescent [Official Music Video] - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/xLYiIBCN9ec?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>17. Friendly Fire</strong></h2>
<p><em>“Friendly Fire”</em>, récemment rescapée des sessions de <em>One More Light</em> (2017) pour figurer sur un best-of, aurait pu être un tube immense. Ce titre, posthume pour Chester Bennington, est la preuve ultime que <strong>Linkin Park</strong> traverse les décennies sans perdre son souffle. C’est brillant, moderne, instantané, une simple question nous brûle les lèvres : quand on entend le niveau de One More Light, comment un titre pareil a-t-il pu rester dans les tiroirs ?</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Friendly Fire [Official Music Video]  - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/HMluqSGag5E?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>18. The Messenger</strong></h2>
<p>Quand <strong>Linkin Park</strong> s’aventure en terrain <a href="https://rocksound.fr/rock-and-folk-rock-francais/">folk</a>, le résultat est désarmant. On a longuement hésité avec <em>“The Little Things Give You Away”</em>, autre ballade folk présente sur <em>Minutes to Midnight</em>, mais <em>“The Messenger”</em> l’emporte par sa simplicité et sa force émotionnelle. C’est une ballade nue, sincère, où Chester chante avec une justesse particulièrement touchante. Dans le mille.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Messenger - Linkin Park (A Thousands Suns)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/ec2RlGgNIUs?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>19. Good Things Go</strong></h2>
<p>Il y a beaucoup de grands moments sur <em><a href="https://rocksound.fr/linkin-park-nouvelle-chanteuse/">From Zero</a></em> (2024), mais <em>“Good Things Go”</em> en est peut-être le sommet. Le morceau déploie une intensité rare, entre la production lourde et texturée de Shinoda et ce refrain lumineux où sa voix se mêle à celle d’Emily dans une harmonie qui brûle de mille feux. C’est à la fois mélancolique et triomphant, comme si le morceau refusait de choisir entre la nostalgie et la renaissance. Un des titres les plus sincère et beau du projet.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Good Things Go (Official Audio Visualizer) - Linkin Park" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/Ip0jJACsE_g?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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<h2><strong>20. Roads Untravelled</strong></h2>
<p>Clôturer ce top avec <em>“Roads Untravelled”</em> sonnait comme une évidence. On pense à la version live de Mike Shinoda au Hollywood Bowl, une cérémonie en forme d’hommage à Chester ayant eu lieu 3 mois après son départ. On entend tout : le souffle, les respirations, les silences. La voix est tremblante, prête à lâcher, la gorge est serrée. Ça et là, quelques fausses notes de guitare et de piano, qu’on devine provoquées par des yeux embués. Un moment profondément humain.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Linkin Park - Roads Untraveled (Live Hollywood Bowl 2017)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/yMcwZT0D7fw?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil de ces vingt morceaux, on traverse toute l’histoire de <strong>Linkin Park</strong> : des débuts rugueux et vulnérables de <em>Hybrid Theory</em>, aux expérimentations audacieuses de <em>A Thousand Suns</em>, jusqu’aux instants bouleversants et introspectifs qui ponctuent One More Light et au-delà. Entre rage et mélancolie, fragilité et puissance, chaque titre est un miroir des émotions humaines, un cri partagé par des millions de fans à travers le monde. Comme un voyage dans l’univers d’un groupe qui a su transformer sa douleur en catharsis, sa colère en énergie, et nos blessures en résonance. Et au-delà des notes et des mots, <strong>Linkin Park</strong> reste ce pont fragile et puissant entre l’intime et le collectif, un écho éternel de nos fragilités et de nos espoirs, là où la musique devient plus qu’un art : une nécessité</p>
<p><img data-dominant-color="474b46" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #474b46;" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-18365 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2025/11/3491c3c1b59e31078171d48f0226ea79.webp" alt="3491c3c1b59e31078171d48f0226ea79" width="516" height="1024" title="TOP 20 Linkin Park : entre classiques incontournables et trésors cachés 36" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2025/11/3491c3c1b59e31078171d48f0226ea79.webp 516w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2025/11/3491c3c1b59e31078171d48f0226ea79-480x953.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 516px, 100vw" /></p>
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<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Peaky Blinders : L’Immortel sur Netflix, Thomas Shelby face à son mythe</title>
		<link>https://rocksound.fr/peaky-blinders-limmortel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:56:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Films / Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[Peaky Blinders : L’Immortel est disponible sur Netflix depuis le 20 mars 2026, et si tu pensais que Thomas Shelby avait rangé ses démons dans un tiroir en acajou, mauvaise pioche. Le film replonge dans l’univers crime, Birmingham, gang, mafia, avec un Shelby plus spectral que jamais, incarné par Cillian Murphy, entre mythe, psychologie, pouvoir [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="126" data-end="834"><strong>Peaky Blinders : L’Immortel est disponible sur <a href="https://rocksound.fr/the-madness-netflix/">Netflix</a> depuis le 20 mars <a href="https://rocksound.fr/oasis-2026/">2026</a>, et si tu pensais que Thomas Shelby avait rangé ses démons dans un tiroir en acajou, mauvaise pioche. Le <a href="https://rocksound.fr/eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-chef-doeuvre/">film</a> replonge dans l’univers crime, Birmingham, gang, mafia, avec un Shelby plus spectral que jamais, incarné par Cillian Murphy, entre mythe, psychologie, pouvoir et destin. Ici, la suite ne cherche pas à séduire mais à creuser. Et au cœur de ce gouffre, il y a la musique, cette foutue bande originale qui transforme chaque silence en tension et chaque regard en confession. Ce film ne te raconte pas une histoire. Il te la plante dans le bide et attend que tu réagisses.</strong></p>
<div id="attachment_21481" style="width: 1819px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="3f4244" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #3f4244;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21481" class="size-full wp-image-21481 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-2.webp" alt="Peaky Blinders L’Immortel (The Immortal Man) " width="1809" height="1097" title="Peaky Blinders : L’Immortel sur Netflix, Thomas Shelby face à son mythe 38" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-2.webp 1809w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-2-1280x776.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-2-980x594.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-2-480x291.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1809px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21481" class="wp-caption-text">Peaky Blinders L’Immortel (The Immortal Man)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2 data-section-id="1nroe2h" data-start="841" data-end="913">Le retour de Thomas Shelby : autopsie d’un mythe qui refuse de crever</h2>
<p data-start="915" data-end="1166">Il y a des personnages qui meurent proprement. Générique, rideau, merci bonsoir. Et puis il y a Thomas Shelby. Le genre de type qui revient comme une mauvaise habitude, comme une <a href="https://rocksound.fr/12-chansons-qui-ont-change-leur-epoque/">chanson</a> que tu détestes mais que tu fredonnes quand même sous la douche. <strong data-start="1168" data-end="1199">Peaky Blinders : L’Immortel</strong> n’est pas une suite classique. C’est une dissection. Une plongée clinique dans ce qu’il reste d’un homme après qu’il a tout gagné. Et tout perdu.</p>
<p data-start="1347" data-end="1587">Thomas Shelby n’est plus un chef de gang. Il est devenu un concept. Une anomalie historique. Un type qui a survécu trop longtemps à ses propres choix. Et ça, le film le comprend parfaitement. Il ne cherche pas à le glorifier. Il le démonte. Shelby est double. Toujours. Stratège et suicidaire. Visionnaire et autodestructeur. Il construit des empires comme d’autres construisent des cercueils.</p>
<p data-start="1851" data-end="2019">Le film pousse cette logique à l’extrême. Chaque scène est une confrontation entre ce qu’il a été et ce qu’il est devenu. Et ce qu’il est devenu, c’est pas joli à voir.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Peaky Blinders : L&#039;immortel : la bande-annonce (VOST)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/I7iOPkVBNwU?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 data-section-id="k8rcnw" data-start="2021" data-end="2047">Shelby face à lui-même</h3>
<p data-start="2049" data-end="2254">Il n’y a plus vraiment d’ennemi extérieur. Le vrai combat est intérieur. Le film abandonne progressivement les codes du <strong data-start="2169" data-end="2189">drame historique</strong> pour glisser vers quelque chose de plus intime. Plus dérangeant.</p>
<ul data-start="2256" data-end="2333">
<li data-section-id="1qrp6t5" data-start="2256" data-end="2276">Moins de politique</li>
<li data-section-id="4zyel9" data-start="2277" data-end="2297">Moins de stratégie</li>
<li data-section-id="1epoa94" data-start="2298" data-end="2315">Plus de silence</li>
<li data-section-id="tc2bgn" data-start="2316" data-end="2333">Plus de regards</li>
</ul>
<p data-start="2335" data-end="2372">Et ces regards, ils pèsent une tonne. Shelby devient un fantôme dans son propre monde. Il marche, parle, agit, mais on sent qu’il est déjà ailleurs. Comme s’il observait sa propre vie avec une distance glaciale.</p>
<h3 data-section-id="1mqw76g" data-start="2549" data-end="2584">L’immortalité comme malédiction</h3>
<p data-start="2586" data-end="2691">Le titre n’est pas là pour faire joli. <strong data-start="2625" data-end="2639">L’Immortel</strong>, ce n’est pas un super-pouvoir. C’est une punition. Le film pose une question simple mais brutale : que reste-t-il quand tu ne peux plus mourir symboliquement ? Shelby ne peut plus disparaître. Il est devenu trop grand pour ça. Trop mythique. Trop ancré dans l’imaginaire collectif. Et c’est là que le film devient presque philosophique. Il ne parle plus de crime. Il parle de trace. D’héritage. De ce que laisse un homme derrière lui quand il a tout brûlé.</p>
