Marre des relations toxiques dignes d’un soap opera ? Découvrez sans filet l’univers trash et musical de « Joker 2 : Folie à Deux » et sa vision singulière de la relation joker harley quinn ; on analyse ce film joker 2 qui divise autant qu’il passionne. De la première rencontre entre Arthur et Harleen à l’asile d’Arkham, à l’interprétation discutée de Lady Gaga en Harley Quinn, préparez-vous à une autopsie sans concession d’un couple dysfonctionnel, où l’amour rime avec folie, et la musique avec destruction — un film qui, partant de leurs origines sombres, explore leur relation tumultueuse et la manière dont la folie les unit, tout en offrant une perspective nouvelle sur ces personnages emblématiques.

Joker 2
Sommaire
- La relation toxique entre le Joker et Harley Quinn
- Pourquoi le film divise-t-il autant ?
- Harley Quinn : personnage sacrifié ?
- Un naufrage annoncé
- Quel avenir pour cet univers ?
La relation toxique entre le Joker et Harley Quinn
Une folie à deux musicale
La rencontre entre Arthur Fleck et Harleen Quinzel à l’hôpital Arkham : voilà le point de départ de leur relation complètement dingue. Harleen, psychiatre, doit évaluer le Joker ; cette dynamique entre les deux personnages est au cœur du film, comme le souligne cet article de Rock Sound.
À travers des numéros musicaux, leur codépendance se révèle. La musique renforce leur dynamique de pouvoir et illustre leur relation toxique. C’est un miroir de leur folie partagée — un fil conducteur de leur histoire d’amour destructrice.
Lady Gaga en Harley Quinn : audace ou excès ?
Il est temps d’aborder directement le sujet : comment Lady Gaga se positionne-t-elle dans le rôle d’Harley Quinn face à ses prédécesseurs ?
- Création du personnage : Harley Quinn est née de l’esprit de Bruce Timm et Paul Dini en 1992. Elle a d’abord séduit le public dans la série animée Batman, introduisant Harleen Quinzel — une psychiatre tombant sous le charme du Joker à Arkham.
- Interprétations multiples : De la série animée « Batman » (1992-1995) où elle n’était qu’un simple accessoire pour le Joker, en passant par Sherilyn Fenn et Mia Sara dans la série télévisée « Les anges de la nuit » (2002-2003), Harley Quinn a connu diverses incarnations.
- Margot Robbie : Harley Quinn dans « Suicide Squad » (2016), « Birds of Prey » (2020) et « The Suicide Squad » (2021), apportant une énergie explosive et colorée au personnage.
- Lady Gaga : Avec « Joker 2 : Folie à Deux », Lady Gaga propose une Harley Quinn plus sombre et chaotique, puisant son inspiration dans la série animée de 1992, moins soumise au Joker et plus dangereuse, du moins dans la première partie du film.
- Réception critique : Si certains saluent l’audace de l’adaptation et l’interprétation de Lady Gaga, d’autres regrettent le manque de développement du personnage de Harley Quinn, soulignant des scènes coupées et une exploration insuffisante de sa psyché.
Alors, Lady Gaga, simple coup d’éclat ou véritable incarnation d’Harley Quinn ? Le débat reste ouvert, mais une chose est sûre : elle ne laisse personne indifférent.

Joker 2
La partition d’une relation destructrice
La musique, dans « Joker 2: Folie à Deux », ne se contente pas d’accompagner l’action ; elle la révèle, la commente, la sublime ou la dénonce. Chaque chanson est un marqueur émotionnel — un indice sur l’état d’esprit des personnages et sur la nature de leur relation.
Chaque titre est une pierre angulaire de leur univers commun, un écho de leurs psychés tourmentées et un reflet de cette danse macabre qu’ils entreprennent ensemble, se nourrissant de chaos et d’une folie qui les consume autant qu’elle les unit — une mélodie sombre et envoûtante qui captive l’attention du spectateur et le plonge au cœur de leur relation passionnelle et destructrice.
Chanson | Artiste (si reprise) | Signification potentielle dans le film |
---|---|---|
Heathens | Twenty One Pilots | Reflète la vision du monde déformée et la marginalisation des personnages. |
Purple Lamborghini | Skrillex & Rick Ross | Symbolise la folie, le chaos et la destruction mutuelle dans la relation. |
Gangsta | Kehlani | Illustre la dynamique toxique et la codépendance entre le Joker et Harley Quinn. |
Don’t Let Me Down | The Chainsmokers | Pourrait représenter la peur de l’abandon et le besoin de soutien émotionnel. |
Sucker for Pain | Lil Wayne, Wiz Khalifa & Imagine Dragons w/ Logic & Ty Dolla $ign ft X Ambassadors | Exprime la fascination pour la douleur et la souffrance dans leur relation. |
Voices In My Head | NerdOut (fan made) | Illustre la folie et les tourments intérieurs des personnages. |
I’m gonna show you crazy | – | Associée au personnage d’Harley Quinn, elle annonce son côté imprévisible. |
Broken | ℒund | Associée au personnage du Joker, elle souligne sa fragilité émotionnelle. |
Légende : Ce tableau présente une sélection de chansons associées à la relation entre le Joker et Harley Quinn, soulignant leur rôle dans l’exploration de leur dynamique toxique. Les significations proposées sont des interprétations potentielles basées sur les thèmes du film. |
Pourquoi le film divise-t-il autant ?
