Airbourne : « Jouer du rock’n’roll, partout, tout le temps. »

par | 24 Sep 2026 | Interviews

Temps de lecture : 16 min

Au V and B Fest, Joel et Ryan O’Keeffe déroulent leurs souvenirs de gamins obsédés par AC/DC, leurs VHS martyrisées, les débuts dans un cabanon bricolé et les concerts où tout casse… sauf leur mission : jouer du rock’n’roll, partout, tout le temps. Même au milieu d’une foule déchaînée juché sur les épaules d’un colosse. Une interview brute, drôle et électrique, comme un solo de guitare sur une table prête à céder, ou un lancer de bières depuis la scène. Très rock. Très fun. Très Airbourne.

 

DSC 1950 scaled

Airbourne – Photo @Sarah Cross

 

Jour 3 au VandB Fest. Airbourne enflamme la scène Château et déclenche un circle pit d’anthologie dans la foule qui se transforme en tornade de sable flottante. On n’y voit plus, on ne respire plus. Joel O’Keefe court partout avec sa guitare, saute comme un diable devant les murs d’amplis, dans une débauche d’énergie. Il jette des bières dans le public, prend des bains de foule et se régale visiblement de l’accueil du public du VandB, massé en grand nombre devant la scène. On les aime pour ça Airbourne : ils font le show, ils se donnent à fond à chaque fois qu’on les voit. Transpiration et gros riffs. Sourires et bières renversées. Une heure à peine après le set, Joel et Ryan O’Keffe arrivent en interview, à peine sortis de la douche, une serviette encore autour du cou. Heureux, souriants et ravis d’être là. Moi je suis encore couverte de sable. Joel me reconnait : « Hey mais je suis passé juste à côté de toi tout à l’heure dans le sable qui volait ». On rigole. Je sens que ça va être une bonne interview !

 

Une enfance très Rock

Caro On fait une interview “première fois”, si ça vous va ? Si on remonte dans le temps : quelle est la première musique qui vous a marqué quand vous étiez enfants ? C’était déjà quelque chose de rock et électrique ?

Joel O’Keeffe Oui, eh bien la première pour moi, c’était un groupe qui s’appelait Atlanta Rhythm Section, ARS, et c’était Boogie Schmoogie. C’était une version live. Et ensuite, ça a été AC/DC.

Ryan O’Keeffe Je me souviens écouter les mêmes chansons dans la chambre de Joel.

Joel O’Keeffe On avait des lits superposés. Et puis Ryan a trouvé Judas Priest, et moi j’ai trouvé encore plus d’AC/DC, Black Sabbath, puis Maiden. Beaucoup de choses sont arrivées d’un coup.

Caro Il y avait beaucoup de musique chez vous ?

Joel O’Keeffe Oh oui. Il y avait beaucoup plus de musique que de maths.

Caro Et le premier album dont vous vous souvenez l’avoir écouté en boucle, encore et encore ?

Joel O’Keeffe AC/DC, The Razors Edge. Je l’avais en boucle, je l’avais à l’école, et je l’écoutais encore et encore. Je peux probablement te dire le tracklisting juste en entendant un morceau.

Ryan O’Keeffe Et aussi Warrant, Cherry Pie. Celui-là était en boucle. Warrant.

Caro Et vos premiers héros musicaux ? Peut-être ceux que vous aviez en poster sur vos murs ?

Joel O’Keeffe Je n’avais pas vraiment de posters. On était surtout dans l’écoute. Mais j’aimais Keith Richards, Angus Young et Malcolm Young. C’était ça. Et Jimi Hendrix. J’ai toujours été fan de Nicko McBrain, Bruce Dickinson, Rob Halford.

Caro Vous essayiez de les imiter devant le miroir ?

