Interview – The Molotovs : « C’est tout ou rien. Si tu le fais, fais-le à fond ! »

par | 29 Mai 2026 | Interview, À la Une

Temps de lecture : 17 min

Deux silhouettes blond platine, un look de mods égarés dans les sixties, et cette manière d’entrer dans une salle comme si elle leur appartenait déjà. Chez The Molotovs, le style n’est pas un vernis : c’est une extension directe de leur son et de leur rage. À peine sortis de l’adolescence, ils jouent pourtant avec l’endurance de ceux qui vivent chaque date comme si c’était la dernière. Pour Rock Sound, Matt et Issey replongent dans leur enfance rock, leurs 600 concerts sauvages, les salles retournées, les plantages mythiques… et cette urgence de jouer qui les consume. Rencontre avec un duo pour qui tout — absolument tout — est rock.

The Molotovs Cover album

 

Caro (RockSound) Hello Issey, hello Matt ! C’est la première fois qu’on se rencontre. Je pense que ce ne sera pas la dernière, parce que vous êtes partout depuis quelques temps. Taratata hier, aujourd’hui on se voit sur le plateau de Quotidien… Racontez-moi un peu, quand vous étiez vraiment petits, est‑ce que vous vous souvenez de votre tout premier souvenir d’une chanson rock ? Ou d’une chanson tout court ?

Matt Mon premier souvenir d’une chanson… Probablement Cool For Cats de Squeeze, ou Little Boy Soldiers de The Jam. L’un des deux, oui. C’est mon premier souvenir de musique.

Caro (Rock Sound) Quel âge avais‑tu ?

Matt Cinq ou six ans, je dirais. Je me souviens surtout de mon père chantant Cool For Cats. Et aussi de la toute première phrase de Little Boy Soldiers, qui m’avait vraiment marqué.

Issey Il y avait quelque chose d’obsédant dans cette chanson. L’écouter dans la voiture, ça frappait l’imagination. Quand t’es enfant, tu inventes des histoires un peu fantastiques, un peu effrayantes, et cette chanson déclenchait exactement ça.

Matt Et puis Paul Weller et Chris Difford ont des accents très régionaux et des voix très distinctives. Je pense que c’est aussi pour ça qu’elles ressortaient autant.

Issey Je me souviens que mon père nous montrait les deux voix : la voix aiguë, c’était Bruce Foxton, et la voix grave, Paul Weller. C’est la première fois que j’ai compris ce qu’était une harmonie.

Matt Ouais, je me souviens que j’avais du mal à distinguer les deux. Pour moi, ils sonnaient pareil.

Issey Et pourtant aujourd’hui tu remarques même la pointure de chaussures des gens ahaha….

Caro (Rock Sound) Vous avez grandi dans une famille où la musique comptait beaucoup ?

Matt Oui, nos parents allaient souvent voir des concerts quand ils avaient du temps. Et il y avait toujours de la musique à la maison.

Caro (Rock Sound) Ils n’étaient pas musiciens ?

Matt Non, aucun des deux. Ils sont coiffeurs, ils ne jouent pas d’instrument. Non pas que les coiffeurs ne peuvent pas jouer de musique. Ils jouent des ciseaux, voilà. Noel Gallagher en a même une paire.

Issey Ils aimaient surtout s’amuser et sortir quand ils le pouvaient. Et on avait une salle de concert locale juste à côté. Comme ils étaient coiffeurs, ils coupaient les cheveux d’un artiste tribute de Bowie qui jouait là-bas, Absolute Bowie. Quand on était très jeunes, on allait voir ce groupe.

Matt C’était mon premier concert. Un tribute de Bowie. Je n’étais pas assez vieux pour entrer, alors j’ai assisté à la balance, je me suis caché dans les toilettes, et je suis sorti quand ils sont montés sur scène.

 

Mon premier concert c’était un tribute de Bowie. Je n’étais pas assez vieux pour entrer, alors j’ai assisté à la balance, je me suis caché dans les toilettes, et je suis sorti quand ils sont montés sur scène.

 

Caro (Rock Sound) Donc ça a façonné votre oreille et votre sensibilité musicale.

Issey Oui, ça nous a donné nos fondations. Il y a tellement de musique, mais quand il s’agit de ce qu’on veut créer, on revient toujours à ce qu’on a entendu enfants. Il y a une part de nostalgie, et ça reste ce qui nous touche le plus.

