Top 20 des albums nu metal à avoir en vinyle (le classement sans pitié)

par | 16 Juin 2026 | À la Une, Albums Cultes

Temps de lecture : 13 min

Il fallait s’y attendre. Le genre que tout le monde a passé vingt ans à enterrer sous les ricanements remplit aujourd’hui des stades. Korn balance des collabs sold-out avec Adidas, Slipknot ressort les combinaisons comme en 1999, Deftones joue dans des arènes plus de trente ans après ses débuts, et une nouvelle génération de gamins downtune ses guitares en hommage. Le nu metal n’était pas mort : il prenait de la valeur, comme un vieux bourbon oublié dans une cave. Résultat, les pressages s’arrachent et la moindre galette d’époque part en rupture en quelques heures.

Alors voici notre classement des albums nu metal à avoir en vinyle. Pas une liste de courses validée par un algorithme : un Top 20 en compte à rebours, trié à la machette, avec un n°1 qu’on assume parfaitement. On a privilégié les disques qui méritent de tourner à 33 tours plutôt que de moisir dans une playlist. Et oui, on a osé reléguer un mastodonte des ventes au pied du podium, on vous explique pourquoi. Mais avant d’attaquer la descente, il y a un disque qu’on ne peut pas ranger dans une case sans mentir, et qu’on ne peut surtout pas passer sous silence : le père de toute cette histoire. Il ouvre le bal, hors-classement, à la place d’honneur.

 

C’est quoi exactement le nu metal, et pourquoi ça revient ?

Le nu metal naît au milieu des années 90 en Californie, quelque part entre le soleil cramé de Bakersfield et les sous-sols moites où des gamins accordent leurs guitares dans les caves. La recette est simple et redoutable : on prend le poids du metal,on y verse le groove du hip-hop, une louche de funk, un soupçon d’électronique, et on retire les solos de guitare, sacrilège absolu que les puristes n’ont jamais digéré. À la place, du riff lourd, syncopé, joué sur des sept cordes downtunées. Une voix qui passe du chant au rap, du murmure au hurlement. Et surtout, une rage adolescente sans filtre, qui a parlé à toute une génération avant de devenir la risée de la suivante.

Si le genre revient aujourd’hui, ce n’est pas qu’une affaire de quadras nostalgiques de leur baggy. C’est que les gamins de 2025 redécouvrent une musique qui crachait ses tripes à une époque où l’on n’avait pas encore inventé la bienveillance fake et la prudence molle. Pour replacer tout ça dans la grande galaxie des sous-genres, notre glossaire des genres musicaux fait le ménage. Et le vinyle, là-dedans, c’est l’objet rituel : le format qui transforme un album de hype en relique.

 

Le classement : du 20 au numéro 1

Hors-classement : Rage Against the Machine, Rage Against the Machine (1992)

Soyons clairs : à proprement parler, ce n’est pas du nu metal. C’est du rap metal, et l’album sort en 1992, soit deux ans avant que Korn n’invente le mot. Mais le ranger dans une case ou l’oublier serait une trahison, parce que tout part de là. Le croisement rap-funk-metal, le riff au service du groove plutôt que de la virtuosité, la rage politique transformée en arme : Tom Morello et Zack de la Rocha ont dessiné le plan que toute la génération suivante a copié, consciemment ou non. « Killing in the Name » reste l’une des décharges les plus pures jamais gravées sur un disque, ce « Fuck you, I won’t do what you tell me » final est un rite de passage. Sans ce premier album (et son successeur Evil Empire en 1996), il n’y a ni Korn, ni Limp Bizkit, ni Linkin Park. C’est pour ça qu’il ouvre ce classement à la place d’honneur, au-dessus de la mêlée. En vinyle, c’est un monument. Point.

Titres clés : « Killing in the Name », « Bombtrack », « Wake Up ». Le vinyle : pressages et éditions anniversaire de référence.

 

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N°20 : Static-X, Wisconsin Death Trip (1999)

Le mohawk vertical de Wayne Static valait déjà le détour. La musique aussi : un nu metal passé au mixeur industriel, sec, mécanique, sans gras. « Push It » sonne comme une machine à coudre devenue folle. C’est le disque qui rappelle que le genre avait aussi une aile robotique, froide, presque dansante.

Titres clés : « Push It », « I’m with Stupid », « Bled for Days ». Le vinyle : repressings rares, à guetter.