Joel O’Keeffe Oui, j’essayais de faire Freddie Mercury devant le miroir. J’essayais de faire Keith Richards aussi. Il fait ce truc avec sa main droite sur la guitare. Toujours en train d’imiter Angus, c’est sûr. Et Brian Johnson avec la casquette, tu vois, en faisant ça. Et Bon Scott, tu sais, avec les putains de jeans serrés. Oui, toujours. C’est fun quand tu grandis, que t’es gamin et que tu sautes partout dans le salon.

Caro Déjà ? Tu étais déjà un “jumper” ?

Joel O’Keeffe Quoi ?

Caro Tu étais déjà un jumper. Quelqu’un saute partout avec sa guitare ?

Joel O’Keeffe Oui, je sautais déjà. Le saut a toujours fait partie de moi ahaha !

Caro Et la première fois que vous avez réalisé que vous vouliez faire de la musique ?

Ryan O’Keeffe Je pense que c’était quand on avait 11 ans. Oui, quand on était petits. Et ensuite, à partir de là, ça a toujours été la mission. On a commencé à jouer quand j’avais environ huit ans, six ou sept ou huit. On avait huit. On ne savait pas ce que c’était.

Joel O’Keeffe Il n’y avait pas internet pour vraiment regarder ce qu’était la musique. Impossible de la voir. On pouvait seulement l’entendre. Mais ensuite, on devait enregistrer le matin. Il y avait une émission du matin qui s’appelait Rage. Rage, sur VHS. Donc on ne pouvait pas choisir. Et puis tu voyais You Could Be Mine arriver, de Guns N’ Roses.

Ryan O’Keeffe C’était incroyable.

Joel O’Keeffe Et tu faisais comme ça, tu enregistrais aussi vite que possible. Enter Sandman de Metallica, ce morceau avec la façon dont le clip était filmé… c’était hanté pour un enfant, mais d’une manière cool. Quand le camion traverse le mur ou peu importe ce qui se passe, et ils entrent dans Sandman. Le Sandman faisait peur, tu vois. Et c’était la musique qu’on écoutait en grandissant. C’était vraiment spécial. Donc oui, on voulait juste comprendre comment faire ce son.

 

Airbourne au Zénith de Paris

 

Caro Et il y a eu une révélation rock à un moment ? Peut-être quand vous avez vu quelqu’un sur scène et que vous vous êtes dit : OK, je veux faire ça.

Joel O’Keeffe Je pense que c’était le clip de Thunderstruck. Oui. Celui-là. Et encore une fois, avant l’école, on allumait Rage et on regardait ces clips. Le jour où on a enregistré Thunderstruck sur VHS pour la première fois, on l’a regardé encore et encore. Tellement de fois qu’on a cassé la bande. On a dû le réenregistrer quand ils l’ont repassé. Mais c’est là qu’on a su que c’était ça. Et ensuite, on n’a fait que parler de comment aller en Europe, en Amérique, et faire ce qu’on aime. C’est marrant, parce qu’on jouait The Razors Edge d’AC/DC et Thunderstruck encore et encore. Sur la même VHS, le morceau suivant c’était Unskinny Bop de Poison, puis Cherry Pie. On n’a jamais pris la voie du spandex. On n’a jamais pris la voie du strip de L.A. On est restés dans la voie du rock australien, ce qui est bien, parce qu’on aurait pu finir en spandex complet. Ça aurait pu être… intéressant.

Caro Je ne vous imagine pas en spandex ahah !

Joel O’Keeffe Ça ne marche pas vraiment, hein ? Ahah !

Caro Et la première fois que vous avez pensé à faire un groupe, c’était déjà ensemble ?

Joel O’Keeffe Oui, on a juste commencé à jammer dans un endroit appelé The Cabin, une pièce sur le côté de la maison que notre père, ses frères et ses potes motards avaient construite. On jouait là-dedans. Ryan avait sa batterie, moi mon ampli. On faisait juste du bruit et du rock’n’roll. On avait une petite cassette et on enregistrait tout ce qu’on faisait. On était obsédés, toute la journée, à faire ce bruit. Les voisins se plaignaient et envoyaient la police. Les flics venaient : “Vous devez baisser le son.” On était juste des gamins qui faisaient du rock’n’roll. Rien n’a vraiment changé, en fait.