Caro (Rock Sound) Vous vous souvenez de la première chanson que vous écoutiez en boucle ?

Matt Probablement un morceau de Green Day. Basket Case, sûrement. Je l’ai écoutée jusqu’à l’user.

Issey Et moi, What A Waster des Libertines, en boucle. Je suis devenue fan vers 15 ans. En rentrant de l’école, on marchait jusqu’à la gare avec ça comme chant de guerre. On se sentait invincibles. Ce qu’on n’était pas du tout, mais c’était notre chanson, celle de notre petit gang.

The Molotovs

Caro (Rock Sound) Et à quel âge avez‑vous eu une sorte de révélation rock, en vous disant : “C’est ça que je veux faire” ?

Matt Je ne me suis jamais vraiment dit ça. C’est juste arrivé. J’ai toujours aimé la musique. J’ai commencé la guitare à huit ans. Et quand j’ai commencé à sortir jouer, j’ai réalisé que chanter en jouant était vraiment difficile. Puis j’ai joué dans la rue, d’abord seul, puis avec Issey. Ensuite on a trouvé un batteur, et on est devenus un vrai groupe. On a évolué comme les groupes évoluent normalement : de la rue aux vrais concerts, et ainsi de suite.

Caro (Rock Sound)  Tu ne t’imaginais pas sur scène ?

Matt Non. Je ne m’imaginais pas non plus dans un vrai groupe, à en faire une carrière.

Issey Moi, j’adorais ça. À 15–16 ans, j’allais voir des groupes tous les soirs, peu importe qui jouait. J’essayais d’entrer dans les salles réservées aux plus de 18 ans. Je devenais amie avec les groupes, je les aidais à porter le matos. Le rock c’est devenu notre vie, parce qu’on ne trouvait pas vraiment notre place à l’école. Ces lieux nous donnaient une identité, une normalité. Faire ça comme carrière, ça a pris du temps. Jusqu’au moment où il n’y avait plus de plan B. On le faisait depuis tellement longtemps que c’est devenu la seule option. Les autres opportunités disparaissaient.

 

Le rock c’est devenu notre vie, parce qu’on ne trouvait pas vraiment notre place à l’école. La musique nous donnait une identité, une normalité.

 

Matt On a compris que ça devenait sérieux.

Issey Oui.

Matt Mais il n’y a pas eu de moment précis où on s’est dit : “C’est notre carrière.” On n’avait rien à abandonner. Pas de job à quitter. On avait commencé tellement jeunes que c’était déjà notre vie. Et ça s’est intensifié très tôt.

Issey On a grandi avec une mentalité du tout ou rien. Si tu le fais, tu le fais vraiment.

Matt À fond.

Issey Exactement.

Matt Jusqu’au bout. Pas à moitié.

Caro (Rock Sound) Vous avez toujours joué ensemble ?

Matt Non. Au début, je jouais seul, puis avec un ami d’école. On était chacun dans des groupes différents. Aucun n’était vraiment bon.

Issey J’étais dans un groupe qui n’a jamais dépassé le studio. On n’a jamais eu de concert. On jouait du Bloc Party, du Franz Ferdinand. C’était un peu un boys’ club. On a quand même récupéré le batteur quand notre groupe a commencé. C’est le confinement qui nous a réunis : on ne pouvait voir personne d’autre, alors on a uni nos forces.

Caro (Rock Sound)  Donc c’est pendant le confinement que vous avez commencé à jouer ensemble ?

Matt Oui.

Caro (Rock Sound)  C’était facile dès le début ?

Matt Oui. On jouait des reprises, donc il n’y avait pas grand‑chose à discuter.

Issey Tu ne peux pas te disputer avec Paul McCartney.

Caro (Rock Sound)  Mais jouer avec son frère ou sa sœur, ça peut être plus direct, parfois plus dur qu’avec un ami…

Issey Exactement. On ne fait pas dans les formalités. On ne prend pas de pincettes pour critiquer. On va droit au but, parce qu’on n’en a pas besoin entre nous. On sait ce qu’on pense l’un de l’autre, et qu’il y a de l’amour derrière. Arrête de piquer mes chaussures !