<h2 data-section-id="1655eb6" data-start="3107" data-end="3170"></h2>
<h2 data-section-id="1655eb6" data-start="3107" data-end="3170">Une mise en scène qui te prend à la gorge et ne lâche jamais</h2>
<p data-start="3172" data-end="3350">Visuellement, le film est une leçon. Pas une leçon académique bien propre. Une leçon brutale. Comme un concert où tu ressors avec les oreilles qui sifflent et le cerveau en vrac. La mise en scène de Steven Knight évolue. Elle devient plus sèche. Plus radicale. Moins démonstrative.</p>
<h3 data-section-id="1u3r5s8" data-start="3456" data-end="3482">Une esthétique du vide</h3>
<p data-start="3484" data-end="3591">Birmingham n’est plus filmée comme un terrain de jeu. C’est un décor vidé de sa substance. Un espace hanté. Les rues semblent trop larges. Les pièces trop silencieuses. Les corps trop seuls. Il y a un truc qui cloche. Et c’est volontaire. On est loin du spectacle flamboyant. Ici, chaque plan est une respiration coupée.</p>
<h3 data-section-id="gvs24i" data-start="3809" data-end="3833">Le rythme comme arme</h3>
<p data-start="3835" data-end="3924">Le film prend son temps. Parfois trop. Et c’est précisément là qu’il devient intéressant. Il y a une lenteur assumée. Une volonté de laisser le malaise s’installer. Comme un morceau qui refuse d’exploser. Ça rappelle cette idée que tu développes sur la musique live : la maîtrise permet à la folie d’exister. Ici, la lenteur permet à la tension de naître.</p>
<h3 data-section-id="hgiabp" data-start="4232" data-end="4259">Une violence différente</h3>
<p data-start="4261" data-end="4316">La violence est toujours là. Mais elle est transformée.</p>
<ul data-start="4318" data-end="4372">
<li data-section-id="6eyjm3" data-start="4318" data-end="4339">Moins spectaculaire</li>
<li data-section-id="bt7dts" data-start="4340" data-end="4353">Plus intime</li>
<li data-section-id="1lsxdxa" data-start="4354" data-end="4372">Plus dérangeante</li>
</ul>
<p data-start="4374" data-end="4427">Une balle ne fait plus du bruit. Elle laisse un vide. Un coup ne choque plus. Il fatigue. Le film ne cherche pas à impressionner. Il cherche à user.</p>
<h2 data-section-id="1k8s879" data-start="4531" data-end="4609"><img data-dominant-color="2f323c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #2f323c;" loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21479 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-2.webp" alt="Peaky Blinders LImmortel The Immortal Man 2" width="1920" height="1280" title="Peaky Blinders : L’Immortel sur Netflix, Thomas Shelby face à son mythe 39" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-2.webp 1920w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-2-1280x853.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-2-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-2-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1920px, 100vw" /></h2>
<h2 data-section-id="l2srr9" data-start="0" data-end="80"></h2>
<h2 data-section-id="l2srr9" data-start="0" data-end="80">La musique : colonne vertébrale émotionnelle et arme de destruction massive</h2>
<p data-start="82" data-end="504">Dans <strong data-start="122" data-end="153">Peaky Blinders : L’Immortel</strong>, la musique ne sert pas le film, elle le domine. Elle agit comme une pression constante, une présence invisible qui écrase les personnages, qui les <a href="https://rocksound.fr/voiranime-le-guide-ultime/">guide</a>, qui les trahit aussi parfois. Là où la <a href="https://rocksound.fr/black-doves/">série</a> utilisait déjà le <a href="https://rocksound.fr/glossaire-genres-musicaux-rock/">rock</a> comme un marqueur esthétique, le film passe un cap. Il transforme la <a href="https://rocksound.fr/arcane-league-of-legends-bande-son-dexception/">bande-son</a> en matière vivante, instable, presque toxique.</p>
<p data-start="506" data-end="618">Et au cœur de cette mutation, il y a un choix qui claque : <strong data-start="581" data-end="615">les reprises de Massive Attack</strong>.  Pas des clins d’œil. Pas des hommages. Des réinterprétations.</p>
<p data-start="685" data-end="1059">Les morceaux emblématiques du <a href="https://rocksound.fr/le-meilleur-de-la-presse-uk-usa/">groupe</a> sont déconstruits, ralentis, vidés de leur groove trip-hop pour devenir autre chose. Quelque chose de plus froid, de plus spectral. Les basses sont moins sensuelles, plus lourdes, presque oppressantes. Les nappes électroniques deviennent des brumes épaisses. On n’écoute plus Massive Attack, on le traverse comme un brouillard toxique. Et ce choix est loin d’être anodin. Massive Attack, c’est déjà une musique de tension, de paranoïa urbaine. En la retravaillant, le film accentue cette sensation de fin du monde intérieur. Chaque reprise agit comme une mémoire déformée, un souvenir qui revient mal, qui s’effrite. Comme Shelby lui-même.</p>
<p data-start="1368" data-end="1404">Et puis il y a <strong data-start="1383" data-end="1401">Fontaines D.C.</strong>.</p>
<p data-start="1406" data-end="1672">Là, on change d’énergie, mais pas de noirceur. Les titres du groupe irlandais injectent une urgence plus brute, plus frontale. Moins atmosphérique que Massive Attack, plus nerveuse, plus viscérale. C’est du post-punk qui cogne, qui avance, qui refuse de s’excuser.</p>
<p data-start="1674" data-end="1937">Leur présence dans le film n’est pas décorative. Elle agit comme un rappel : le monde continue de bouger, même quand Shelby est figé. Leur son tranche avec la lenteur du récit. Il crée des fissures dans le rythme, des accélérations soudaines, presque violentes. Et surtout, Fontaines D.C., c’est une musique de colère contenue. Une rage qui ne crie pas forcément, mais qui ronge. Et ça colle parfaitement à l’état mental du personnage. Entre les reprises déstructurées de Massive Attack et la tension nerveuse de Fontaines D.C., le film construit une bande-son schizophrène.</p>
<p data-start="2258" data-end="2309">D’un côté, l’enlisement. De l’autre, l’urgence. Et au milieu, Shelby.</p>
<p data-start="2336" data-end="2534">La musique remplace souvent les dialogues. Elle dit ce que les personnages taisent. Elle traduit la fatigue, la paranoïa, la solitude. Elle devient une langue parallèle. Une narration souterraine. On retrouve ici une logique proche de ce que tu évoquais sur certaines performances musicales : une musique qui ne cherche pas à séduire mais à explorer, à déranger, à creuser.</p>
<p data-start="2754" data-end="2821">Et c’est précisément ce que fait <strong data-start="2787" data-end="2818">Peaky Blinders : L’Immortel</strong>. Il n’utilise pas la musique pour accompagner. Il l’utilise pour fissurer. Chaque morceau agit comme une lame. Pas forcément visible, mais toujours là. Toujours en <a href="https://rocksound.fr/interview-last-train/">train</a> d’entailler quelque chose. Une scène. Une émotion. Une certitude.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Angel" width="1080" height="810" src="https://www.youtube.com/embed/Idi5PDNETSs?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 data-section-id="1msaj7" data-start="5960" data-end="6023">Pourquoi ce film dérange (et pourquoi c’est une bonne chose)</h2>
<p data-start="6025" data-end="6116">Le problème avec <strong data-start="6042" data-end="6073">Peaky Blinders : L’Immortel</strong>, c’est qu’il ne donne pas ce qu’on attend. Pas de glorification. Pas de fan service facile. Pas de conclusion propre. À la place, on a :</p>
<ul data-start="6214" data-end="6280">
<li data-section-id="bxvgw8" data-start="6214" data-end="6235">Un personnage brisé</li>
<li data-section-id="1xtv34i" data-start="6236" data-end="6257">Une narration lente</li>
<li data-section-id="bczx9c" data-start="6258" data-end="6280">Une ambiance pesante</li>
</ul>
<p data-start="6282" data-end="6306">Et ça, ça peut frustrer.</p>
<p data-start="6308" data-end="6357">Mais c’est aussi ce qui rend le film intéressant. Il refuse de devenir un produit. Il reste une œuvre. Comme ces groupes que tu évoques qui jouent encore avec sincérité, sans chercher à plaire à tout prix.</p>
<h2 data-section-id="8dtpi" data-start="6560" data-end="6573"></h2>
<h2 data-section-id="8dtpi" data-start="6560" data-end="6573">Conclusion</h2>
<p data-start="6575" data-end="6716"><strong data-start="6575" data-end="6606">Peaky Blinders : L’Immortel</strong> est un<a href="https://rocksound.fr/les-10-meilleurs-films-dhorreur-de-tous-les-temps/"> film imparfait</a>, exigeant, parfois frustrant. Mais profondément cohérent avec l’univers qu’il prolonge. Il ne cherche pas à être aimé. Il cherche à être ressenti. Et dans un paysage saturé de contenus lisses et interchangeables, ça fait un bien fou. Thomas Shelby n’est plus un héros. Il est devenu une question.  Et la vraie question, ce n’est pas s’il est immortel. C’est pourquoi on n’arrive pas à l’oublier.</p>
<div id="attachment_21480" style="width: 1354px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="3d2e16" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #3d2e16;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21480" class="size-full wp-image-21480 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-1.webp" alt="Peaky Blinders L’Immortel (The Immortal Man)" width="1344" height="756" title="Peaky Blinders : L’Immortel sur Netflix, Thomas Shelby face à son mythe 40" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-1.webp 1344w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-1-1280x720.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-1-980x551.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/Peaky-Blinders-LImmortel-The-Immortal-Man-1-1-480x270.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1344px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21480" class="wp-caption-text">Peaky Blinders L’Immortel (The Immortal Man)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>FAQ  : disséquer Peaky Blinders</h2>
<h3 data-section-id="n15vu7" data-start="203" data-end="263">Le film est-il une vraie conclusion à Peaky Blinders ?</h3>
<p data-start="264" data-end="1018">Oui, mais pas au sens confortable du terme. <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=289679.html" target="_blank" rel="noopener"><strong data-start="308" data-end="339">Peaky Blinders : L’Immortel</strong></a> agit comme une conclusion narrative en refermant certains arcs, mais il sabote volontairement toute idée de fin propre. Pas de fermeture nette, pas de morale rassurante, juste une sensation de boucle qui se resserre sans jamais se verrouiller. Le film préfère laisser des cicatrices ouvertes plutôt que des pansements scénaristiques. Shelby ne disparaît pas, il se transforme en trace, en écho, en mythe qui refuse de s’éteindre. Ce n’est pas une fin, c’est une mue. Et au fond, le film pose une question assez brutale : est-ce qu’un personnage comme Shelby peut vraiment finir, ou est-il condamné à hanter l’imaginaire collectif comme une chanson qu’on n’arrive pas à oublier ?</p>
