À 17 et 19 ans, ils ont déjà plus de concerts que certains groupes en dix ans, un premier album qui claque et une énergie qui retourne les plateaux télé. Matt et Issey ont commencé dans la rue, ils jouent comme si chaque morceau était une urgence, et ils sont en train de conquérir la France à la vitesse d’une étincelle sur de l’essence. Après Quotidien et Taratata, The Molotovs arrivent très vite sur RockSound. L’interview s’annonce électrique…

Ils arrivent de Londres avec l’assurance de ceux qui n’ont pas encore l’âge de douter. Matt, 17 ans, guitare en bandoulière et regard brûlant, et Issey, 19 ans, grande sœur, bassiste, voix et présence magnétique. Ensemble, ils forment The Molotovs, un duo qui joue comme si le rock venait d’être inventé hier et qu’il fallait le défendre bec et ongles. Et la France, soudain, les remarque. Il y a dix jours, ils ont retourné le plateau de Quotidien avec une énergie brute qui a laissé tout le monde interdit. Cette semaine, ils enchaînent avec Taratata, un passage rarissime pour un groupe aussi jeune, encore affamé. On ne décroche pas Taratata à 17 et 19 ans par hasard.
Leur histoire ressemble à un film qu’on aurait déjà envie de revoir. Formés en 2020, en plein confinement, ils ont commencé là où les salles étaient encore ouvertes : dans la rue. Camden, Oxford Street, les parcs, les trottoirs, les devantures fermées… Ils ont appris à jouer devant des inconnus pressés, des touristes distraits, des passants qui s’arrêtent parce qu’ils sentent quelque chose. Cette école-là forge des réflexes, une présence, une urgence. C’est ce qui frappe quand on les voit aujourd’hui : ils jouent comme si chaque morceau était une question de survie.
Leur son porte les cicatrices et les fulgurances de leurs influences : le punk des Sex Pistols, la nervosité mod de The Jam, l’élégance des Kinks, l’insolence des Libertines, l’efficacité mélodique de Green Day. Mais ce serait trop simple de les réduire à ça. The Molotovs ont cette manière très 2020s de tout jouer plus vite, plus sec, plus frontal, comme si le rock devait redevenir un sport de contact. Leur premier album, Wasted on Youth, sorti récemment, condense cette urgence adolescente dans une série de titres courts, nerveux, irrésistibles. On y retrouve leurs morceaux phares — “More More More”, “Hollow”, “Staring at the Sun” — des brûlots qui ont déjà trouvé leur place dans les playlists rock britanniques et qui commencent à tourner sérieusement en France.
Et puis il y a leur style. Impossible de parler des Molotovs sans évoquer cette allure mod rétro, impeccablement maîtrisée, qui semble sortie d’une photo de Carnaby Street en 1966. Vestes cintrées, polos Fred Perry, boots pointues, franges impeccables, silhouettes affûtées : rien n’est laissé au hasard, mais rien ne sonne fabriqué.
Leur look est le prolongement naturel de leur musique — rétro, rock, affirmé, sans concession. Chez eux, l’esthétique n’est pas un costume : c’est un langage. Une manière de dire que le rock n’est pas seulement un son, mais une attitude, une façon d’occuper l’espace, de marcher, de jouer, de regarder le public droit dans les yeux. Ils ont l’âge de la fougue, mais déjà la précision des groupes qui savent exactement qui ils sont.
Sur scène, ils sont irrésistibles. Ils ont déjà dépassé les 500 concerts, un chiffre délirant pour leur âge, et ont ouvert pour Blondie, Iggy Pop, The Libertines, The Damned, jusqu’à accompagner les Sex Pistols au Royal Albert Hall.
À chaque fois, la même réaction : comment un groupe aussi jeune peut-il jouer avec autant de maîtrise et de rage contenue ? La réponse est simple : ils n’ont jamais appris autrement. Leur rock n’est pas un exercice de style, c’est un réflexe vital.
Et 2026 s’annonce comme l’année où tout s’accélère. Leur tournée actuelle ressemble à un marathon électrique : États-Unis, Royaume-Uni, Espagne, Allemagne, Italie, Suisse, Canada, et bien sûr la France, où ils passeront par Penmarch, Beaulieu-sur-Mer, Rouen, Paris (La Machine du Moulin Rouge), Marseille, Lyon, Nantes et d’autres dates à venir cet automne . Une présence massive, presque insolente, qui confirme que le public français les attend déjà de pied ferme.
C’est précisément pour ça qu’on avait envie de les rencontrer. Parce qu’il y a dans The Molotovs une promesse : celle d’un rock jeune, nerveux, incandescent, qui ne demande qu’à exploser. Parce qu’ils incarnent cette génération qui n’attend pas qu’on lui donne la permission de faire du bruit. Parce qu’ils arrivent au moment où la scène française avait besoin d’un électrochoc.
L’interview arrive très bientôt sur RockSound. Et croyez-nous : vous allez vouloir être là quand l’étincelle deviendra incendie.

The Molotovs, un groupe à suivre sur Instagram : @themolotovs