Caro (Rock Sound)  Et votre première reprise ensemble, c’était quoi ?

Matt Common People de Pulp, je crois.

Issey Oui, soit Common People, soit Walk Like an Egyptian, ou Boys Don’t Cry. Quelque chose comme ça.

Matt Oui, c’était très tôt. Ces morceaux‑là.

Issey On jouait aussi pas mal de vieux titres rock’n’roll : Eddie Cochran, Chuck Berry, Dick Dale… On a fait énormément de reprises. On a beaucoup de choses sous le coude.

 

 

Caro (Rock Sound) Et qu’est‑ce qui vous a amenés au style que vous jouez aujourd’hui ? Vous êtes très jeunes, mais attirés par un rock old‑school des années 60, et même votre look s’en inspire. D’où ça vient ?

Matt Principalement de notre père. C’est la musique qu’il écoutait en grandissant, et il nous disait : “Écoutez ça.” C’était toujours dans la voiture. Mais c’est seulement quand on a commencé à jouer nous‑mêmes qu’on a redécouvert ces groupes. On se disait : “Ah oui, il écoutait ça quand on était petits.” Et comme on s’intéressait à la musique, il nous disait : “Écoutez ce morceau, et celui‑là…” Et ça revenait naturellement.

Issey Le rock est tellement viscéral et excitant, surtout quand on est jeune. Quand tu regardes les Yardbirds dans un film, tout semble sur le point d’exploser ou de se désagréger sur place. C’est ce genre de choses qui te bouleversent quand tu es enfant. On voulait faire ça. Monter sur scène et tout lâcher, c’est un frisson incomparable quand tu débordes d’énergie.

 

On voulait faire ça. Monter sur scène et tout lâcher, c’est un frisson incomparable quand tu débordes d’énergie.

 

Caro (Rock Sound)  Il y a quelque chose de très particulier en Grande‑Bretagne, en Angleterre, autour du rock. Les Beatles, les Stones… C’est le point de départ de tellement de choses. Et il y a cette énergie brute, ce son très spécifique. Chaque pays a son identité musicale, mais ce rock old‑school revient vraiment depuis quelques années. Comme la mode, ça tourne. Je ne sais pas si vous le ressentez aussi.

Issey Oui, le balancier revient. On a vu le rap, le R&B et les artistes solo dominer le mainstream. Après le confinement, beaucoup de jeunes ont eu le temps de prendre une guitare, par ennui ou par inspiration — un documentaire, un groupe qu’ils découvraient… Et une nouvelle vague de groupes est arrivée. Je faisais des soirées à Soho pour programmer des nouveaux artistes, et il y avait un flot de talents, tous différents, tous passionnés. C’était vraiment excitant, cette troisième vague qui arrivait.

Caro (Rock Sound)  Et concernant votre style et votre manière de performer, aviez‑vous des modèles, des icônes rock que vous imitiez devant le miroir ?

Matt Quand j’ai commencé, je prenais quelques cours, puis j’ai arrêté dès que j’ai appris les power chords. Je me mettais devant la télé, je regardais des concerts de Green Day et j’essayais de tout copier : les mouvements, la façon de chanter, tout. Je pense que je le fais encore un peu. Mais je crois que tout le monde le fait.

Issey Moi, c’était surtout des artistes que je voyais en live, pas forcément des grandes stars. Il y avait Flavia Couri, du groupe The Courettes — un mélange des Sonics et des Ronettes. Elle est incroyable, une vraie force de la nature sur scène. Je lui ai piqué pas mal de choses. On me comparait parfois à Debbie Harry au début, mais je ne retrouvais pas grand‑chose à imiter dans sa performance live. J’adore Blondie, j’adore Debbie Harry comme icône, comme autrice, mais ce n’était pas un modèle scénique évident.

Matt C’est plus difficile aussi, puisqu’elle ne jouait pas d’instrument.

Issey Exactement. C’est un autre type de présence, plus dur à reproduire.

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The Molotovs, photo by Caro

 

Caro (Rock Sound) Et est‑ce qu’il y a un groupe que vous avez vu sur scène et qui vous a vraiment impressionnés par son énergie ?