Caro Et à l’époque, vous pensiez que c’était un rêve ou déjà : OK, on veut faire ça ?

Joel O’Keeffe Ce n’était pas un rêve. C’était ce que Ryan a dit : une mission. On était en mission. Une croisade, une campagne. On n’a jamais regardé en arrière. Quand on est allés à Melbourne après que j’ai fini l’école à 18 ans, c’était simple : ne pas prendre de jobs, prendre des concerts. On a travaillé très dur. Et finalement, Capitol (Records) est venu.

Caro Il n’y avait pas de plan B. C’était la musique.

Joel O’Keeffe Non. On ne s’est jamais dit : “Et si ça ne marche pas ?” C’était juste : on doit le faire. On doit jouer du rock’n’roll.

Caro : Oui, vous étiez engagés.

Ryan O’Keeffe On voulait faire du rock’n’roll. Et c’est devenu ça. C’est toujours la même chose. Cette mission.

 

DSC 2953 scaled

Ryan et Joel O’Keefe – Photo @Sarah Cross

 

Premières répèts, premiers concerts

Caro Et la première répétition en tant qu’Airbourne, c’était le chaos ou la chimie ?

Joel O’Keeffe C’était Ryan qui me disait que j’étais hors tempo, en gros.

Ryan O’Keeffe Oui, mais ensuite, je ne me souviens pas du premier jour où je l’ai fait, mais j’étais très passionné par le fait d’être dans le tempo. J’aime être le gardien du temps. Pas seulement être dans le tempo sur scène, mais aussi dire à tout le monde si on va dépasser le temps. Et puis, au fil du temps, des trous ont commencé à apparaître sur le côté du mur, à côté de la batterie, parce que chaque fois que je faisais une erreur, je jetais ma baguette et je la plantais dans le mur, ce qui était vraiment bizarre. C’est une attitude très psychotique venant d’un petit enfant. Oui, je sais, c’est un peu bizarre. Mais bref, on était tous très passionnés par notre art.

Caro Et le premier concert, est-ce qu’il s’est bien passé ?

Joel O’Keeffe C’était le Battle of the Bands ou c’était deux jours avant ?

Ryan O’Keeffe C’était peut-être le Battle of the Bands. Le premier Battle of the Bands où on est arrivés derniers.

Joel O’Keeffe Oui. Et ensuite, on a joué She’s the One. On avait une chanson qui s’appelait She’s the One. Ensuite Thinking About You, et puis on a joué une reprise de Proud Mary. Mais on l’a faite plus comme Livewire d’AC/DC, parce que les accords étaient les mêmes, juste dans une tonalité différente. Donc on l’a jouée en La, qui est la tonalité de Proud Mary. Mais on a fait l’intro de Livewire, qui est en Si, mais on l’a remise en La. Et quand on a fait ça au Battle of the Bands suivant, on a gagné. On a dû revenir et concourir encore. On a gagné ce putain de truc. On n’était pas du tout le meilleur groupe techniquement, mais on faisait le show.

À un moment j’ai fait un solo. Je suis monté sur une table et elle a cassé. Et le gars du festival était en train de péter un câble et de hurler, disant : “Tu ne fais pas ça, t’es malade ?…” Et Ryan était là en train de gueuler : “C’est du putain de rock’n’roll, mec !” On emmenait le show dans le public, “va te faire foutre”. Tu vois, et c’est toujours pareil maintenant. Encore une fois, rien n’a changé. On sort et on joue dans le public ou peu importe ce qu’on fait. C’est juste la même chose qu’on fait. Juste à une échelle plus grande.

Hellfest 2025 : au coeur du brasier, une orgie de décibels

 

Première tournée

Caro Et la première fois que vous êtes partis en tournée, loin de chez vous, est-ce que vous étiez impressionnés par la réception du public ?

