Après avoir manqué Dogstar lors de son passage parisien à la Cigale en 2024, je tenais enfin ma revanche ce 17 juin à l’Olympia. L’occasion de découvrir sur scène un groupe dont la notoriété aux U.S dépasse largement le simple nom de son bassiste : Keanu Reeves.

Keanu Reeves, bassiste de Dogstar
En première partie, ce sont les Anglais de James and the Cold Gun qui se chargent de chauffer la salle. Et ils y arrivent fort bien. Nous ne verrons que la fin du show, mais, nous serons conquis par leur présence sur scène et leur attitude rock ‘n roll, fougueuse et ostentatoire sans trop en faire. À suivre donc
Et voilà les Dogstar qui prennent place sur une scène dépouillée. Pas de fioritures. Ils sont là pour délivrer leur rock made in 90’s. Depuis sa reformation en 2023, le trio revendique son héritage de la scène rock alternative américaine de l’époque. Leur empreinte n’est sans doute pas celle d’un groupe qui a révolutionné le rock, mais celle d’une formation sincère pour qui le “jouer ensemble” est une fin en soi.

Dogstar à l’Olympia

Dogstar à l’Olympia

Dogstar à l’Olympia
Avec “What is” et” Marmalade”, Dogstar distille son rock US simple et direct, aux refrains mélodiques. “Shards of Rain” ou « All in Now” confirment la solidité d’un répertoire qui fonctionne admirablement sur scène.
Et Keanu Reeves ? Fidèle à sa réputation, il reste la plupart du temps en retrait. L’acteur paraît volontairement s’effacer derrière Dogstar, comme pour mettre en lumière le groupe. Physiquement très émacié, peu bavard, il laisse le frontman chanteur et guitariste Bret Domrose occuper naturellement le devant de la scène. Cela ne l’empêche pas de distiller quelques sourires et un humour discret, échangeant un regard amusé avec ses partenaires lorsqu’un titre ne démarre pas correctement ou avec le public qu’il aime taquiner comme lorsqu’il reprend l’intro de Seven Nation Army et que le public reprend avec enthousiasme.
Les morceaux s’enchaînent avec naturel pendant un peu plus d’une heure, portés par une section rythmique simple et solide, et des refrains qui trouvent facilement leur place dans une salle aux trois quart remplie. Ce 17 juin, veille du Hellfest, j’avais le sentiment de voir sur scène trois potes qui jouent ensemble par passion, avec sincérité et humilité.
[Photos et texte par François Capdeville]

Dogstar à l’Olympia

Keanu Reeves