<h3 data-section-id="1lry5ss" data-start="1020" data-end="1070">La musique est-elle différente de la série ?</h3>
<p data-start="1071" data-end="1792">Oui, et elle change complètement la nature du film. Là où la série utilisait la musique comme une signature cool, un décalage stylé entre rock moderne et époque historique, le film transforme la bande-son en matière vivante. Elle ne souligne plus, elle envahit. Elle ne sert plus l’image, elle la contredit parfois, elle la tord, elle l’étouffe. On passe d’un usage esthétique à un usage presque organique. La musique devient une extension de l’état mental de Shelby, une nappe anxiogène qui colle aux scènes comme une sueur froide. Moins de morceaux identifiables, plus de textures, de tensions, de silences habités. Elle ne te guide pas, elle te perd volontairement. Et c’est précisément là qu’elle devient essentielle.</p>
<h3 data-section-id="1ui8d2a" data-start="1794" data-end="1836">Peut-on voir le film sans la série ?</h3>
<p data-start="1837" data-end="2415">Oui, tu peux suivre l’histoire, comprendre les enjeux, saisir les rapports de force. Mais tu perds l’essentiel. Parce que ce film ne repose pas seulement sur ce qu’il raconte, mais sur ce qu’il réactive. Chaque regard de Shelby, chaque silence, chaque hésitation est chargé de son passé. Sans la série, tu vois un personnage. Avec la série, tu ressens un poids. Et ce poids est au cœur du film. <strong data-start="2232" data-end="2263">Peaky Blinders : L’Immortel</strong> est construit comme une résonance, pas comme un point de départ. Donc oui, c’est accessible techniquement, mais émotionnellement, tu restes à la porte.</p>
<h3 data-section-id="1f2ckba" data-start="2417" data-end="2446">Le rythme est-il lent ?</h3>
<p data-start="2447" data-end="3036">Oui, et ce n’est pas un défaut, c’est une stratégie. Le film adopte un rythme étiré, presque inconfortable, qui refuse les codes du divertissement rapide. Il laisse les scènes respirer, voire suffoquer. Ce ralentissement sert à installer une tension sourde, une fatigue, une usure qui reflètent l’état intérieur de Shelby. Ce n’est pas un film qui te pousse en avant, c’est un film qui t’oblige à rester. À regarder. À encaisser. Si tu acceptes ce tempo, il devient hypnotique. Si tu attends du rythme classique, il peut te frustrer. Mais dans tous les cas, il est cohérent avec le propos.</p>
<h3 data-section-id="7k5cl0" data-start="3038" data-end="3084">Thomas Shelby change-t-il dans le film ?</h3>
<p data-start="3085" data-end="3649">Oui, profondément, presque violemment. On ne retrouve plus le Shelby stratège, conquérant, maître du jeu. Ici, il est en confrontation avec lui-même. Il ne construit plus, il encaisse. Il ne manipule plus, il subit les conséquences de ses choix passés. Le mouvement s’inverse : de l’expansion à l’introspection. Et ce basculement est brutal. Shelby devient un homme qui regarde derrière lui plutôt que devant. Un homme qui n’essaie plus de gagner, mais de comprendre. Et cette évolution le rend paradoxalement plus fragile, plus humain, mais aussi plus inquiétant.</p>
<h3 data-section-id="1ldyvfv" data-start="3651" data-end="3692">Le film est-il fidèle à l’univers ?</h3>
<p data-start="3693" data-end="4213">Oui, mais il en propose une lecture plus sombre et plus intérieure. On retrouve tous les éléments constitutifs de l’univers Peaky Blinders : l’ambiance lourde, la tension politique, l’esthétique travaillée, la complexité des personnages. Mais le film déplace le regard. Là où la série racontait une ascension, le film explore une chute. Là où la série était une fresque, le film est une autopsie. C’est le même monde, mais vu après l’impact. Et c’est précisément ce qui le rend fidèle : il ne répète pas, il approfondit.</p>
<h3 data-section-id="7026xp" data-start="4215" data-end="4259">La mise en scène est-elle différente ?</h3>
<p data-start="4260" data-end="4789">Oui, et de manière assez radicale. La mise en scène abandonne une partie de son côté iconique pour devenir plus froide, plus minimaliste, presque clinique. Moins de mouvements spectaculaires, plus de plans fixes. Moins de stylisation, plus de dépouillement. Les cadres sont plus vides, les espaces plus larges, les personnages plus isolés. On sent une volonté de retirer plutôt que d’ajouter. Et ce choix renforce une idée centrale : tout ce que Shelby a construit sonne désormais creux. La forme épouse le fond, sans concession.</p>
<h3 data-section-id="5bbtte" data-start="4791" data-end="4824">Le film est-il accessible ?</h3>
<p data-start="4825" data-end="5309">Non, clairement pas au sens grand public du terme. Ce n’est pas un film qui te prend par la main ou qui t’explique tout. Il demande de l’attention, de la patience et une certaine tolérance à l’inconfort. Il laisse des zones d’ombre, des silences, des ambiguïtés. C’est un film qui te demande de participer, de combler les vides, d’accepter de ne pas tout comprendre immédiatement. Et dans une époque où tout est simplifié, ça peut déstabiliser. Mais c’est aussi ce qui fait sa valeur.</p>
<h3 data-section-id="hcmp2y" data-start="5311" data-end="5346">Est-ce un film grand public ?</h3>
<p data-start="5347" data-end="5794">Non, et c’est assumé. Le film refuse les codes classiques du divertissement : pas de rythme calibré, pas de climax évident, pas de résolution propre. Il préfère poser des questions plutôt que donner des réponses. Il privilégie l’ambiance à l’action, la tension à l’efficacité. Ce positionnement le rend moins accessible, mais lui permet d’exister comme une œuvre singulière, avec une vraie identité. Ce n’est pas un produit, c’est une proposition.</p>
<h3 data-section-id="1t8c07w" data-start="5796" data-end="5819">Faut-il le voir ?</h3>
<p data-start="5820" data-end="6265" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Oui, mais pas pour les raisons habituelles. Il ne faut pas le voir pour retrouver exactement la série ou pour passer un moment confortable. Il faut le voir si tu es prêt à accepter un film imparfait, lent, parfois frustrant, mais sincère, habité et audacieux. Un film qui prend des risques, qui refuse de plaire à tout le monde, qui préfère déranger plutôt que séduire. Et dans un paysage saturé de contenus formatés, ça devient presque un luxe.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Twilight Sad &#8211; It&#8217;s The Long Goodbye</title>
		<link>https://rocksound.fr/the-twilight-sad-its-the-long-goodbye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://rocksound.fr/?p=20978</guid>

					<description><![CDATA[4/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️ &#8211; Il aurait été facile d’ouvrir cette chronique en présentant It&#8217;s The Long Goodbye comme le disque d’un groupe soudain débarrassé de tout ce qui le retenait jusque-là. Non que les précédents efforts de The Twilight Sad aient jamais manqué de puissance, bien au contraire, leur discographie regorge de petites merveilles à la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="yi40Hd YrbPuc" aria-hidden="true">4/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️ &#8211; </span></strong><strong>Il aurait été facile d’ouvrir cette <a href="https://rocksound.fr/chroniques/">chronique</a> en présentant <em>It&rsquo;s The Long Goodbye</em> comme le disque d’un <a href="https://rocksound.fr/le-meilleur-de-la-presse-uk-usa/">groupe</a> soudain débarrassé de tout ce qui le retenait jusque-là. Non que les précédents efforts de The Twilight Sad aient jamais manqué de puissance, bien au contraire, leur discographie regorge de petites merveilles à la mélancolie ciselée. Mais ce retour, après 7années de silence, résonne différemment. Plus frontal. Plus intime, aussi. Comme si le groupe signait ici son œuvre la plus personnelle et paradoxalement, la plus accessible.</strong></p>
<p><strong><img data-dominant-color="a25b4e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a25b4e;" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-20979 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/a1430795615_16-1.webp" alt="a1430795615 16 1" width="300" height="300" title="The Twilight Sad - It&#039;s The Long Goodbye 42" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/a1430795615_16-1.webp 300w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/a1430795615_16-1-150x150.webp 150w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/a1430795615_16-1-120x120.webp 120w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il aurait été facile également, voire franchement réducteur, de lire </span><i><span style="font-weight: 400;">The Long Goodbye</span></i><span style="font-weight: 400;"> comme une simple mue stylistique, le moment où <strong>The Twilight Sad</strong> aurait enfin décidé d’arrondir les angles pour mieux atteindre sa cible. Ce serait pourtant passer à côté de l’essentiel. Car derrière l’apparente limpidité de ces nouveaux morceaux ne se cache pas un renoncement, mais une forme de dépouillement volontaire. Comme si le groupe avait compris, à la manière de certains moralistes, que la justesse émotionnelle naît moins de l’accumulation que de la précision du geste.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="THE TWILIGHT SAD - ATTEMPT A CRASH LANDING - THEME" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/oAsnVV8311s?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis ses débuts, la formation écossaise excelle dans cet art délicat : transformer la douleur privée en onde de choc collective. Mais rarement cette mécanique émotionnelle n’avait semblé aussi dénudée. Graham lui-même l’admet : moins de métaphores, moins d’écrans de fumée. Une écriture plus frontale, presque désarmante, qui épouse les guitares urgentes et texturées d’Andy MacFarlane.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce dépouillement n’a rien d’un adoucissement. Il relève plutôt d’une forme de lucidité presque brutale : celle qui consiste à regarder la perte en face sans chercher à la mythifier. Écrit sur près de sept ans — entre tournées avec The <a href="https://rocksound.fr/the-cure-songs-of-a-lost-world/">Cure</a>, bouleversements familiaux et épisodes de fragilité mentale — </span><i><span style="font-weight: 400;">It’s The Long Goodbye</span></i><span style="font-weight: 400;"> avance ainsi sur une ligne de crête rare, où la vulnérabilité ne s’excuse jamais d’exister.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="THE TWILIGHT SAD - DESIGNED TO LOSE" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/kooPFvDf8rI?