Joel O’Keeffe La France nous a toujours super bien accueillis depuis le début… Je me souviens qu’on a fait une petite tournée au Royaume-Uni et une en Allemagne. Ensuite, on est allés en Amérique pendant quatre mois dans un van. Puis on est revenus en Europe. Ça, c’était juste avant la première fois où on a joué en France. Mais je crois qu’on était en Suède à ce moment-là, en première partie de Status Quo. Et je n’oublierai jamais le premier jour où on a vu le bus descendre l’allée, en arrivant. Et notre tour manager, Mark Stickland, qui est toujours avec nous, qui va bientôt faire son 1000ᵉ concert. 1000 concerts. 1000 concerts dans le van.

Ryan O’Keeffe Il n’y avait pas de pandémie, c’était le bon temps. C’était comme être devant un bateau pirate. Et Mark descendait de là, tu vois, comme sur le mât d’un bateau.

Joel O’Keeffe Il était sur le siège avant, et il descendait oui, le voir descendre de cet énorme bus c’est une image qui reste gravée. Ce bus est arrivé. Je n’oublierai jamais l’odeur du bus. En fait, c’était une Kronbacher. Je me souviens boire dans le lounge avant pour la première fois. C’était vraiment viscéral et surréaliste. Un tour bus, pour nous. On n’a plus jamais voulu perdre ce privilège-là ensuite. On s’est toujours démenés pour rester à ce niveau.

Ryan O’Keeffe Exactement. Parce que tu ne veux pas les perdre.

Caro : Et concernant les premières catastrophes sur scène, parce qu’il y en a toujours… quelque chose qui a mal tourné et qui est devenu un peu légendaire pour vous ?

Joel O’Keeffe Je ne sais pas. Ça tourne mal tout le temps. Mais on a une équipe de road très, très professionnelle.

Ryan O’Keeffe Oui. Si quelque chose tourne vraiment mal, une peau de grosse caisse peut éclater. Donc la batterie devient injouable. Je dois faire quelque chose, mais les gars la remplacent.

Joel O’Keeffe Tu as déjà eu une grosse caisse cassée.

Ryan O’Keeffe Les amplis sont tombés en panne.

Joel O’Keeffe Les amplis sont vraiment tombés en panne. Tout le mur d’amplis est tombé en panne. C’était à Rock am Ring, devant énormément de gens. Ce genre de trucs arrive tout le temps parce que tout est réel. Tout fonctionne. Mais tu gères l’électricité et les éléments du matériel de tournée, et parfois les Marshall ne se réveillent pas de bonne humeur. Ils deviennent putain de chiants. Et puis ils explosent. Tu vois ce qui arrive. Et on doit juste continuer. Continuer à rocker. Peu importe quoi. Donc oui, il arrive beaucoup de trucs qui tournent mal là-bas, mais ça rend chaque concert unique.

 

Bêtes de scène et bains de foule

Caro :  Et vous avez ce truc sur scène, avec la bière. La première fois que tu as explosé une bière sur ta tête, c’était spontané ? Qu’est-ce qui t’es passé par la tête, à part la bière ?

Joel O’Keeffe Ahaha !Je ne sais pas. Je l’ai juste fait un jour. Honnêtement, ça semblait une bonne idée sur le moment. C’est resté. C’est fun. Je vois des gens le faire. Je les vois se blesser aussi parfois alors j’essaye de leur montrer la bonne méthode. Certaines personnes essaient de le faire avec une bouteille. Je leur dis : ne fais pas ça avec une bouteille. Ça peut causer des dégâts.

Caro : Parce que maintenant c’est comme un rituel : la bière, grimper sur les épaules de ton grand gars, jeter des bières dans le public depuis la scène… Vous vous êtes dit : OK, on va faire ça maintenant, c’est une partie du show ?