Un pari financier risqué
Le budget de production de « Joker 2 : Folie à Deux » se situe entre 190 et 200 millions de dollars. La question qui brûle toutes les lèvres : un tel investissement représente-t-il un risque financier compte tenu des retours au box-office ?
Le premier film avait créé la surprise avec un succès qu’on n’avait pas vu venir. Mais comment se positionne ce « Joker 2 » par rapport à son prédécesseur en termes d’accueil et de recettes ? La barre est haute — très haute.
L’erreur du virage musical
Le réalisme sombre du premier film a laissé place à des numéros musicaux. On se demande si ce choix n’a pas altéré la nature du personnage et de son univers. C’est un pari osé pour le moins.
Les fans se sentent trahis par cet abandon des codes initiaux. Ce virage musical est perçu comme une erreur; il éloigne le film de l’atmosphère sombre et psychologique qui avait fait son succès. C’est un peu comme si Dylan était passé à l’électro du jour au lendemain — ça ne plaît pas à tout le monde, c’est le moins qu’on puisse dire, et on peut se demander si ce n’est pas une tentative désespérée de toucher un public plus large, quitte à perdre l’âme du projet initial..

JOKER 2
Harley Quinn : personnage sacrifié ?
De l’avant-scène à l’effacement progressif
Dans « Joker 2 », Harley Quinn démarre sur les chapeaux de roue ; elle inverse même les rôles avec le Joker. Mais voilà, dans la seconde moitié du film, son arc narratif est coupé court, son temps d’écran se réduit comme peau de chagrin — ce qui affaiblit son impact. Dommage.
Le premier film se concentrait sur la transformation d’Arthur en Joker ; ici, bien que Joaquin Phoenix soit toujours au top, le développement d’Harley Quinn est sacrifié sur l’autel du scénario, ce qui rend l’ensemble un peu bancal. On aurait aimé en voir plus.
Le cas Lady Gaga : entre surjeu et manque de nuances
Lady Gaga se glisse dans la peau d’Harley Quinn avec une audace folle, puisant son inspiration dans la série animée de 1992. Son interprétation divise : elle oscille entre le too much et un manque de subtilité, ce qui ne manque pas de faire jaser la critique. On aime ou on déteste, quoi.
Les critiques sont partagées : certains applaudissent l’audace de Gaga, d’autres regrettent un manque de profondeur du personnage, ce qui laisse une impression d’inachevé dans cette relation. Au final, on se demande si le compte y est vraiment. En effet, on peut se demander si l’énergie déployée par l’actrice ne dessert pas finalement le personnage, si l’hommage appuyé à la série animée ne finit pas par l’éloigner d’une certaine authenticité, si cette interprétation finalement ne laisse pas un goût amer d’occasion manquée, malgré le talent indéniable de Lady Gaga et les attentes qu’elle avait suscitées.
Un naufrage annoncé
« Joker : Folie à Deux » rafle sept nominations aux Razzie Awards 2025 — pire film, pire acteur (Joaquin Phoenix), pire actrice (Lady Gaga)… Une blague ?
Le film se paie le luxe d’obtenir le pire score CinemaScore jamais vu pour une adaptation de comics ; un revers cinglant pour cette relecture musicale et déjantée du Joker et d’Harley Quinn qui, pourtant, promettait une expérience hors norme, un trip visuel et sonore inoubliable, mais qui semble avoir sombré corps et biens aux yeux d’une partie de la critique et du public.
Quel avenir pour cet univers ?
L’abandon des projets dérivés
C’est la douche froide : « Joker 3 » et le spin-off sur Harley Quinn sont purement et simplement annulés. Rideau pour ce couple iconique du cinéma ?
Cette décision a un impact direct sur la stratégie DC/Warner Bros. Est-ce un recentrage ou une envie de défricher de nouveaux territoires pour l’univers de Gotham ? La question reste ouverte.
Colère des puristes et leçons à tirer
La communauté des fans ne cache pas sa déception face à la direction musicale prise par le film. Les puristes se sentent trahis par ce virage artistique pour le moins inattendu ; c’est le moins qu’on puisse dire.
Pour les adaptations à venir, il est important de ne pas trahir l’esprit de l’œuvre originale. L’erreur à ne surtout pas commettre : s’éloigner des attentes du public au risque de le perdre en chemin.
Ce qui n’a pas été montré
Pour saisir les choix qui ont conduit à la version finale de « Joker : Folie à Deux », il faut absolument s’intéresser aux scènes qui ont été coupées au montage.