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Prétendre que la présence de <a href="https://rocksound.fr/robert-plant-saving-grace/">Robert</a> <a href="https://rocksound.fr/smith-kotzen-au-trianon/">Smith</a> plane tel un oiseau magistral au-dessus de l’album, comme si l’ombre tutélaire de <a href="https://rocksound.fr/the-cure-influence-musique-80/">The Cure</a> venait naturellement envelopper le disque d’une caution gothique supplémentaire, serait, là encore, céder à la facilité du récit. Car si Smith a bien accompagné le groupe dès les phases de démos, allant jusqu’à y poser sa voix <em>“Back To Fourteen”</em>, son empreinte n’a rien d’envahissant. Elle agit plutôt comme un fil discret, presque souterrain, qui renforce la tension émotionnelle sans jamais détourner le regard de l’essentiel : le cœur battant de <strong>The Twilight Sad</strong> reste intact, toujours guidé par cette capacité rare à faire surgir la lumière au milieu des zones les plus fissurées de l’expérience humaine avec un facilité désarmante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pourtant, rien n’est jamais facile dans l’œuvre de <strong>The Twilight Sad</strong>. Depuis 2003, le groupe persiste, repoussant sans cesse ses propres limites pour proposer des disques plus riches, plus profonds, capables de combler son public tout en ouvrant de nouveaux champs des possibles. </span><i><span style="font-weight: 400;">It’s The Long Goodbye</span></i><span style="font-weight: 400;"> peut sembler limpide à l’écoute, presque comme une évidence dans sa puissance et son émotion <em>“Get Away From It All”</em>.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="THE TWILIGHT SAD - WAITING FOR THE PHONE CALL" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/P9zuO-aYhik?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais il suffit d’y prêter une oreille attentive pour sentir que chaque <a href="https://rocksound.fr/12-chansons-qui-ont-change-leur-epoque/">chanson</a> porte le poids de bientôt 20 ans de persévérance, de nuits blanches, de tournées et de travail acharné. C’est dans ce vertige entre apparente simplicité et profondeur sourde que réside toute la force du groupe. </span><span style="font-weight: 400;">La somme de tout ce que l’on a le plaisir de vivre sur</span><i><span style="font-weight: 400;"> It’s The Long Goodbye</span></i><span style="font-weight: 400;"> résulte de ce dépassement. C’est le déploiement de toute la force qu’il a fallu au groupe pour en arriver là. Des décharges de guitares comme autant de déflagrations d’émotions et de souvenirs, des nuées de synthés, mélodiques et mélancoliques, qui s’entrelacent avec une élégance presque dangereuse.</span></p>
<div id="attachment_20986" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="6c7f83" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6c7f83;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-20986" class="size-full wp-image-20986 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/resize_ALBUM-ANNOUNCE-PR-PHOTO-credit-Abbey-Raymonde-scaled.webp" alt="resize ALBUM ANNOUNCE PR PHOTO credit Abbey Raymonde scaled" width="2560" height="1705" title="The Twilight Sad - It&#039;s The Long Goodbye 43" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/resize_ALBUM-ANNOUNCE-PR-PHOTO-credit-Abbey-Raymonde-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/resize_ALBUM-ANNOUNCE-PR-PHOTO-credit-Abbey-Raymonde-1280x853.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/resize_ALBUM-ANNOUNCE-PR-PHOTO-credit-Abbey-Raymonde-980x653.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/02/resize_ALBUM-ANNOUNCE-PR-PHOTO-credit-Abbey-Raymonde-480x320.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><p id="caption-attachment-20986" class="wp-caption-text"><a href="https://rocksound.fr/annie-leibovitz/">Photo</a> : Abbey Raymonde</p></div>
<p><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est un <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a> lancé pleine bille, alignant des titres d’une efficacité presque insolente, où les guitares s’abattent comme des éclats de lumière et où la voix de Graham se fait à la fois <a href="https://rocksound.fr/voiranime-le-guide-ultime/">guide</a> et témoin, traversant ces paysages avec une intensité qui ne s’excuse jamais. On navigue ainsi dans les codes de l’indie <a href="https://rocksound.fr/glossaire-genres-musicaux-rock/">rock</a> et les évidences cold wave, glissant à travers des climats new wave qui frappent droit au cœur et qui ne nous lâchent jamais. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et au milieu de tout cela, il y a ce sentiment rare et précieux que le groupe est toujours là, fidèle, comme un phare dans la tempête, un compagnon qui ne nous abandonne jamais vraiment. Que les temps soient doux ou complexes, faciles ou secoués.</span></p>
<p>It&rsquo;s The Long Goodbye sort le 27 Mars <a href="https://rocksound.fr/oasis-2026/">2026</a> chez Rock Action Records</p>
<p>Style : Indie Rock crépusculaire</p>
<p>Tracklist :</p>
<ul class="amazingaudioplayer-tracks">
<li id="320_011_GET_AWAY_FROM_IT_ALL_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item amazingaudioplayer-track-item-active amazingaudioplayer-track-item-active-hover"> 1 &#8211; GET AWAY FROM IT ALL</li>
<li id="320_012_DESIGNED_TO_LOSE_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 2 &#8211; DESIGNED TO LOSE</li>
<li id="320_013_ATTEMT_A_CRASH_LANDING_THEME_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 3 &#8211; ATTEMT A CRASH LANDING &#8211; THEME</li>
<li id="320_014_WAITING_FOR_THE_PHONE_CALL_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 4 &#8211; WAITING FOR THE PHONE CALL</li>
<li id="320_015_THE_CEILING_UNDERGROUND_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 5 &#8211; THE CEILING <a href="https://rocksound.fr/impact-velvet-underground-musique/">UNDERGROUND</a></li>
<li id="320_016_DEAD_FLOWERS_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 6 &#8211; DEAD FLOWERS</li>
<li id="320_017_INHOSPITABLE_HOSPITAL_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 7 &#8211; INHOSPITABLE/HOSPITAL</li>
<li id="320_018_CHESTWOUND_TO_THE_CHEST_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 8 &#8211; CHESTWOUND TO THE CHEST</li>
<li id="320_019_BACK_TO_FOURTEEN_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item"> 9 &#8211; <a href="https://rocksound.fr/foo-fighters-back-and-forth/">BACK</a> TO FOURTEEN</li>
<li id="320_020_TV_PEOPLE_STILL_THROWING_TVS_AT_PEOPLE_1758815879308411-maurey.julien@gmail.comID" class="amazingaudioplayer-track-item amazingaudioplayer-track-item-active-hover amazingaudioplayer-track-item-hoverover"> 10 &#8211; TV PEOPLE STILL THROWING TVS AT PEOPLE</li>
</ul>
<p>Site Officiel : <a href="https://thetwilightsad.com/" target="_blank" rel="noopener">thetwilightsad.com</a><br />
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Blind Test &#8211; Jehnny Beth : « Putain, ça va être horrible, je vais jamais rien trouver ! »</title>
		<link>https://rocksound.fr/blind-test-jehnny-beth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 16:13:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 7 mars 2026, juste avant son concert à l’Hydrophone de Lorient, nous avons eu la chance de rencontrer Jehnny Beth dans sa loge. Une rencontre simple, chaleureuse et incroyablement humaine, ce qui surprend quand on sait qu’elle a tout le répertoire du rock international dans son téléphone ! La soirée s’annonçait déjà mémorable, d’autant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 7 mars <a href="https://rocksound.fr/oasis-2026/">2026</a>, juste avant son concert à l’Hydrophone de Lorient, nous avons eu la chance de rencontrer Jehnny Beth dans sa loge. Une rencontre simple, chaleureuse et incroyablement humaine, ce qui surprend quand on sait qu’elle a tout le répertoire du <a href="https://rocksound.fr/glossaire-genres-musicaux-rock/">rock</a> international dans son téléphone ! La soirée s’annonçait déjà mémorable, d’autant plus que le <a href="https://rocksound.fr/le-meilleur-de-la-presse-uk-usa/">groupe</a> irlandais Enola Gay, en première partie, a livré une performance fabuleuse. Nous avons passé un moment drôle, agréable et unique avec elle. Cerise sur le gâteau, elle a brillé lors de notre blind test, terminant avec un très beau 8/10.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_21391" style="width: 2143px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="8a837c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8a837c;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21391" class="wp-image-21391 size-full not-transparent" title="Blind Test - Jehnny Beth" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049568-scaled.webp" alt="Blind Test - Jehnny Beth" width="2133" height="2560" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049568-scaled.webp 2133w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049568-1280x1536.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049568-980x1176.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049568-480x576.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2133px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21391" class="wp-caption-text">Blind Test &#8211; Jehnny Beth</p></div>
<p><b>Rock Sound :<br />
</b>Tout d’abord, félicitations pour ta sortie d’hier (entretien réalisé le 7 Mars 2026, la veille sortait le titre Look At Me avec Mike Patton). Le clip est dingue, le titre est fabuleux. Tout est bien !</p>
<p><b>Jehnny Beth :<br />
</b>Je suis contente que ça plaise, ça fait longtemps que je suis fan de Patton, j’ai découvert grâce à Johnny Hostile, il y a de ça des années ! Johnny a eu la chance de le voir sur scène quand il était jeune. Et puis là, pendant l’enregistrement de <b><i><span style="font-weight: 400;">You Heartbreaker You</span></i><span style="font-weight: 400;">, en fait, on a beaucoup, beaucoup écouté Patton en studio parce que c’est un des chanteurs les plus variés, techniquement très, très fort, tout ça sans perdre en émotion ni en créativité. C’est fou ! Et d’ailleurs, en parlant de créativité, quand on a reçu ses chants sur </span><i><span style="font-weight: 400;">Look At Me</span></i><span style="font-weight: 400;">, c’était dingue quoi. Y’avait une idée à la seconde, des effets dans tous les sens. Plein de choses ! C’était tellement riche et pas du tout attendu par rapport à la track.</span></b></p>
<p><b>Rock Sound :<br />
</b>En même temps, tu lui as envoyé avec des grosses basses anglaises, électro.</p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Jehnny Beth :</strong><br />
Ouais, il a vraiment kiffé. Y a un côté un peu funk à la Prince, un peu trap aussi dans le beat ! Moi j’aime bien les featuring où on laisse de l’espace. Il a écrit sa partie, ses lyrics. Il m’a posé plein, plein de questions, il m’a demandé de quoi parlait la track, moi j’avais posé ma partie avant lui.</span></p>
