5/5 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ – Avec Empty Hands, Poppy signe son septième album et confirme sa force et son audace. Métal, pop, hardcore, EDM : chaque titre surprend, frappe et se propage, révélant une artiste capable de capturer tous les genres et de les transformer en un monument sonore qui nous secoue et nous retient en haleine.

Poppy – Empty Hands
Un monument. Voilà à quoi ressemble Empty Hands, le nouvel album de Poppy, qui sort le 23 janvier, via Sumerian Records. Monumental dans sa construction, dans sa puissance, dans son audace. À peine a-t-on fini un titre qu’on a envie d’y retourner, de comprendre ce qu’on vient de se prendre en pleine tronche, d’analyser comment ce bâtiment sonore s’érige, brique par brique, crescendo par crescendo. Et puis on se laisse happer par l’immédiateté du morceau suivant, emporté par la force brute et la fluidité de cette architecture sonore qui semble se propager dans toutes les directions, nous enveloppant comme une onde invisible mais irrésistible.
Avec ce septième album, Poppy cristallise une fois de plus son identité de véritable visionnaire, totalement insensible aux frontières de genre. Elle opère comme un radar, captant tout autour d’elle – les influences, les textures, les émotions, et même nous, auditeurs, avec une précision qui frôle l’inhumain.
Des éléments industriels au metal en passant par des refrains pop surpuissants et des passages presque surréalistes, elle assemble tout avec une justesse chirurgicale, et sa voix, singulière et mécanique, agit comme un fil invisible qui relie chaque angle de l’édifice. Après une année 2025 couronnée de succès – la collaboration Suffocate avec Knocked Loose nommée aux Grammy Awards, et sa place historique en 2021 comme première femme solo nominée dans cette catégorie pour BLOODMONEY – Poppy aborde 2026 avec un momentum de haut vol, mais surtout avec cette capacité rare à transformer l’ampleur en subtilité.

L’album est un kaléidoscope de styles et de forces. Le djent halluciné de “Public Domain” nous propulse, les refrains cathédrales à la Evanescence de “Guardian” nous soulèvent, le hardcore survolté de “Dying To Forget” nous secoue, le grunge abrasif de “Eat The Hate” nous lacère, et le death technique de “Empty Hands”, titre éponyme de l’album, nous cloue au sol avant de nous redresser.
Chaque morceau est une façade unique, chaque détail un ciment qui tient l’ensemble, et pourtant tout semble respirer, se propager. Ribs, synthpop teintée d’EDM, nous rappelle que Poppy n’a aucune limite et que cet album est un labyrinthe de surprises : jamais gratuit, toujours réfléchi, et pourtant toujours inattendu.
Le sommet de ce monument reste “If We’re Following The Light”. Ici, tout converge. Les couplets intérieurs, calmes et aériens, préparent des refrains explosifs qui touchent droit au cœur. C’est le point central de l’édifice, le cœur névralgique de l’album, son point culminant. La nef qui soutient l’ensemble, technique et poétique à la fois, où chaque détail compte, où chaque choix de structure détermine la puissance de l’expérience.
Alors oui, Poppy mérite qu’on la regarde autrement que par les étiquettes faciles. La “Billie Eilish du métal” ? Certes, mais elle aussi possède cette force unique : la capacité de transformer l’éclectisme en cohérence, le bruit en monument, et la virtuosité en émotion brute.
Poppy capte tout, elle embrasse l’instant, le monde et ses contradictions, et transforme le chaos sonore en monument émotionnel. Empty Hands ne se contente pas de faire date : il s’impose comme un repère, une cathédrale moderne pour tous ceux qui aiment la musique qui secoue, qui surprend et qui reste.
Un monument, on vous dit. Et quand on en sort, on se surprend à déjà vouloir y retourner, comme un spectateur qui comprend que chaque angle, chaque colonne, chaque mur de cette cathédrale sonore recèle encore des secrets à découvrir.
Genre : Surrealist Hyper-Metal
Tracklist :
1 – Public Domain 4:00
2 – Bruised Sky 3:40
3 – Guardian 3:14
4 – Constantly Nowhere 0:28
5 – Unravel 2:55
6 – Dying To Forget 3:33
7 – Time Will Tell 3:27
8 – Eat The Hate 1:50
9 – The Wait 3:46
10 – If We’re Following The Light 4:06
11 – Blink 0:44
12 – Ribs 3:39
13 – Empty Hands 3:09
Facebook : Poppy
Instagram : impoppy
Youtube : ThatPoppy