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N°19 : Coal Chamber, Coal Chamber (1997)

Avant de fonder DevilDriver, Dez Fafara dirigeait ce gang californien gothico-graisseux, parrainé par Dino Cazares de Fear Factory. « Loco » est un classique souterrain, et l’album entier sent la cave humide et l’eyeliner qui coule. Un disque culte chez ceux qui creusaient au-delà des têtes d’affiche.

Titres clés : « Loco », « Sway », « Big Truck ». Le vinyle : objet de niche, valeur en hausse.

 

N°18 : Mudvayne, L.D. 50 (2000)

Coproduit par Shawn Crahan de Slipknot, voici le versant technique et tordu du genre. Le jeu de basse renversant de Ryan Martinie transforme « Dig » en exercice de haute voltige. Maquillages de cinglés et complexité rythmique : Mudvayne prouvait qu’on pouvait être brutal sans être bête.

Titres clés : « Dig », « Death Blooms », « Nothing to Gein ». Le vinyle : rééditions récentes très correctes.

 

N°17 : Kittie, Spit (1999)

Quatre adolescentes canadiennes qui balancent un metal aussi lourd et hargneux que n’importe quel gang masculin de l’époque. À l’heure où l’on redécouvre le genre, Spit est un rappel salutaire de qui jouait vraiment sans filet. Une claque envoyée à tout un milieu de bonhommes en short.

Titres clés : « Brackish », « Spit », « Charlotte ». Le vinyle : pressage recherché, tirages limités.

 

N°16 : Korn, Life is Peachy (1996)

Le mal-aimé de la discographie Korn, coincé entre le choc du premier album et l’explosion de Follow the Leader. Pourtant « A.D.I.D.A.S. » et « Good God » regorgent de cette urgence des débuts, plus crue, moins calibrée. Le disque de transition que les vrais fans défendent bec et ongles.

Titres clés : « A.D.I.D.A.S. », « Good God », « Swallow ». Le vinyle : rééditions disponibles.

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N°15 : Evanescence, Fallen (2003)

Plus gothique qu’à proprement parler nu metal, mais né dans le même bouillon et porté par « Bring Me to Life », ce single qui a squatté les ondes pendant des mois. Amy Lee a ouvert une porte que beaucoup de groupes féminins ont ensuite franchie. En vinyle, l’album qui rassemble les fans de metal et ceux qui n’osaient pas l’avouer.

Titres clés : « Bring Me to Life », « Going Under », « My Immortal ». Le vinyle : nombreuses éditions colorées.

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N°14 : Disturbed, The Sickness (2000)

Cette intro vocale gutturale de « Down with the Sickness » est probablement gravée dans l’ADN de quiconque a allumé une radio rock entre 2000 et 2005. Disturbed n’est pas subtil, Disturbed est efficace. Et un disque efficace qui tourne sur une platine, ça défonce les murs porteurs.

Titres clés : « Down with the Sickness », « Stupify », « Voices ». Le vinyle : édition anniversaire 25 ans en vinyle coloré.

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N°13 : Incubus, Make Yourself (1999)

Le disque le plus apaisé de toute la sélection, et l’un des plus mésestimés. Brandon Boyd chante au lieu de hurler, le groupe groove au lieu de cogner, et « Drive » prouve qu’on pouvait appartenir à cette scène sans être un brontosaure. La preuve que le nu metal savait aussi respirer.

Titres clés : « Drive », « Pardon Me », « Stellar ». Le vinyle : rééditions soignées.

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N°12 : Papa Roach, Infest (2000)

« Last Resort » est devenu le cri de ralliement d’une génération entière qui se cherchait dans les vestiaires. C’est l’album qui a transformé un groupe de Sacramento en phénomène planétaire, et l’un des hymnes les plus repris de toute l’époque. Brut, direct, sans détour.

Titres clés : « Last Resort », « Between Angels and Insects », « Broken Home ». Le vinyle : pressages réguliers.

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N°11 : Linkin Park, Meteora (2003)

La suite qui ne devait jamais égaler Hybrid Theory… et qui s’en approche dangereusement. « Numb », « Faint », « Somewhere I Belong » : Linkin Park affine sa formule au scalpel. Depuis la disparition de Chester Bennington, écouter ces deux disques tourner relève presque du recueillement.

Titres clés : « Numb », « Faint », « Somewhere I Belong ». Le vinyle : multiples éditions, certaines colorées.