<h3></h3>
<h3><b>Faith No More – Naked In The Front Of The Computer ✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="Naked in Front of the Computer" width="1080" height="810" src="https://www.youtube.com/embed/R2c0AQb6OP8?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> (Dès que la voix arrive) <a href="https://rocksound.fr/refused-the-shape-of-punk-to-come/">Refused</a> ? Non, attends, je connais ce chant… Putain, ça va être horrible, je vais jamais rien trouver ! (rires) Ah mais c’est Mike ! <a href="https://rocksound.fr/faith-no-more-king-for-a-day/">Faith</a> No More ?</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Yes !</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Incomparable, inimitable !</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Je t’ai choisi un titre de cet <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a> car on retrouve beaucoup de l’énergie de cet album dans </span><i><span style="font-weight: 400;">You Heartbreaker You</span></i><span style="font-weight: 400;">, notamment sur </span><i><span style="font-weight: 400;">Out Of My Reach</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Lui, il a fait tellement de projets, je suis pas sûre qu’il soit méga content de toujours le ramener à <a href="https://rocksound.fr/faith-no-more-san-francisco/">Faith No More</a>. Mais quand même, Faith No More, c’est une grosse référence et je pense que ses chansons sont des mines d’or de créativité. </span><i><span style="font-weight: 400;">Out Of My Reach</span></i><span style="font-weight: 400;">, le refrain, c’est Patton de fou.</span></p>
<h3></h3>
<h3><b>Fugazi – Blueprint ✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="Blueprint" width="1080" height="810" src="https://www.youtube.com/embed/n6qMvT0U41M?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> (Instantanément) C’est Fugazi ! C’est sur </span><i><span style="font-weight: 400;">Repeater</span></i><span style="font-weight: 400;"> ? C’est </span><i><span style="font-weight: 400;">Blueprint</span></i><span style="font-weight: 400;"> ?</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Yes ! J’avais lu dans une <a href="https://rocksound.fr/interview-teddy-swims/">interview</a> que tu étais touchée par la radicalité de Dischord (label <a href="https://rocksound.fr/pulp-fiction-est-culte/">culte</a> de Fugazi).</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Oui, Ian MacKaye, je l’ai rencontré avec Savages. C’était à Coachella, il jouait avec The Evens. Il a vu Savages, on est resté en concert et à chaque fois qu’on jouait à Washington, il venait à nos <a href="https://rocksound.fr/concerts-rock-les-plus-fous/">concerts</a>, il entrait directement par les backstages. C’était toujours impressionnant parce que c’est un peu le maître Yoda du hardcore. Il est à l’origine de tellement de choses, il a changé l’histoire du <a href="https://rocksound.fr/interview-tony-lovato/">punk</a> et du hardcore. Et Fugazi pour moi, quand j’ai vu le <a href="https://rocksound.fr/vincent-lindon-coeur-sanglant/">documentaire</a> </span><i><span style="font-weight: 400;">Instrument</span></i><span style="font-weight: 400;">, qui est un super documentaire que je recommande à tout le monde, ça parle des fans et de ce qu’est vraiment le hardcore à la base. C’est un peu ce que reprend aujourd’hui Turnstile aujourd&rsquo;hui, d’une autre manière. C’est à propos des fans, à propos des gens qui viennent en concert, et </span><i><span style="font-weight: 400;">Instrument</span></i><span style="font-weight: 400;">, c’est ça : ils filment le public, c’est hyper intéressant.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et y a Guy Picciotto… pour moi, c’est le dieu de la scène. C’est un ange, y a quelque chose chez lui qui est de l’ordre de la grâce. Et pour une musique comme ça, c’est un mélange qui est vraiment beau à voir. C’est un danseur, il utilise vraiment son corps. Et le contraste, il est beau parce qu’il y a une grâce et une dureté en même temps. C’est quelque chose qui m’a beaucoup inspirée pour Savages : mettre la féminité au centre dans une musique qui est assez rude, agressive et angulaire. C’est une énorme référence pour moi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et puis Fugazi, c’est inimitable, c’est impossible de refaire la même chose, c’est une époque. Ce que j’aime aussi, c’est que c’est une musique spirituelle, qui est censée te faire avancer spirituellement. Quand tu vas à leur concert, tu comprends quelque chose sur toi-même, ils essaient de te pousser. Y a une bienveillance, c’est une philosophie du hardcore. Oui, on fait du mosh pit, oui c’est violent, mais on fait attention aux uns et aux autres. Y a cette fameuse anecdote qui est géniale où Ian MacKaye arrête son concert parce qu’il a repéré un gars en <a href="https://rocksound.fr/interview-last-train/">train</a> de bully tout le monde. Et il lui dit : « Je t’ai vu dehors en train de manger une glace, you’re an ice cream-eating motherfucker. » Il l’humilie devant tout le monde et lui dit : « Tu n’as pas à être comme ça. » C’est quelque chose où, si j’avais un enfant, j’en ai pas, je voudrais qu’il apprenne de cette école.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>The Smiths – I Know It’s Over ✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="The Smiths - I Know It&#039;s Over (Official Audio)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/M6o1SEj02t0?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ah bah je connais que ça, The Smiths ! J’ai une amie qui est très, très proche de Morrissey. Je l’ai jamais rencontré, il est venu à tous nos concerts de Savages à Manchester, il est venu à L.A. C’est les choses qu’on nous dit avant de monter sur scène (rires). Je lui ai piqué une lyrics sur </span><i><span style="font-weight: 400;">Adore</span></i><span style="font-weight: 400;">, quand je dis « In a distance there is truth that cuts like a knife », je l’ai transcendée là-dessus. C’est une grosse légende, son écriture est hyper intéressante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce que j’aime dans sa musique, c’est qu’il y a un croisement entre musique et <a href="https://rocksound.fr/wimfest/">littérature</a>. C’est quelque chose que j’ai compris avec Bowie très jeune, quand il chantait sur Jean Genet. Déjà, j’ai mis beaucoup de temps à comprendre qu’il chantait sur Jean Genet, parce que </span><i><span style="font-weight: 400;">Djin Jinii</span></i><span style="font-weight: 400;">, pour moi, c’était pas clair que c’était Jean Genet (rires). J’étais très littéraire quand j’étais jeune et c’était pas vu comme cool d’être littéraire. Et quelqu’un, Bowie, m’a fait comprendre qu’on pouvait très bien être une rockstar et lire Jean Genet. Donc je pense que Morrissey, c’est aussi un héritage de ça : ce côté très littéraire, étiré, mélancolique, romantique. En fait, ce sont les nouveaux romantiques. Et puis il chante comme une femme, il a toujours voulu prendre la place des femmes dans les chansons des années 60 et les amener dans sa voix d’homme, avec sa vision d’homme.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et moi, quand j’ai commencé Savages, c’était l’inverse : je ne voulais surtout pas prendre la position de la femme des années 50, parler de l’amour, du manque, de l’attente de l’autre. Moi, c’est l’inverse : la femme doit être active. Donc Morrissey, c’était un contre-exemple quelque part, même si j’adore sa musique.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est ça que j’adore dans ta musique, c’est qu’on sent par où tu es passée, musicalement, j’entends, mais on sent surtout que c’est toi qui transformes la chose et qui la diriges.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Bah c’est un très grand compliment (rires).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>Placebo ft David Bowie – Without You I’m Nothing ✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="Placebo - Without You I&#039;m Nothing (Feat. David Bowie) (Official Music Video)" width="1080" height="810" src="https://www.youtube.com/embed/c14qMbmP9eg?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> (Instantanément dès la première note de <a href="https://rocksound.fr/les-15-meilleurs-guitaristes-de-tous-les-temps/">guitare</a>) <a href="https://rocksound.fr/placebo-15-morceaux-pour-traverser-30-ans-de-vertige/">Placebo</a> !</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Bien joué, c’est loin d’être le titre le plus connu.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Je connais absolument par cœur les deux premiers <a href="https://rocksound.fr/5-albums-rocks-qui-ont-redefini-la-musique/">albums</a>. Ce morceau a une écriture incroyable. Quand j’avais 13 ans, ces deux albums m’ont complètement transcendée. Ça m’a fait aimer le rock, la guitare, parce que ça devenait accessible, y avait un côté <a href="https://rocksound.fr/iggy-pop/">pop</a> dedans. Mais ce morceau-là, c’est un morceau parfait, et Bowie l’a bien senti d’ailleurs.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Et cette idée de mettre les deux voix de Brian et de Bowie ensemble, sur le papier, une idée comme ça ne marche jamais et là, c’est parfait.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Tout à fait, absolument. Leurs timbres de voix font que ça fonctionne. C’est grâce à Brian Molko que j’ai découvert Bowie, les Smiths aussi, j’ai découvert plein, plein de trucs. Ils faisaient plein de reprises avec Placebo. C’était l’époque des bootlegs qu’on échangeait illégalement (rires).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et puis ce qui était bien chez Brian Molko, c’est le fait qu’il parlait ouvertement de sa bisexualité. Moi, étant bisexuelle aussi, grandissant dans une petite ville, sans jamais avoir entendu ce mot, c’était le seul qui en parlait quoi. J’ai compris des années plus tard, mais je pense que j’étais attirée par lui pour ça aussi, parce que je me reconnaissais là-dedans, dans cette mixité des genres et dans le fait qu’il n’y ait pas vraiment de place sur terre pour les bisexuels.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Comme tu dis, c’était le seul à en parler, et les gens prenaient ça pour de la provocation.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Provocation ou marketing ! C’est fou. Je lui dois beaucoup à Brian Molko.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Peut-être un featuring un jour ? </span><span style="font-weight: 400;">(Rires).</span></p>
<h3></h3>