Issey Tout le temps. Sur notre dernière tournée au Royaume‑Uni, notre plus grosse tête d’affiche, on avait des premières parties incroyables : Lemon Sucker, The Dream Machine…

Matt J’ai vu Dirty Pretty Things, le groupe de Carl Barât après les Libertines, à l’Electric Ballroom. Ils étaient excellents. J’ai vu Babyshambles aussi, très bons en live. Et récemment, un groupe du Black Country, Headwired. Ils ne sont pas très connus, mais ils sont fantastiques. Je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas plus gros. Risco aussi, super groupe live. Summer Soaked, Larry Wright… Il y en a plein.

Caro (Rock Sound)  Et comment vous êtes‑vous fait remarquer ? Vous envoyiez des démos ? Vous jouiez dans des bars ?

Matt On jouait partout : pubs, clubs, bars, dans la rue, anniversaires, mariages… On acceptait tout.

Issey Oui, on disait oui à chaque opportunité. On a fait plus de 600 concerts. À chaque fois, on gagnait quelques personnes qui nous suivaient ensuite. Certains nous ont vus à une bar‑mitzvah la première année et viennent encore nous voir aujourd’hui, alors qu’on s’apprête à jouer en tête d’affiche au Kentish Town Forum. C’était une manière plus lente et old‑school, mais ça crée de vraies connexions, contrairement à quelque chose qui explose sur les réseaux puis disparaît.

Matt On ne comprenait rien aux réseaux sociaux à l’époque. Maintenant ça va mieux, heureusement après six ans. Mais au début, c’était juste du bouche‑à‑oreille : “Vous nous laissez jouer dans votre pub ? Votre club de foot ?”

Caro (Rock Sound)  Et un jour, quelqu’un est venu vous voir dans un pub en disant : “On veut vous signer” ?

Matt Non, à ce moment‑là on jouait déjà dans de vraies salles. On avait monté d’un niveau. Les labels sont arrivés plus tard, quand on ne jouait plus dans les pubs.

Issey On a trouvé notre management dans un studio de répétition où on jouait souvent. C’était une soirée d’Halloween. On nous avait dit : “Il y a des gens de Sony.” On n’y croyait pas. Et en fait, ce n’était pas Sony du tout. Pas même un label.

Matt C’était du grand n’importe quoi.

Issey Il y avait des rumeurs, les gens exagéraient. Mais on les a rencontrés, et ça a été un match parfait. Dans cette industrie, il y a beaucoup de bullshit. Là, pour une fois, quelqu’un parlait avec bon sens. On a senti qu’ils savaient ce qu’ils faisaient.

Caro (Rock Sound)  Vous êtes bien entourés, en tout cas.

Issey Oui, on a toujours eu de bonnes personnes autour de nous. On a eu de mauvaises expériences, comme tout le monde, et certaines de nos chansons parlent de ces rencontres. Mais on repère vite les gens toxiques. On n’a jamais été coincés contractuellement avec quelqu’un avec qui on était en désaccord.

Molotovs 03 Louise Phillips Photography

 

Caro (Rock Sound)  Et pour votre style, vos vêtements, vous décidez tout vous‑mêmes ? Pas de disputes ?

Matt On porte ce qu’on veut. Mais oui, parfois on se chamaille : “Tu mets quoi ce soir ?” “Tu prends quoi dans la valise ?” Des petites disputes, rien de grave. On se fait confiance.

Caro (Rock Sound)  Je comprends. J’ai interviewé un groupe il y a quelques temps, The Warning — trois sœurs qui jouent ensemble depuis qu’elles ont huit ans. Elles coordonnent leurs tenues, parfois assorties. Elles jouaient au Mexique, Muse est venu les voir, et après le concert Muse leur a dit : “Venez en tournée avec nous.” Et ça a lancé leur carrière internationale. Pour vous, si un énorme groupe vous proposait ça, quel serait votre rêve ? J’ai entendu que vous aviez ouvert pour Jack White ?

Issey On a fait un festival avec lui, oui. Ce serait génial.

Caro (Rock Sound) Musicalement, ça collerait. Mais votre rêve absolu ?

Matt Oasis, ce serait incroyable. Pour tellement de raisons.

Issey Je ne suis pas sûre qu’ils soient encore très connectés à la nouvelle scène.

Matt Je ne dis pas qu’ils nous choisiraient. C’est juste un rêve.

Issey Je ne suis pas sûre que ce serait très fun aujourd’hui.