- Scènes centrées sur Harley Quinn : Pas mal de scènes coupées mettaient en lumière le personnage d’Harley Quinn, incarnée par Lady Gaga, et exploraient plus en profondeur sa psychologie et son évolution.
- Approfondissement de la relation : Des séquences coupées montraient des moments clés de la relation entre le Joker et Harley Quinn — des instants cruciaux qui apportaient un éclairage nouveau sur leur dynamique et leur folie commune.
- Numéros musicaux : Certains numéros musicaux ont été réduits ou supprimés, privant le film de moments qui auraient pu être marquants et expressifs.
- Adieux manqués : L’absence de la scène où Arthur fait ses adieux à Lee au téléphone, en reprenant la chanson de Jacques Brel « Ne me quitte pas », est particulièrement dommage, car elle aurait pu apporter une profondeur émotionnelle supplémentaire au personnage d’Harley Quinn.
Ces choix ont-ils servi le film ou ont-ils contribué à son accueil mitigé ? Difficile de trancher ; toujours est-il que ces scènes coupées auraient pu offrir une perspective différente sur l’histoire et les personnages.
Alors, ce film joker et Harley Quinn, simple passade ou opéra rock décadent ? Lady Gaga a-t-elle transcendé le personnage ou sombré dans le surjeu ? L’avenir de cet univers DC est incertain ; une chose, cependant, est sûre : la relation toxique entre le Joker et Harley Quinn continuera de hanter le cinéma et la culture pop, pour le meilleur… ou pour le pire. On peut se demander si cette fascination durable est due à la complexité des personnages, à la mise en scène spectaculaire, ou encore à la résonance particulière de leur histoire dans notre époque.
FAQ
Comment la critique a-t-elle perçu la représentation de la folie dans le film ?
La réception critique est partagée, c’est le moins qu’on puisse dire. Certains détracteurs ont trouvé le film inutilement long et vide de sens — un ratage complet comparé au premier volet. La greffe de la comédie musicale n’a pas pris chez tout le monde, perçue comme un artifice nuisant à la profondeur du récit.
D’autres, plus indulgents, ont salué le mélange audacieux des genres et l’interprétation de Joaquin Phoenix. Ils voyaient dans la musique un moyen d’explorer la psychologie torturée du Joker. Bref c’est pile ou face.
Quels sont les costumes les plus marquants et leur signification ?
Difficile de faire l’impasse sur le costume d’arlequin originel d’Harley Quinn, symbole de sa transformation. C’est le point de départ, le basculement d’Harleen Quinzel vers la folie douce.
Plus tard, dans « Suicide Squad », son look se fait plus rebelle, plus indépendant ; il faut dire que cette veste « Property of Joker » est un pied de nez. Son style évolue au fil de son émancipation — un mélange d’audace et d’espièglerie qui en fait une icône.
Quel impact le film a-t-il sur la représentation des relations toxiques au cinéma ?
En explorant la relation tordue entre le Joker et Harley Quinn, le film met en lumière les dangers des relations toxiques. C’est un cas d’école de ce qu’il ne faut surtout pas reproduire, une spirale de folie et d’obsession. Il faut toutefois faire attention à ne pas tomber dans le piège de la glorification.
Il est capital que le film souligne les aspects destructeurs de cette dynamique, sans la normaliser. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une fiction, l’exagération de personnalités malades, et non un modèle à suivre ; la responsabilité des créateurs est grande.
Comment le film utilise-t-il la ville de Gotham comme métaphore de la folie ?
Gotham, c’est bien plus qu’une simple ville, c’est un personnage à part entière. Sombre, corrompue et chaotique, elle est le terreau idéal pour la criminalité et la folie. L’asile d’Arkham, véritable concentré de troubles mentaux, en est la preuve la plus flagrante.
La présence de criminels comme le Joker et Harley Quinn renforce cette image ; leurs actions sont guidées par la folie. Gotham devient ainsi une métaphore de la folie, un lieu où les frontières entre normalité et démence sont floues, voire inexistantes. D’ailleurs , on peut considérer que l’atmosphère de Gotham, avec ses rues sombres et son taux de criminalité élevé, influence les personnages, les poussant vers des comportements extrêmes, et que cette influence est un élément clé pour comprendre comment la ville elle-même devient un symbole de la déraison.
Quels sont les autres films qui ont influencé « Joker 2 : Folie à Deux » ?
Lawrence Sher, le chef opérateur, a cité « Coup de Cœur » de Francis Ford Coppola comme influence majeure. Ce film musical de 1982 a été une source d’inspiration visuelle pour l’équipe, un carburant pour leurs cerveaux.
Si le premier « Joker » s’inspirait de Scorsese, « Folie à Deux » a pris un virage musical, changeant radicalement de références. C’est un pari risqué mais assumé — une volonté de surprendre et de dérouter.