<h3><b>Idles – Car Crash ✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="IDLES - CAR CRASH (Official Video)" width="1080" height="810" src="https://www.youtube.com/embed/Cw7jOq0op5E?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> (Instantanément dès les bruits de larsen) Idles !</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Bien joué !</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Un de mes morceaux préférés d’Idles, le côté un peu hip hop… </span><i><span style="font-weight: 400;">Crawler</span></i><span style="font-weight: 400;">, je trouve que c’est un des <a href="https://rocksound.fr/meilleurs-albums-rock/">meilleurs albums</a>, c’est vraiment là où Joe va explorer son côté dark dans ses lyrics.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Et en même temps, c’est peut-être leur album le plus accessible.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ouais, je suis d’accord, il est vraiment très, très bien. Idles, ça a été une vraie rencontre pour moi. Joe, je l’ai rencontré au tout début d’Idles et il m’a expliqué son amour pour </span><i><span style="font-weight: 400;">Adore Life</span></i><span style="font-weight: 400;"> et à quel point ça l’a inspiré pour faire </span><i><span style="font-weight: 400;">Joy as an Act of Resistance</span></i><span style="font-weight: 400;">. Que l’idée de l’amour à mettre en avant dans ce genre de musique, ça l’a fasciné.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il était à un des concerts de Savages à Bristol, The Downs, en 2016, quand on jouait avec Massive Attack et Primal Scream. Il était dans la foule, il était arrivé très tôt et ça a eu une influence sur lui. Et maintenant il a dépassé tout ça, il est devenu ce qu’il est devenu. Je le trouve incroyable sur scène, c’est un humain très complexe Joe, mais c’est ce que j’aime chez lui. C’est une des personnes que j’aime le plus au monde. On est très amis, très proches, et je l’aime très fort. J’ai des amis qui n’aiment pas Idles, et je comprends.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est le genre de groupe qu’on apprend à aimer.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ouais, c’est ça ! C’est un </span><i><span style="font-weight: 400;">educated guess</span></i><span style="font-weight: 400;"> (rires). Il faut les voir en concert surtout. On a fait une tournée ensemble, c’était vraiment génial. Ils ont un public de fidèles qui leur donne énormément.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>The XX – Performance ✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="Performance" width="1080" height="810" src="https://www.youtube.com/embed/wNh3TPqHL8E?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> (Instantanément) Ah c’est Romy avec The XX.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Exactement !</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ils reviennent cette année d’ailleurs ! C’était une grosse partie de ma vie, Romy. Aujourd’hui on se voit moins, mais il y a une période où on se voyait vraiment tout le temps. On a passé énormément de temps ensemble. On a beaucoup, beaucoup parlé. À une période où je vivais à Los Angeles avec Johnny (Hostile), elle était beaucoup là-bas aussi. On a coécrit des morceaux ensemble sur mon premier album solo.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle a été très importante pour moi dans cette transition entre Savages et ma période solo. Elle m’a invité à jouer avec The XX, elle m’a appris les éléments de la pop. Elle est passionnée de ça, ce n’est pas du tout mon monde, mais comme je suis très curieuse, j’aime bien apprendre. On a passé pas mal de temps dans son grenier à composer, plein de choses qui ne sont jamais sorties. Ça a été très enrichissant, on était toutes les deux dans des transitions : elles dans sa vie, moi dans ma musique. Je pense qu’on s’est bien épaulées.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Oui, elle a d’ailleurs sorti son premier album un peu après.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ouais, un album très électro, elle avait très envie d’être DJ. C’est aussi elle qui m’a poussée à être DJ, elle m’a appris à le faire. Elle m’a appris plein de choses, Romy. Aujourd’hui on se voit beaucoup moins, c’est la vie. C’est quelqu’un de vraiment chouette.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>Garbage – The Butterfly Collector ✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="Garbage - Butterfly Collector (2015 Remaster)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/rxo5hP78nG8?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Celui-là est compliqué.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Je connais, je suis sûre de connaître ce morceau. C’est Shirley ?</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Oui.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> <a href="https://rocksound.fr/garbage-let-all-that-we-imagine-be-the-light/">Garbage</a> !</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est une face B assez obscure, une reprise de The Jam écrite par <a href="https://rocksound.fr/depression-selon-saint-paul/">Paul</a> Weller. C’est un titre sur lequel Paul Weller a des propos assez misogynes à propos d’une fan, journaliste qui les suivait. Et le fait que ce soit Shirley qui le reprenne…</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ouais, c’est génial, c’est une super idée. Si tu me lances sur Shirley, j’en ai des tartines à te raconter. Shirley <a href="https://rocksound.fr/marilyn-manson-le-retour/">Manson</a>, c’est un être exceptionnel, je ne pourrais pas dire autre chose. J’en ai les larmes aux yeux de parler d’elle. C’est quelqu’un qui compte énormément pour moi et qui a été là à un moment très difficile pour moi, quand j’ai sorti </span><i><span style="font-weight: 400;">To Love Is To Live</span></i><span style="font-weight: 400;"> en pleine pandémie et que je me suis écrasée la gueule par terre. Que je n’ai rien pu faire de cet album, que j’avais misé tout dessus, mon argent, mon temps. Elle a tendu la main à ce moment-là et elle m’a dit qu’elle m’avait vue… Elle a compris un truc : c’est qu’entre femmes dans ce milieu, il y a énormément de compétition. Elle, elle n’a aucune malveillance. Elle a que du soutien, de l’amour et de l’intelligence. C’est quelqu’un d’extrêmement intelligent. Je crois qu’elle a beaucoup souffert dans ce milieu, qui ne cherche pas à encourager les femmes intelligentes, c’est plutôt l’inverse. C’est une source de savoir, Shirley. Dès que j’ai un souci ou une question, je l’appelle.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est une grande force.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ouais, c’est une force. C’est quelqu’un qui a été endommagée et qui s’est construit. Comme Karen O, comme Peaches. Elles sont toujours là, et elles font toujours des choses.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Le Garbage sorti l’année dernière est d’ailleurs super bien.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Oui, il est super. On a fait une date avec eux, j’étais ravie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>My Chemical Romance – Sleep ❌</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="My Chemical Romance - Sleep" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/RSAoJJzVXYY?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est <a href="https://rocksound.fr/muse-absolution/">Muse</a> ?</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Non, c’est américain.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est pas le genre de musique que j’écoute. C’est américain, ça ? C’est marrant. C’est récent ?</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> 2007, ça va avoir 20 ans, donc assez contemporain.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Tu sens le côté Muse un peu ? (rires) Non, je vois pas ce que c’est.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est <a href="https://rocksound.fr/my-chemical-romance-three-cheers-for-sweet-revenge/">My Chemical Romance</a>.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ah okay, alors vraiment je connais pas du tout. J’ai plein d’amis qui écoutent ça, mais moi pas du tout.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ça rejoint ce qu’on disait tout à l’heure, eux se revendiquaient beaucoup des Smiths, et beaucoup de gens ont découvert The Smiths grâce à My Chemical Romance.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Mais oui, c’est génial. Il faut des groupes charnières comme ça. Quand on est très jeune, on écoute des choses qui sont plus accessibles. Et ces artistes-là nous guident vers autre chose. Ces artistes-là, ils ont une culture, c’est hyper important. Je respecte beaucoup ça.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>Oklou – Family and Friends ❌</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="Oklou - family and friends (Official Music Video)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/tJnzKWKhRUM?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est Rosalia ?</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Non.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’est Mécano ?</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Non, c’est Oklou !</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ah, Oklou ! J’ai beaucoup de respect pour elle. Toutes les Françaises qui arrivent à s’exporter, encore plus depuis Poitiers… je suis très admirative de ce qu’elle fait. C’est très, très bien. C’est un tour de force, ce n’est pas donné à tout le monde de réussir à ce point. J’ai regardé pas mal d’interviews d’elle, même si je connais moins sa musique. Elle parlait beaucoup du Confort Moderne à Poitiers, j’ai eu la même éducation grâce à ce lieu. C’étaient des gens qui faisaient une très bonne <a href="https://rocksound.fr/kem-lalot-les-eurockeennes-de-belfort/">prog</a>, j’ai vu des trucs incroyables étant jeune, et elle disait la même chose. Par contre, il y avait peut-être un certain snobisme de leur part, ils ne s’ouvraient pas aux gens locaux. Moi je me souviens de ne pas avoir été soutenue par eux, ça m’a donné l’envie de partir… ce qui n’était pas plus mal. Mais je crois que ça a changé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>The Cure – A Forest </b><b>✔️</b></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="A Forest" width="1080" height="810" src="https://www.youtube.com/embed/qh-jVXyn5CM?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> (Imitant la guitare) Tin din, tin din, tin din ! The <a href="https://rocksound.fr/the-cure-songs-of-a-lost-world/">Cure</a> !</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> C’était pour illustrer ta signature chez Fiction Records !</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ah oui (rires) on ne s’en lasse pas du <a href="https://rocksound.fr/robert-plant-saving-grace/">Robert</a> ! Je l’ai rencontré une fois, je lui ai remis un prix aux NME Awards, il était très blasé, c’était très drôle. Fiction Records, c’est vraiment un beau label, j’étais très fière de signer chez eux. Jim Chancellor (le boss de Fiction) n’a vraiment pas peur des musiques extrêmes, il n’a pas peur des artistes comme moi. Heureusement qu’il existe.</span></p>
