Oasis Stade De France 2026

Rentrée 2026 : les 5 films et docus à ne pas rater

par | 25 Août 2026 | À la Une, Films / Séries

Temps de lecture : 6 min

Range ton attirail de rentrée, on annule tout pour te plonger dans l’Histoire avec un grand H. Un batteur qui a frôlé la mort, un groupe punk qui explose en pleine tournée d’adieu et un autre qui renaît de ses cendres, des gamins en road trip ou des frères qui se reparlent après vingt ans de guerre froide : cette année, le rock a décidé de squatter le cinéma et les plateformes avec une violence qu’aucun disque n’aurait pu contenir. On te file cinq films et docus de cette rentrée 2026 à ne surtout pas rater, canapé ou salle obscure au choix.

Travis Barker louder than fear

Travis Barker – Louder Than Fear

Un môme qui grandit avec le rythme dans le sang, une mère aimante le poussant à se dépasser derrière une batterie et qui disparaît trop tôt, c’est dans cette rage-là que le punk a trouvé où se loger chez Travis Barker, et qui l’a tenu debout. La légende raconte qu’il a remplacé le batteur de Blink-182 au pied levé, la suite on ne la connaît que trop bien : des millions d’albums vendus, des tournées mondiales à n’en plus finir, l’épuisement et les addictions qui vont avec. Fondateur de la célèbre marque de streetwear Famous Stars and Straps et de son propre label DTA Records, producteur… on peine à trouver un recoin du rap ou du pop-punk où ce mec-là n’a pas posé ses baguettes, toujours prêt à tendre la main à des collaborations artistiques. Hypercréatif, adoré de ses pairs et sans doute l’un des meilleurs batteurs de sa génération, on est plus qu’enchantés d’avoir enfin un doc qui raconte son incroyable parcours. Louder Than Fear creuse son narratif autour du crash d’avion de 2008 dont il a été victime et brûlé sur 65 % du corps, du deuil de ceux qu’il n’a pas pu sauver, et de treize ans sans remonter dans un cockpit. On y découvre comment la peur s’est transmise à ses enfants avant que Kourtney Kardashian ne l’aide, à sa façon, à rompre la chaîne. Un documentaire filmé pendant presque 10 ans à regarder d’urgence, mouchoirs à portée de main.

Disponible depuis le 13 août sur Disney+ et Hulu.

 

 

Nimrods – A Green Day Comedy

Oubliez la reconstitution sage et chronologique de la naissance du groupe dans les clubs punk de Berkeley : Green Day a préféré une autre route, littéralement. Nimrods suit trois lycéens persuadés d’avoir décroché la première partie du groupe à Los Angeles pour le Nouvel An, alors qu’il ne s’agit que d’un canular monté par un grand frère un peu trop joueur. Direction Los Angeles depuis le Kansas, en voiture volée et sans en informer personne : onze jours de galères, de pannes et de rencontres improbables, façon Blues Brothers période pop-punk. Le trio n’a rien inventé pour l’occasion, l’histoire s’inspire directement de leurs propres jeunes années sur les routes, gamins sans un sou avant même l’explosion de Dookie. Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt et Tré Cool ont nourri le scénariste-réalisateur Lee Kirk d’anecdotes aussi vraies que délirantes tirées de cette époque, et le groupe apparaît même dans le film, dans son propre rôle. Un titre piqué à leur album de 1997, comme un dernier pied de nez avant d’aller faire les fous sur grand écran. Un road trip qui donne l’envie irrésistible de foutre le camp en van et de planter définitivement le metro-boulot-dodo dès le générique.

Diffusion exclusive programmée sur seulement deux dates les 4 et 7 septembre via UGC et CGR.

 

 

NOFX – 40 Years of Fuckin’ Up

Quatre gamins de la Bay Area, bourrés du matin au soir, incapables d’aligner trois accords propres à leurs débuts, et pourtant devenus l’un des groupes indépendants les plus florissants de l’histoire du punk, sans jamais signer une seule ligne chez une major. 40 Years of Fuckin’ Up retrace ce chaos de l’intérieur, entre les archives inédites de quatre décennies de tournées, les excès de Fat Mike, la sobriété conquise de haute lutte par Smelly, et les dernières images du groupe réuni ensemble à l’écran avant que les tensions ne prennent le dessus. On y croise aussi une brochette de figures punk venues témoigner de leur affection pour la bande, preuve que même dans le bordel, NOFX a toujours su rassembler. Réalisé par James Buddy Day, produit par Fat Mike lui-même, le film pose une question simple derrière l’humour et la provoc’ : comment un groupe pareil a-t-il survécu quarante ans sans partir en fumée ? Le genre de pépite qui se mate avec ses potes, et sans trop réfléchir à la date parce qu’une unique séance par ville est prévue pour l’instant, alors rameutez la bande et foncez avant qu’il ne reste plus de places.

Distribué en France par Around The Waves – premières exclusives en salles dès le 7 septembre.

Poster NOFX 40 YEARS OF FUCKINUP

Oasis – Don’t Look Back in Anger

Seize ans de silence, de vannes assassines dans la presse et d’espoirs déçus à chaque rumeur de retour : et puis un jour de 2025, Liam et Noel Gallagher remontent sur la même scène. Don’t Look Back in Anger ne se contente pas de filmer les concerts d’une tournée entrée directement dans l’histoire du rock britannique, avec plus de deux millions de spectateurs sur trois continents. Le film s’installe surtout là où personne n’avait jamais pu poser une caméra jusqu’ici : dans les loges, pendant les balances, au cœur des retrouvailles entre deux frères qui ne s’étaient plus vraiment parlé depuis la fin d’Oasis en 2009. Se retrouver face caméra, sans concert entre eux pour faire écran, c’est une grande première depuis plus de vingt ans pour les deux frères. Réalisé par Dylan Southern et Will Lovelace, déjà responsables du très bon Meet Me in the Bathroom, le documentaire capte ce moment rare où un groupe redevient, le temps d’une tournée, plus grand que ses propres egos. Pour tous ceux qui n’ont pas eu leur sésame à 300 balles la place : de quoi se consoler, et une bonne excuse pour appeler ce frère qu’on ne saque plus depuis des années.

Sortie limitée en salles les 9 et 11 septembre, avant une arrivée sur Disney+.

 

Linkin Park – Unshatter

Sept ans de silence après la mort de Chester Bennington, sept ans où personne ne savait si Linkin Park existait encore vraiment. Unshatter ne raconte pas un retour déjà emballé et vendu comme une victoire assurée : le film remonte aux origines de cette reconstruction, jusqu’aux premières sessions studio de 2022, tournées avant même que le groupe sache où elles allaient les mener. Réalisé par Joe Hahn, DJ du groupe qui a lui-même tenu la caméra pendant ces années d’incertitude, le documentaire assume de ne pas connaître la fin de l’histoire au moment de filmer : les doutes, les silences, l’arrivée d’Emily Armstrong et Colin Brittain, jusqu’à cette date à São Paulo qui a officiellement ouvert un nouveau chapitre. On y retrouve Mike Shinoda, Dave Farrell et Brad Delson, une amitié qui a tenu bon malgré tout. Pas un hommage figé dans le deuil, mais le témoignage sans filtre d’un groupe qui a dû réapprendre à exister sans son chanteur, sans savoir si quiconque suivrait encore. Le genre de film à voir avec ceux qui ont grandi avec In the End en boucle et ne craignent pas de faire couler la larmichette, mais surtout pour se rappeler que certaines histoires méritent d’être reconstruites.

Séance unique en salles le 1er octobre.