Joel O’Keeffe Oui. On se demande toujours comment amener le show plus près du public. Comment se rapprocher d’eux. Donc c’est juste une manière de le faire. Et être au milieu de la foule, exploser une bière sur ta tête… c’est très fun. Il y a beaucoup d’endroits où tu ferais ça en public et tu te ferais arrêter. Mais quand tu as une guitare, ça va.

Caro : Tu as les cheveux très doux ? Parce que ma grand-mère me disait quand j’étais enfant : “Tu dois mettre de la bière sur tes cheveux pour qu’ils soient doux et brillants.” Ça marche sur toi ?

Joel O’Keeffe Ahahaha ! Oui, probablement, oui. Les Français, vous savez, vous vous y connaissez en soins capillaires.

Caro : Je pense qu’on arrive à la fin de l’interview. La première fois que vous êtes venus ici au V and B, qu’avez-vous pensé de cet endroit ?

Joel O’Keeffe C’est un magnifique oasis musical. Et tout le monde, quand tu marches ici, chaque personne te regarde dans les yeux et te sourit, c’est vraiment agréable. Je marchais, j’étais très fatigué, j’avais la tête baissée, et j’ai levé les yeux : il y avait un gars qui regardait la scène. Il m’a souri : “Hey mate.” Tout le monde est de super bonne humeur. Il y a une super vibe ici. Et tellement d’efforts, tellement de travail dans toutes les lumières et toute la créativité. C’est vraiment un endroit magique. Un festival très cool. On joue énormément de festivals mais celui-ci est dans notre cœur. Je ne l’oublierai jamais. On a hâte de revenir. Ce sera très fun. Et on adore tous les bars qu’ils ont construits, cette cette immense rue… c’est tellement grand. Tout le reste du monde peut être en guerre, en colère, ou peu importe ce qui se passe, mais tu viens au V and B et tu es dans un univers musical magique. C’est génial.

Caro : Oui, c’est drôle parce qu’il y a tellement de genres différents, tellement de types de personnes. C’est un festival où tout le monde se retrouve et se croise : jeunes, moins jeunes, des jeunes depuis très longtemps, des familles. Certains viennent pour le rap ou la pop, d’autres pour le rock. Et tout le monde est là : “Hey, salut.”

Joel O’Keeffe Et le truc cool, c’est qu’on voit comment vit l’autre moitié. On ne voit jamais comment vivent les artistes hip-hop, tu vois, et leurs publics. Et les rockeurs ne voient pas comment nous sommes normalement. Donc on se rencontre tous : “Oh, hey, comment ça va ?” C’est vraiment cool. On ne fait pas ça souvent.

Caro Et pour les gens qui ne vous connaissaient pas et vous ont vus ce soir pour la première fois, qu’espérez-vous qu’ils retiennent de votre show ?

Joel O’Keeffe J’espère qu’ils se sont beaucoup amusés. J’espère qu’ils ont donné beaucoup de fun. C’est tout ce qu’on a toujours voulu. On veut juste donner aux gens un bon moment. On joue du rock’n’roll, mais au final, on se lève chaque jour parce qu’on veut… C’est comme quand un comédien fait rire quelqu’un et que cette personne a un frisson. Si on peut donner aux gens un bon moment, ça nous donne un frisson.

Caro : En France, on a ce qu’on appelle “le mot de la fin”. Le mot de la fin de cette interview, quelque chose que vous voudriez dire à nos lecteurs de Rock Sound : ce serait quoi ?

Joel O’Keeffe Vive la France, rock’n’roll. On se reverra.

Caro : Merci beaucoup. C’est parfait. À bientôt les gars, j’espère ! C’était un plaisir de papoter avec vous !

Joel O’Keeffe Merci à toi et à RockSound, c’était vraiment sympa ! On remet ça quand on revient !

DSC 3073 scaled

Best time with Airbourne !

 

Une interview pleine de sable, de rock et de rigolade, dans la salle de conférence du VandB Fest avec Caro au micro et Sarah Cross à la photo !

@airbourne sur Instagram