<p><b>Rock Sound :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Il sait vraiment défendre les projets radicaux.</span></p>
<p><b>Jehnny Beth :</b><b><br />
</b><span style="font-weight: 400;"> Ouais, il sait le faire. Et son frère est bassiste dans <a href="https://rocksound.fr/tool-aenima-analyse-influence/">Tool</a>, c’est fou (rires). C’est un mec génial dans l’industrie du disque, il en faut plus des comme lui.</span></p>
<p><img data-dominant-color="7b7873" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7b7873;" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-21392 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049569-scaled.webp" alt="1000049569 scaled" width="2138" height="2560" title="Blind Test - Jehnny Beth : &quot;Putain, ça va être horrible, je vais jamais rien trouver !&quot; 45" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049569-scaled.webp 2138w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049569-1280x1533.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049569-980x1173.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/1000049569-480x575.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2138px, 100vw" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p>Site Officiel : <a href="https://www.jehnnybeth.com/" target="_blank" rel="noopener">jehnnybeth.com</a><br />
Instagram : <a href="https://www.instagram.com/jehnnybeth/" target="_blank" rel="noopener">jehnnybeth</a><br />
Fiction Records : <a href="https://www.fictionrecords.co.uk/" target="_blank" rel="noopener">fictionrecords.co.uk</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_21503" style="width: 1510px" class="wp-caption alignnone"><img data-dominant-color="444444" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #444444;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21503" class="wp-image-21503 size-full not-transparent" title="Blind Test - Jehnny Beth" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/jhenny1_1.webp" alt="Blind Test - Jehnny Beth" width="1500" height="981" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/jhenny1_1.webp 1500w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/jhenny1_1-1280x837.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/jhenny1_1-980x641.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/jhenny1_1-480x314.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1500px, 100vw" /><p id="caption-attachment-21503" class="wp-caption-text">Blind Test &#8211; Jehnny Beth</p></div>
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		<title>Edgär &#8211; Behind The Wall</title>
		<link>https://rocksound.fr/edgar-behind-the-wall/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:32:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[4/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️  &#8211;  Après les confidences de Secret puis la renaissance plus frontale d’Edgär Is Dead, le duo signe avec Behind The Wall son disque le plus tendu. Un album dense, nerveux, pensé pour la scène autant que pour les insomnies modernes. La mue est actée : un indie rock racé, mélodique et dangereusement efficace. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="yi40Hd YrbPuc" aria-hidden="true">4/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️  &#8211;  </span>Après les confidences de <em data-start="352" data-end="360">Secret</em> puis la renaissance plus frontale d’<em data-start="397" data-end="412">Edgär Is Dead</em>, le duo signe avec <em data-start="432" data-end="449">Behind <a href="https://rocksound.fr/ok-the-wall-le-film-leducation-selon-roger-waters/">The Wall</a></em> son disque le plus tendu. Un <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a> dense, nerveux, pensé pour la scène autant que pour les insomnies modernes. La mue est actée : un indie <a href="https://rocksound.fr/glossaire-genres-musicaux-rock/">rock</a> racé, mélodique et dangereusement efficace.</strong></p>
<p><img data-dominant-color="3e1111" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #3e1111;" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-21263 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BTW_Artwork-3000-1.webp" alt="BTW Artwork 3000 1" width="300" height="300" title="Edgär - Behind The Wall 47" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BTW_Artwork-3000-1.webp 300w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BTW_Artwork-3000-1-150x150.webp 150w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/BTW_Artwork-3000-1-120x120.webp 120w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">On imagine souvent que les tubes naissent dans un éclair de génie. Un ampli réglé trop bizarrement, un matin pâle café-clope, une nuit blanche whisky-coca, une phrase griffonnée sur un ticket de caisse.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La réalité est sans doute un peu moins romantique. Sur<em> Behind The Wall</em>, <strong>Edgär</strong> donne plutôt l’impression de travailler dans un atelier clandestin de refrains. Une pièce sans fenêtre, saturée de néons blafards et d’idées fixes. On entend les machines tourner comme des cerveaux sous pression. Les synthés s’alignent, la basse dessine ses plans d’architecte. Puis la <a href="https://rocksound.fr/les-15-meilleurs-guitaristes-de-tous-les-temps/">guitare</a> entre en scène, non pas pour briller, mais pour valider l’existence même de l’édifice. Comme une signature au bas d’un contrat. Et quand tout est en place, ça décolle immédiatement et plus personne ne viendra nous faire descendre.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Edgär - ENEMY (Official Music Video)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/F7PGN5dV9u0?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce troisième album démarre comme un manifeste. Groove synthétique, batterie quasi eighties, pulsation nocturne digne d’un dernier métro. Une entrée en matière presque suspecte pour un <a href="https://rocksound.fr/le-meilleur-de-la-presse-uk-usa/">groupe</a> rock. On se dit : ça y est, ils ont remisé les amplis, vendu les pédales sur Vinted et bien heureusement, on se plante. La guitare surgit au moment exact où l’on commence à douter. Jamais démonstrative. Toujours souveraine. Sur<em> “Mister G”</em>, elle flotte au-dessus du morceau avec une présence massive et une élégance froide. The elephant in the room, version fuzz.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Parce que oui, fabriquer des tubes reste un métier dangereux. Il faut viser juste sans avoir l’air d’y penser.<em> “Enemy”</em> transforme un monde en bordel en slogan tendu, prêt à être scandé contre un retour de larsen. <em>“Outside”</em> déroule ses mélodies limpides avec un culot presque indécent. On croirait ces groupes anglais, à la The Bravery, qui font semblant de s’ennuyer tout en écrivant des refrains que tu garderas dix ans dans la tête. Le genre de <a href="https://rocksound.fr/12-chansons-qui-ont-change-leur-epoque/">chanson</a> qui te retrouve même quand tu changes de vie, que tu n’as plus la même adresse.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="EDGÄR - Outside (Live Session at Hangar à Sons)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/1YX-scDvV6E?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et puis il y a cette basse qui parcourt tout <em>Behind The Wall</em>. Quatre cordes qui avancent comme un chat noir dans un couloir de loges, indifférentes au chaos ambiant. Alors, une magie discrète opère, un phrasé, une rondeur, une manière de suspendre le temps qui évoque l’ombre élégante de Simon Gallup. Rien d’ostentatoire, juste une filiation fantôme qui dit beaucoup du talent du duo. Couleurs indie rock, reflets new wave, nostalgie recyclée en carburant premium. <strong>Edgär</strong> ne cite pas, il réactive.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si<em> “Inside”</em> aligne des refrains entêtants avec une efficacité effarante, <em>“Human Jungle”</em> préfère jouer avec la tension, la tenir entre deux doigts comme un fil électrique qu’on n’ose plus lâcher après s’être pris une châtaigne en 220. Le duo semble avoir compris que la rage moderne ne passe plus forcément par le vacarme. Elle peut être contenue, stylisée, presque dansante. Une colère qui sait choisir ses chaussures en somme, et modestement en plus de cela, sans se planter de pointure.</span></p>
<div id="attachment_21264" style="width: 2570px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="807a78" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #807a78;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21264" class="size-full wp-image-21264 not-transparent" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-scaled.webp" alt="EDGAR enemy2 ©JeremieDouchy scaled" width="2560" height="1710" title="Edgär - Behind The Wall 48" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-scaled.webp 2560w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-300x200.webp 300w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-1024x684.webp 1024w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-768x513.webp 768w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-1536x1026.webp 1536w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-2048x1368.webp 2048w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-1080x721.webp 1080w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-1280x855.webp 1280w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-980x655.webp 980w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/EDGAR_enemy2_©JeremieDouchy-480x321.webp 480w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><p id="caption-attachment-21264" class="wp-caption-text">Jérémie Douchy</p></div>
