5/5 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Mais pourquoi on ne se lasse pas de The Hives ? La plupart des groupes finissent par lasser. On les voit revenir, vieillis, engoncés dans leur propre caricature, recyclant les riffs comme on ressort un vieux jean troué. Mais pas The Hives. Putain non. Eux, après trente ans de chaos contrôlé, d’uniformes en noir et blanc et de riffs garage-punk taillés à la machette, ils débarquent en 2025 comme si c’était leur premier album. Brutal, arrogant, jouissif. Un défibrillateur branché sur l’ennui.

Forever The Hives
On pourrait croire qu’après The Death of Randy Fitzsimmons (2023), leur comeback en fanfare après onze ans de silence, les Suédois allaient lever le pied, se contenter d’une tournée nostalgique, lever des pintes et capitaliser sur leur image de vieux punks de luxe. Mais non. Les mecs se ramènent deux ans plus tard avec The Hives Forever Forever The Hives et Pelle Almqvist gueule encore “Everyone’s a little fucking bitch” comme si c’était la seule phrase qui méritait d’être hurlée en 2025. Et, merde, il a raison.
Le secret ? Ils jouent encore comme s’ils avaient faim
La plupart des groupes de leur génération jouent avec la lourdeur d’un steak trop cuit. Les Hives, eux, gardent l’énergie d’un groupe qui sait que chaque concert peut être le dernier. Pas de compromis, pas de demi-mesure. Chaque morceau est pensé comme un single. Pelle le dit lui-même : “12 singles, rien d’autre.” Résultat : tu prends le disque comme une série d’uppercuts, pas comme une balade digestive.

The Hives Forever Forever the Hives
Des alliés qui sentent la poudre
Mike D des Beastie Boys et Josh Homme de Queens Of The Stone Age se sont glissés dans l’ombre du projet. Pas pour polir, pas pour calmer le jeu. Non : pour donner plus de nerf, plus de crasse, plus de poids. Mike D a ramené cette façon Beastie Boys de faire sonner la sueur. Josh Homme, lui, a joué le conseiller de l’ombre, la voix grave qui te dit “plus sale, plus sec, plus dangereux”. Résultat : un album qui sonne raw as fuck mais calibré pour des arènes pleines à craquer.
Le style, toujours
Un groupe qui joue aussi bien la comédie que la musique. Capes, couronnes, arrogance royale, humour ravageur… The Hives ne sont pas juste un groupe de rock : ils sont un spectacle permanent. On ne se lasse pas parce qu’ils savent qu’un bon riff ne suffit pas. Il faut de l’attitude. Du panache. Du foutage de gueule assumé. Des costumes, des provocations, des punchlines. Bref, une mise en scène totale.
Alors pourquoi on ne se lasse pas ?
Parce qu’ils ne nous laissent pas le temps. Parce qu’ils osent encore sortir des hymnes garage après trois décennies sans avoir l’air de vieux cons. Parce qu’ils ne trichent pas. Parce que leur arrogance n’est jamais cynique. Parce que The Hives, c’est l’idée même du rock’n’roll : une déflagration brève, sale impossible à oublier.
Cet album, contrairement à tes plans foireux à 5h du mat, ne déçoit pas, lui. C’est du pur The Hives : insolents, classes et rugueux, débarrassés du besoin de prouver quoi que ce soit. Résultat : une perle qui flingue la prétention et rappelle que The Hives sont les rois, et le resteront.
Et si tu t’en lasses un jour, Il y a des chances que tu sois décédé…

The Hives Forever Forever The Hives
No. | Title | Length |
---|---|---|
1. | « (Introduction) » | 0:28 |
2. | « Enough Is Enough » | 2:46 |
3. | « Hooray Hooray Hooray » | 2:32 |
4. | « Bad Call » | 3:31 |
5. | « Paint a Picture » | 2:48 |
6. | « O.C.D.O.D. » | 1:44 |
7. | « Legalize Living » | 3:24 |
8. | « (Interlude) » | 1:16 |
9. | « Roll Out the Red Carpet » | 2:19 |
10. | « Born a Rebel » | 3:03 |
11. | « They Can’t Hear the Music » | 2:41 |
12. | « Path of Most Resistance » | 3:22 |
13. | « The Hives Forever Forever the Hives » | 3:03 |
Total length: | 32:57 |