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N°10 : Limp Bizkit, Significant Other (1999)

L’album qui a installé Fred Durst et sa casquette à l’envers au sommet de la chaîne alimentaire. « Nookie », « Break Stuff » : le bulldozer assumé, taillé pour tout péter dans une cour de récré. Vulgaire ? Évidemment. Mais une honnêteté brute qui n’a pas pris une ride.

Titres clés : « Nookie », « Break Stuff », « N 2 Gether Now ». Le vinyle : rééditions disponibles.

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N°9 : Limp Bizkit, Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavored Water (2000)

Le titre le plus improbable de l’histoire du metal, et l’apogée commerciale du groupe. « Rollin’ », « My Way » : Limp Bizkit a poussé la provocation jusqu’à la caricature, et c’est précisément ce qui rend ce disque irremplaçable. L’objet pop le plus assumé de la sélection.

Titres clés : « Rollin’ (Air Raid Vehicle) », « My Way », « My Generation ». Le vinyle : pressages doubles vinyles.

 

 

N°8 : System of a Down, System of a Down (1998)

Avant le triomphe de Toxicity, ce premier album posait déjà tout : les ruptures de rythme épileptiques, les racines arméniennes, la voix possédée de Serj Tankian. « Sugar », « Spiders » : un disque inclassable qui débordait de sa case avant même qu’on ait fini de l’étiqueter.

Titres clés : « Sugar », « Spiders », « Suite-Pee ». Le vinyle : rééditions régulières.

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N°7 : Deftones, Around the Fur (1997)

Là où les autres tapaient, Deftones peignait. Around the Fur pose déjà ce que personne d’autre ne saura faire : marier le mur de guitares à quelque chose de presque caressant. Chino Moreno chante comme un type qui hurle et susurre dans la même phrase. C’est ce qui leur permettra plus tard de transcender l’étiquette pour de bon.

Titres clés : « My Own Summer (Shove It) », « Be Quiet and Drive », « Mascara ». Le vinyle : pressages de qualité.

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N°6 : Slipknot, Iowa (2001)

Le disque le plus noir, le plus violent, le plus malade de tout le classement. Si le premier album avait posé les masques et les neuf cinglés, Iowa les pousse dans le rouge. « People = Shit », « The Heretic Anthem » : on ne met pas ce disque pour se détendre, on le met pour exorciser quelque chose. En vinyle, c’est une expérience physique.

Titres clés : « People = Shit », « Left Behind », « The Heretic Anthem ». Le vinyle : éditions colorées recherchées.

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N°5 : Korn, Follow the Leader (1998)

L’album qui sort le nu metal des caves pour le poser au sommet des charts mondiaux. Korn frappe plus fort, plus large, et embarque le grand public avec « Freak on a Leash » et « Got the Life ». On a décortiqué ce tournant en détail dans notre dossier sur Korn et Follow the Leader : si vous voulez comprendre comment Bakersfield a colonisé la planète riff, c’est là que ça se passe.

Titres clés : « Freak on a Leash », « Got the Life », « All in the Family ». Le vinyle : rééditions courantes.

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N°4 : Slipknot, Slipknot (1999)

Neuf types masqués surgis de l’Iowa, neuf percussionnistes, un chaos organisé qui n’a jamais existé avant ni vraiment après. Ce premier album a redéfini la notion même de groupe extrême. « Wait and Bleed », « Spit It Out » : le moment où le metal a recommencé à faire vraiment peur. Une bombe à retardement gravée dans le sillon.

Titres clés : « Wait and Bleed », « Spit It Out », « Eyeless ». Le vinyle : nombreuses éditions colorées marbrées.

 

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N°3 : System of a Down, Toxicity (2001)

Le disque inclassable où les racines arméniennes du groupe percutent le riff californien. « Chop Suey! », « Toxicity », « Aerials » : Serj Tankian et Daron Malakian se tirent dans les pattes en studio et accouchent quand même d’un numéro un au Billboard. Rattaché au mouvement faute de mieux, SOAD a toujours débordé de la case, c’est précisément ce qui rend ce disque éternel. Un sommet d’intelligence et de fureur.

Titres clés : « Chop Suey! », « Toxicity », « Aerials ». Le vinyle : rééditions soignées disponibles.