<p><span style="font-weight: 400;">Et puis l’album ralentit, comme si quelqu’un avait légèrement baissé la lumière dans la pièce. À mesure que l’on approche du terminus, les contours deviennent plus flous, les certitudes plus fragiles. <em>“Porcelain Doll”</em> s’élève dans un air éthéré, comme suspendu. Après avoir passé dix titres à construire une mécanique <a href="https://rocksound.fr/iggy-pop/">pop</a> redoutable, <strong>Edgär</strong> accepte enfin de montrer les fissures. Celles qui laissent passer l’émotion. Celles qui font qu’une chanson reste avec nous pendant plus longtemps qu&rsquo;une autre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Troisième album pour le duo amiénois, donc troisième mue. Derrière l’énergie frontale et les ambitions radio pleinement assumées, <em>Behind The Wall</em> révèle surtout un groupe qui a appris l’art le plus difficile du rock contemporain, transformer l’urgence en précision. Ici, la puissance ne se mesure plus au volume des amplis mais à la netteté du geste. À cette capacité rare de toucher juste, encore et encore, comme un artisan obsessionnel qui refuserait de quitter son établi tant que le refrain n’est pas parfaitement ajusté, la mélodie parfaitement aiguisée. Car si le rock a souvent appartenu à ceux qui savaient frapper fort. <strong>Edgär</strong> appartient désormais à ceux qui savent viser juste</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="EDGÄR - INSIDE (Official Music Video)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/iC61SFDOaxE?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Behind The Wall sort le 20 mars <a href="https://rocksound.fr/oasis-2026/">2026</a> via Riptide</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Style : Indie rock / New Wave racé</span></p>
<p>Tracklist :<br />
1 &#8211; Enemy</p>
<p>2 &#8211;  Outside</p>
<p>3 &#8211;  Inside</p>
<p>4 &#8211; Big Mouth</p>
<p>5 &#8211; Cracks</p>
<p>6 &#8211; Human Jungle</p>
<p>7 &#8211; Dragon</p>
<p>8 &#8211; Mister G</p>
<p>9 &#8211; Distraction</p>
<p>10 &#8211; Porcelain Doll</p>
<p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/edgarofficiel" target="_blank" rel="noopener">edgarofficiel</a><br />
Bandcamp : <a href="https://edgarofficiel.bandcamp.com/" target="_blank" rel="noopener">edgarofficiel</a><br />
Facebook : <a href="https://www.facebook.com/Edgarofficiel/" target="_blank" rel="noopener">Edgarofficiel</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>KO-MA &#8211; Anthropolis</title>
		<link>https://rocksound.fr/ko-ma-anthropolis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 09:09:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[4/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️  &#8211; Anthropolis, le premier long format de KO-MA, appartient sans hésitation à la catégorie des disques que l’on apprivoise, que l’on parcourt, et qui se révèlent peu à peu fascinants. Ici, on ne progresse pas en ligne droite, mais on dérive. On bifurque, on se perd volontairement dans un réseau de ruelles sonores, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><i><span class="yi40Hd YrbPuc" aria-hidden="true">4/5  ⭐️⭐️⭐️⭐️  &#8211; </span></i><span class="yi40Hd YrbPuc" aria-hidden="true">Anthropolis, le premier long format de KO-MA, appartient sans hésitation à la catégorie des<a href="https://rocksound.fr/piece-of-my-mind-iron-maiden/"> disques</a> que l’on apprivoise, que l’on parcourt, et qui se révèlent peu à peu fascinants. Ici, on ne progresse pas en ligne droite, mais on dérive. On bifurque, on se perd volontairement dans un réseau de ruelles sonores, d&rsquo;allées, de contre-allées, d’axes sensibles qui semblent se dérober sous nos pas. Comme si chaque titre redessinait la cartographie d’une ville intérieure, mouvante, fiévreuse. Une ville qui respire, </span>en apnée.</strong></p>
<div id="attachment_21381" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img data-dominant-color="c7c7c2" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #c7c7c2;" loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-21381" class="wp-image-21381 size-full not-transparent" title="KO-MA - Anthropolis" src="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/KO-MA-ANTHROPOLIS-POCHETTE-DIGITALE-1.webp" alt="KO-MA - Anthropolis" width="300" height="300" srcset="https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/KO-MA-ANTHROPOLIS-POCHETTE-DIGITALE-1.webp 300w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/KO-MA-ANTHROPOLIS-POCHETTE-DIGITALE-1-150x150.webp 150w, https://rocksound.fr/wp-content/uploads/2026/03/KO-MA-ANTHROPOLIS-POCHETTE-DIGITALE-1-120x120.webp 120w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p id="caption-attachment-21381" class="wp-caption-text">KO-MA &#8211; Anthropolis</p></div>
<p><span style="font-weight: 400;">Quelque chose est pourri à Anthropolis. On le sent immédiatement. Une anomalie dans la rotation du temps. Un virus diffus, presque imperceptible, qui circule dans l’air comme une rumeur toxique. Sur <em>“A.genic”</em>, cette intuition devient organique : ça bouillonne dans les artères du disque comme dans celles d’une métropole malade. Et puis arrive ce passage chanté en français, moment de bascule essentiel, qui agit comme une épiphanie soudaine.<strong> Ko-ma</strong> semble soudain vouloir nous tendre une lampe torche, éclairer plus frontalement son propos sans jamais en dissiper totalement l’énigme. Une clarté qui ne rassure pas, mais qui révèle.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On se surprend alors à imaginer cette ville comme un décor digne des polars métaphysiques d’Alain Robbe‑Grillet. Une cité que l’auteur aurait pu tracer dans ses pages : froide, géométrique, peuplée d’ombres et de fausses pistes. Car </span><i><span style="font-weight: 400;">Anthropolis</span></i><span style="font-weight: 400;"> fonctionne précisément comme une enquête. Un trésor sonore dont chaque écoute soulève de nouvelles strates. Une énigme volontairement fragmentée, où les temporalités se brouillent et où les narrateurs se croisent sans jamais tout à fait se révéler.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="KO-MA - A.Genic (Studio Video)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/HJjDNbV4K2w?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sur <em>“P.Pattern”</em>, l’un des points cardinaux du disque, la sensation est nette : on avance sur une route sinueuse où chaque détour est une hypothèse. L’album ne raconte pas seulement une histoire,</span> il propose une topographie mentale. Une variété de sensibles s’y déploie, dans un geste qui évoquerait volontiers un existentialisme musical où les personnages, et par extension les auditeurs, sont jetés dans un décor qui les dépasse, condamnés à donner du sens à un chaos dont ils sont pourtant les artisans.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Musicalement, le trio tourangeau signe un disque d’une richesse remarquable, mais jamais démonstrative. C’est peut-être là sa plus grande force. La musique de<strong> Ko-ma</strong> est grande, oui, mais elle refuse obstinément la grandiloquence. Elle avance avec une élégance rageuse, une tension maîtrisée qui préfère suggérer que surligner. Dans l’écrin d’une production millimétrée, chaque explosion semble pesée, chaque accalmie habité. On pense parfois à Sloy ou aux audaces caméléoniennes de <a href="https://rocksound.fr/faith-no-more-king-for-a-day/">Faith</a> No More sur <em>“I.Light”</em>, mais plongées dans une obscurité plus aventureuse encore, plus sombre aussi. Comme si un virus post-hardcore avait contaminé leurs structures. Ailleurs, <em>“L.Duty”</em> évoque un organisme en mutation permanente, tandis que <em>“O.gain”</em> rappelle la mélancolie abrasive de Chokebore, dopée à une colère sourde, presque empoisonnée.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="KO-MA - N.Fit (Studio Video)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/VQqq-lhxpWo?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais réduire </span><i><span style="font-weight: 400;">Anthropolis</span></i><span style="font-weight: 400;"> à ses références serait passer à côté de l’essentiel. Car le disque propose surtout une fiction sonore où la ville devient un personnage à part entière. Une entité ambiguë, nourricière et destructrice. Elle promet l’ascension sociale, l’argent et le pouvoir avant de consumer ceux qui s’y abandonnent. Derrière les portraits fragmentaires qui jalonnent l’album, on devine des trajectoires brisées, des compromissions silencieuses, des désirs qui se retournent contre ceux qui les portent. L’histoire d’un système qui s’auto-dévore.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au cœur de cette fresque dystopique, quelques silhouettes émergent sans jamais s’imposer frontalement. Un magnat dont les décisions contaminent littéralement le quotidien des habitants. Une jeune femme prise dans les filets de sa propre ambition. Un enquêteur obstiné qui s’accroche à une vérité trop vaste pour lui. Autant de fragments narratifs qui circulent comme des rumeurs dans les canalisations d’Anthropolis. Le disque ne cherche pas à tout expliquer, il préfère installer des climats, des pressentiments. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette approche fait d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Anthropolis</span></i><span style="font-weight: 400;"> un objet fascinant. Un album-labyrinthe où l’ordre des pistes ressemble moins à une chronologie qu’à un schéma de pensée. On peut l’écouter comme un thriller politique miniature, une fiction spéculative sur la condition humaine dans les métropoles occidentales, ou simplement comme une expérience sensorielle brute. Tout dépend du regard, ou plutôt de la trajectoire, que l’on choisit d’adopter.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="KO-MA  - T.Faked (Studio Video)" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/KlqQZ66wt_g?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En préférant la suggestion à la certitude, <strong>Ko-Ma</strong> touche juste et refuse la facilité. En laissant l’auditeur devenir lui-même cartographe de ses émotions. Et lorsque retentit l’épilogue, une étrange sensation persiste. Comme si la ville elle-même nous observait. Comme si elle murmurait que sa chute n’est que le reflet de nos propres contradictions. On ressort de l’écoute secoué, légèrement désorienté, mais profondément impressionné. </span><i><span style="font-weight: 400;">Anthropolis</span></i><span style="font-weight: 400;"> n’est pas seulement un premier <a href="https://rocksound.fr/top-albums-rock-metal/">album</a> réussi. C’est une énigme vivante. Un plan de ville que l’on déplie encore et encore, persuadé qu’un passage secret nous a échappé.</span></p>
<p>Anthropolis est sorti le 6 mars <a href="https://rocksound.fr/oasis-2026/">2026</a> via Kinsfolk, <span class="il">Ma</span> Saret Records, Tout Doux Records, Coeur sur Toi Records et No Need Name.</p>
<p>Style : post-hardcore labyrinthique</p>
<p>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/ko_ma.band" target="_blank" rel="noopener">ko_ma.band</a><br />
Facebook : <a href="https://www.facebook.com/KOMA.bandFR" target="_blank" rel="noopener">KOMA.band</a><br />
Youtube : <a href="https://www.youtube.com/channel/UCpMuzH9nyfWgBaaKnhw7YmQ" target="_blank" rel="noopener">KO-MA</a></p>
<p>Tracklist :<br />
1. I.Light<br />
2. T.Faked<br />
3. H.Eyed<br />
4. R.Pressure<br />
5. O.Gain<br />
6. P.Pattern<br />
7. O.Means<br />
8. N.Fit<br />
9. A.Genic<br />
10. L.Duty<br />
11. S.Down</p>
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