Caro (Rock Sound)  Ça peut être un rêve irréaliste aussi.

Matt Si tu joues dans des stades tous les soirs, tu trouves forcément ça fun. Rien que faire la balance dans un stade, ce serait fou.

Issey On a déjà eu quelques interactions avec Green Day. Ils savent qui on est.

Matt Oui, les stades, ce serait parfait.

Issey On a aussi fait une tournée en aréna avec Yungblud récemment, c’était génial. Qui d’autre…?

Matt Jake ? Ou nos potes. Ce serait le plus fun.

Caro (Rock Sound)  Et votre meilleur souvenir sur scène ?

Issey Je dirais…

Matt Edge of Bourne était super.

Issey Peut‑être l’un des premiers… Tu veux raconter ?

Matt Non, vas‑y.

Issey On organisait des concerts qu’on appelait Youth Explosion. On avait 16 ans, et nos amis ne pouvaient pas entrer dans les salles 18+. Alors on a créé nos propres événements, ouverts à tous, trois livres l’entrée. On voulait que les jeunes découvrent la musique live, parce qu’ils n’y avaient pas accès. Ces concerts étaient complètement dingues.

Matt C’était le pur esprit de 77. Des gamins surexcités, des groupes de leur âge… incroyable.

Issey Et une fois, on a voulu faire comme Oasis à Knebworth avec les énormes ballons. Bon, nous, on jouait dans une bibliothèque à Londres. On a lancé des énormes ballons de plage dans une salle de 300 places remplie de 600 ou 700 ados.

Matt Et un abruti n’arrêtait pas de viser mon micro pour le faire tomber.

Issey Ça a fini en jeu…

Matt Je me suis mis à hurler dans le micro, et mon père est monté sur scène pour le sortir de la salle. Il l’a engueulé comme pas possible.

Issey On a aussi eu une expérience incroyable en ouvrant pour Blondie au château de Cardiff. Et on a ouvert pour les Libertines très tôt, au Kentish Town Forum — où on joue maintenant en tête d’affiche. Un vrai moment “boucle bouclée”.

Caro (RockSound) Et un gros fail sur scène, quelque chose qui a mal tourné mais qui vous fait rire maintenant ?

Matt Une fois au Water Rats, sur le dernier morceau, il y avait ces énormes enceintes. On allait pour le dernier gros impact, tout le son explosait… Et Issey a essayé de grimper sur une enceinte. Elle s’est cogné la tête contre une enceinte au plafond et est tombée en arrière. Presque assommée. C’était assez drôle.

Caro (Rock Sound)  Et tu as continué à chanter ?

Issey Oui, c’était le dernier morceau. Je me souviens aussi d’un concert en Allemagne, en première partie de Palaye Royale. Matthew a sauté, a atterri sur les talons, a reculé et est tombé dans sa pile d’amplis.

Matt Ce n’était pas Palaye Royale, c’était I Don’t Know How. Et ils l’ont très mal pris.

Issey Toute la pile s’est effondrée.

Matt Je l’ai refait récemment, à notre plus grosse tête d’affiche, au Leicester Ballroom. J’ai renversé toute la pile d’amplis.

Caro (Rock Sound)  Tu as ruiné le set. Mais pas toi-même, heureusement.

Issey Oui, on n’est responsables d’aucun dommage matériel.

Caro (Rock Sound)  On me fait signe que c’est la fin alors, dernière question : quel sera votre mot de la fin ? Quelque chose à dire à nos lecteurs ?

Matt Eh bien, on a une tournée en France en septembre. Regardez si on passe près de chez vous : Bordeaux, Paris, Lyon, Lille, Nantes… et cet été des festivals !

Issey Bordeaux, Marseille…

Matt Marseille, oui. On va mettre le bazar à Nantes je le sens !

Caro (Rock Sound)  Les gens seront là, c’est certain. Et Rock Sound sera là pour vous voir jouer au festival God Save the Kouign en Bretagne  en juin !

Issey Tu viens en Bretagne ?

Caro (Rock Sound)  Non, je reste à Paris pour Jack White, mais je serai là pour votre concert à Paris le 1er octobre, sans faute ! Passez un bel été plein de concerts d’ici là !

Matt See you in October then !

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Une interview de Caro @Zi.only.Caro backstage sur le plateau de Quotidien !

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