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N°2 : Linkin Park, Hybrid Theory (2000)

Oui, on le met deuxième. Pas premier, malgré le statut de disque de diamant aux États-Unis et de plus gros débuts du XXIe siècle. Parce que Hybrid Theory n’a pas inventé grand-chose : il a tout synthétisé , le rap, le metal, l’électro, les refrains qui restent collés au crâne pendant vingt-cinq ans. « In the End », « Crawling », « One Step Closer ». Le snobisme metal a longtemps craché dessus ; le temps lui a donné tort. C’est la porte d’entrée parfaite, le disque qui a converti des millions de gamins. Mais la perfection commerciale n’est pas tout à fait le sommet artistique.

Titres clés : « In the End », « One Step Closer », « Crawling ». Le vinyle : éditions multiples, certaines colorées et collector.

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N°1 :Deftones, White Pony (2000)

Et le sommet, c’est lui. White Pony, c’est le disque qui prouve que le genre pouvait produire de l’art, pas seulement du moshpit. « Change (In the House of Flies) », « Digital Bath », « Passenger » avec Maynard James Keenan en invité : dense, brumeux, sensuel, presque malsain. Le titre « Elite » leur vaudra même un Grammy de la meilleure performance metal. Là où le reste de la scène hurlait sa colère, Deftones inventait une langue. C’est le seul disque de cette liste qui sonne aussi neuf aujourd’hui qu’il y a vingt-cinq ans. En vinyle, l’un des plus beaux objets de toute cette histoire. Un n°1 qu’on assume sans trembler.

Titres clés : « Change (In the House of Flies) », « Digital Bath », « Passenger ». Le vinyle : rééditions premium, pressage de référence.

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Vinyle : on mise sur le repressing récent ou le pressage d’origine ?

Maintenant, la vraie question de collectionneur. Faut-il chasser le pressage original ou se rabattre sur les rééditions ? Les deux écoles se valent, à condition de savoir ce qu’on cherche. Le pressage d’origine a la patine, l’histoire, l’odeur du carton jauni, mais sur des albums tirés à des millions d’exemplaires, il n’a souvent rien de rare et peut sonner moins bien que les masters actuels. Les rééditions et éditions anniversaire offrent généralement un meilleur son, du vinyle coloré et des pochettes gatefold soignées.

Le conseil simple : pour écouter, prenez le repressing récent, mieux pressé et plus abordable. Pour collectionner et faire grimper la valeur, visez l’édition limitée colorée numérotée, celle qui part en rupture en quelques heures. Et surtout, ne dormez pas : dès qu’un groupe annonce une tournée ou un anniversaire, les pressages s’envolent. C’est exactement pour ça que ce classement des albums nu metal à avoir en vinyle existe, pour vous éviter de courir après une galette à 200 euros que vous auriez pu choper à 35. Pour creuser l’héritage de toute cette scène, repassez par notre portrait des pionniers du nu metal.

FAQ : Albums nu metal en vinyle

Quel est le meilleur album nu metal à avoir en vinyle ?

Pour nous, White Pony de Deftones (2000) : le sommet artistique du genre, et l’un des pressages les plus aboutis. Pour l’objet historique brut, le premier Korn (1994) reste l’acte de naissance incontournable.

Le nu metal est-il vraiment de retour en 2026 ?

Oui. Korn et Limp Bizkit décrochent des têtes d’affiche de festivals, Deftones remplit des arènes, et une nouvelle génération de groupes revendique l’héritage. Ce regain a directement relancé les ventes et les repressings vinyle du genre.

Pourquoi Hybrid Theory n’est-il pas numéro un ?

Parce que Hybrid Theory est la plus belle réussite commerciale du genre, mais pas son sommet artistique. C’est la porte d’entrée idéale et un disque énorme, il décroche logiquement la deuxième place, derrière l’audace de White Pony.

Faut-il acheter le pressage original ou la réédition ?

Pour l’écoute, la réédition récente est souvent mieux pressée et moins chère. Pour la collection, visez les éditions limitées colorées et numérotées, plus rares et susceptibles de prendre de la valeur.

Linkin Park et System of a Down, c’est vraiment du nu metal ?

Linkin Park, oui, dans sa version la plus synthétique et grand public. System of a Down déborde de la case : on le rattache au mouvement pour des raisons d’époque, mais sa musique relève davantage du metal alternatif.

Rage Against the Machine, c’est du nu metal ?

Pas stricto sensu : c’est du rap metal, et le groupe précède le mouvement (premier album en 1992). Mais RATM est le précurseur essentiel sans qui le nu metal n’aurait jamais existé, c’est pourquoi il ouvre notre classement à une place d’honneur, hors-catégorie.

 

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